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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 10:49

Dans son livre "becoming the Iceman" (Devenir l'homme de glace) cet athlète néerlandais, pratiquant du tummo, nous décrit une série d'exploits de plus en plus remarquables, comme par exemple, ce marathon autour du cercle polaire, pieds nus sur la neige et vêtu d'un unique short.

 

 

Parmi les autres exploits de ce sportif de l'extrême nous notons : l'ascension du kilimandjaro vêtu d'un unique short, la tentative d'ascension de l'Everest en short et sans oxygène qu'il a du stopper à quelques encablûres du sommet pour cause de blessure au pied, le record de l'immersion dans un grand bocal rempli de glaçons pendant une heure et quarante quatre minutes.

 

La majorité des êtres humains succomberaient à ce type de tentative. Alors, pure folie que ces tentatives ou révélation des potentialités humaines ?

 

Hof affirme que n'importe qui a les capacités d'apprendre à accomplir ces exploits, mais peut être pas l'intention et la volonté. Pour appuyer le point de vue de Hof, j'ai moi même lors des expériences d'épreuves de longues distances en cyclisme (plus de 24h00), rencontrés nombre d'hommes et de femmes s'engageant dans des défis sortant de l'ordinaire. Pour autant il n'y en avait pas un, pour trouver cela extraordinaire ! 

 

Lors du Paris-Brest-Paris, plusieurs milliers de cyclistes de tous les âges s'engagent dans un effort de deux à quatre jours en minimisant les arrêts et les temps de sommeil.

 

L'intention forte qui se concrétise dans l'action de l'entraînement et le travail mental via la pratique du yoga et de la méditation, sont les deux points clefs de la réussite de Hof. Le contrôle mental sur le corps est décrit dans la description traditionnelle des siddis dit de "l'éclat flamboyant". Les recherches entreprises avec Hof par le milieu médical confirme ces formes extrêmes de contrôle psychosomatique. C'est ainsi que l'explicitent les résultats de deux recherches faites à l'Université Radboud aux Pays-Bas. 

-  quatre vingt minutes dans de l'eau glacée et aucune séquelle physique.

- innoculation d'une endotoxine qui crée une réaction inlammatoire avec fièvre, frissons et maux de tête. L'inflammation dans le corps fut mesurée à travers la concentration d'hormones de stress de son sang. Les résultats furent surprenants, en voici un résumé : Après l'administration de l'endotoxine, l'augmentation de la cortisol, hormone du stress, fut bien plus prononcé chez Hof comparativement à d'autres participants en bonne santé....Mais dans le sang de Hof, les niveaux de médiateurs de l'inflammation étaient bien plus bas. La réaction immunitaire chez Hof avait diminué de 50% par rapport au sujet sains. De plus nous n'avons pas observé le moindre symptôme appraneté à la grippe. Ces résultats sont définitivement étonnants !

 

Que retirer de ces exploits extrêmes pour tout sportif ?

De tels témoignanges, nous montrent s'il en est que nous disposons d'un potentiel phénoménal que nous sous exploitons, par peur le plus souvent et  par méconnaissance de nos potentialités. Et comme le disait si bien Nelson mandella : Notre peur la plus profonde n'est pas de ne pas être à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite. C'est notre propre lumière qui nous effraie le plus !

 

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:55

"Si vous êtes heureux, vous ne pouvez pas être une victime de votre bonheur. Mais si vous avez du succés, vous pouvez être victime de votre succès !". Le message de Thich Nhat Hanh à Google.

 

 

Cette phrase de Thich Nhat Hanh est à méditer dans le milieu sportif de compétition.

Si tu cherches le succés tu vas trouver une joie éphèmère et remporaire...si tu es dans l'intention d'être présent à ce que tu réalises, tu vas donner le meilleur de toi et tu vas rencontrer la plénitude dans l'effort et alors peu importe le résultat. Ce qui compte c'est ce que tu as vécu.

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 14:36

Que ce soit dans le sport, dans la vie professionnelle et la vie personnelle, la concentration est l'élèment déterminant de la réussite. Les personnes qui arrivent à donner le meilleur d'eux mêmes ont appris à se concentrer et à être dans la présence à ce qui est. C'est ce que l'on appelle la pleine présence.

 

 

La concentration cela s'apprend. Les pratiques de méditation de pleine conscience participent à la développer. C'est un entraînement qui a autant d'importance que la préparation physique. J'oberve même que nombre de sportifs de haut niveau ne passent pas assez de temps à travailler, développer et entretenir leur niveau de concentration. Et poutant dans les épreuves de haut niveau, c'est cet aspect qui fait la différence. Au très haut niveau et compte tenu des différences minimes entre les participants, l'aspect mental intervient pour plus de 80% dans la réalisation de la performance.

 

Voici une liste de questions qui peuvent aider à identifier les caractéristiques d'une concentration optimale :

1. Est-ce que vous êtes pleinement présent dans l'effort à ce que vous faites ?

2. Sur quoi porte votre concentration généralement dans l'effort ?

3. Quelles sont les parasites à votre attention-concentration dans l'effort ?

4. Quand vous percevez que vous n'êtes plus dans l'effort, comment vous reconnectez vous à l'effort ?

 

Identifier les caractéristiques de votre concentration optimale déjà mises en oeuvre. Pour identifier les caractéristiques spécifiques de votre concentration optimale, revivez mentalement une ou deux de vos meilleures performances où vous avez le sentiment d'avoir exploité au mieux votre potentiel et répondez aux questions suivantes :

1. Sur quoi étiez vous concentré dans le temps où vous rendiez à cette épreuve ?

2. Sur quoi portez votre attention quelques secondes avant d'entrer dans l'épreuve ?

3. Comment décrivez vous votre concentration pendant cette réalisation optimale ?

4. Sur quoi portez votre attention-concentration pendant toute l'épreuve ?

5. Est-ce que vous vous sentiez pleinement connecté à la situation ?

6. Avez vous à un moment ou un autre perdu cette connexion ?

7. Si vous vous êtes déconnecté, comment êtes vous revenus dans la pleine présence à la situation ?

8. Si vous n'avez pas perdu la connexion, qu'est ce qui vous a permis de rester dans cette pleine présence ?

 

Puis vous comparez les réponses concernant des situations de réussites à une ou deux de vos performances les plus décevantes à vos yeux.

 

Vous reprenez les questions et comparez les réponses entre les situations de réussite et les situations d'échec...Autant que faire ce peut, entraînez vous en dehors des compétitions à être dans la pleine présence en prenant appui sur les stratégies que vous mobiliez lors des situations de réussite.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 15:43

velo conceptUne approche dynamique de la respiration

En 1974 Ian Jackson écrivit son premier livre sur le sujet : Exercices pour coureurs à pied ‘ Exercises for Runners ‘ et il développa cette pratique dans un livre paru en 1975: Le Yoga et l’Athlète. ‘Yoga and the Athlete ‘

 

 

Ian Jackson un sportif et un philosophe.
C’est un véritable penseur, qui a cette capacité de porter un regard nouveau sur des choses auxquelles nous ne portons pas attention, tellement elles nous semblent acquises, il a cette capacité à aller jusqu’au fond des choses passant outre les apparences, et à assembler des idées qui semblent sans rapport.
Il est considéré outre atlantique comme l’entraîneur de la respiration. Il propose une approche de la respiraton dans l'esprit de la mindfulness (pleine conscience inspiré du yoga vipassana).

 

Qu'est ce que le "BreathPlay" ?

La technique centrale de Breathplay repose sur l’inversion de la respiration. Tout tourne autour de : pousser l’air vers l’extérieur et de le laisser rentrer, au lieu de l’aspirer et de le laisser sortir. C’est un changement qui est simple mais qui est très profond avec des implications qui vont très loin. Du fait que l’habitude d’aspirer l’air est si profondément ancrée en nous, ce changement peut s’avérer difficile.


Comment faire ?

IL s'agit de pousser sur l'expiration qui vient active et l'inspiration se fait par appel d'air. Les temps d'expiration sont toujours supérieurs au temps d'inspiration, comme en natation. Le rythme 3/2 est un rythme simple pour commencer avec Breathplay. Une fois familiarisé avec ce rythme, vous pouvez passer à d’autres rythmes : 5/2 – 2/1 – 4/1 – 4/3 – 6/3 jusqu’à ce que vous arriviez à les maîtriser aussi. Que ce soit en vélo sur un home-trainer ou sur la route, ou en course à pied  il faut être capable de changer de rythme respiratoire en fonction de l'intensité des efforts à fournir. Les différents rythmes "breathplay" correspondent à une boîte de vitesse.
Le principe est simple, mais l'acquisition est longue et nécessite des heures et des heures d'entraînement. Il importe de répéter cet exercice comme un pianiste répète inlassablement ses gammes. C'est pour cela que personnellement je le préconise à chaque entraînement, notamment dans les premières phases d'apprentissage de la technique "BreathPlay". Les prémices de l'apprentissage pouvant se faire en marchant. Il importe de développer la "pompe pelvienne" qui pousse l'ait vers l'extérieur. Il s'agit de se familiariser avec l'expiration active. Chaque cycle de respiration permet de développer la capacité de concentration. Respirer devient un processus d’activation qui transforme votre colonne vertébrale en centre de référence neuromusculaire de l’organisation des mouvements  

Des CD sont disponibles aux USA et en France via "velo concept". Ils facilitent l'apprentissage.




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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 13:42

La pratique tibétaine du toumo illustre combien l'esprit influe sur le corps. Mais qu'est ce que cette pratique ?  Et en quoi peut-elle nous intéresser dans le contexte d'une pratique sportive mais aussi dans tous les domaines de notre vie ?

 

 

Toumo est un mot tibétain qui signifie chaleur. Dans son livre Mystiques et magiciens du Tibet, Alexandra-Néel décrit cette pratique : "Passer l'hiver dans une caverne située, souvent entre 4000 et 5000m d'altitude, vêtu d'une robe mince ou même nu, et ne pas périr gelé, est un problème compliqué. Nombre d'ermites tibétains l'ont pourtant résolu, et leur endurance est attribuée au fait qu'ils possèdent le moyen de stimuler la chaleur interne".

 

Les recherches du professeur Herbert Benson (auteur de Relaxation response - 1975) l'amenèrent à rencontrer en 1988 à Harvard le Dalaï Lama et a entamé des recherches sur cette pratqiue du Toumo. C'est ainsi que lors de ces recherches il fit les observations suivantes qui ne manquent de nous interroiger sur la capacité de l'esprit à agir sur le corps : 

- Les méditants par une température ambiante de 10° C arrive à augmenter leur température corporelle de 8°C.

- Les méditants par une température de 5°C, se couvrent complétement le corps d'un drap trempé dans de l'eau glacée. Le corps des moines ne traduisent aucun signe de froid (par de tremblements incontrôlés, pas de chute de température du corps), mais surprise leur corps produit de la chaleur et en plus de la vapeur d'aeu s'élève. Durant les heures où se déroula cette expérience, les moines séchérent chacun trois draps !

 

Comment s'y prennent-ils ? La pratique du Toumo est une méditation spécifique. Dans un premier temps, le corps produit un état de grande tranquilité d'esprit (c'est la relaxation response) qui est à l'opposé d'un état de tension et de stress. Les pratqiuants visualisent une image d'eux-mêmes, puis ils visualisent un feu venant de l'extérieur qui monte et descend dans leur corps. C'est cette visualisation qui génère la chaleur dans le corps des méditants. Il faut des années d'entraînement pour en arriver à ce niveau de pratique.

 

Que peut on en retirer pour nous occidentaux ? Tout d'abord ces expériences mesurées et validées montrent s'il en est que la vision cartésienne du corps séparé de l'esprit ne tient plus. Ces expériences prouvent le contraire. Que nous n'exploitons qu'une infime partie de nos potentialités. Que nos conditionnements éducatifs actuels ne nous apprennent pas à connaître et reconnaître ces potentialités. Mais surtout qu'une pratique régulière méditative de pleine conscience associée à la visualisation peut nous aider à exploiter au mieux nos potentialités.

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 14:15

Lu sur le site de l'INREES

WWW.INREES.COM/

Une équipe de chercheurs britannique s'est intéressée aux performances physiques des karatékas. Ils se sont aperçus que l'entraînement intensif en arts-martiaux développe de puissantes connexions à l'origine d'une meilleure synchronisation et coordination des mouvements des bras et du corps.
Que serait le corps sans esprit et inversement, que serait l'esprit sans corps. Si les deux ont un besoin nécessaire de cohabiter, il semblerait bien que chez les karatékas, l'un soit plus important que l'autre. C'est du moins ce que suggère une étude menée par des chercheurs britanniques et parue dans la revue Cerebral Cortex. En effet, selon celle-ci, c'est la puissance des connexions du cerveau des karatékas qui leur fournirait la force nécessaire pour briser planches et autres briques à mains nues.

Au cours de cette étude, les scientifiques souhaitaient en fait en savoir plus sur l'impact cérébral que peut avoir un entraînement intensif aux arts martiaux. Ils ont donc comparé la structure cérébrale de 12 karatékas « ceinture noire », possédant une expérience moyenne de 13,8 ans, avec celle de 12 volontaires d'âges comparables mais ne pratiquant qu'une activité physique régulière peu intensive. Dans le détail, ils ont demandé à tous ces participants de donner des coups de poing à très faible distance (5 centimètres), afin de mesurer la vitesse de leurs mouvements.

Les karatékas expérimentés ont alors frappé plus vite et plus fort et fait preuve d'une meilleure synchronisation des mouvements de leurs poignets et épaules. Un effet mis en évidence grâce à des films et des mesures de temps des mouvements, effectuées par des capteurs infrarouges attachés aux épaules, coudes, hanches et poignets des volontaires.

Quand le cerveau entre en jeu


Mais la matière blanche du cervelet et du cortex moteur primaire des participants a également été analysée grâce à un scanner cérébral et une technique nommée « imagerie du tenseur de diffusion ». Cette méthode est souvent utilisée pour des recherches sur les pathologies du cerveau, notamment scléroses, épilepsies, abcès et tumeurs du cerveau dans la mesure où les deux régions scannées constituent les tours de contrôle des mouvements du corps. En effet, la matière blanche est formée par les fibres chargées de transmettre des informations d'une partie du cerveau à une autre.

Au final, les résultats de l'expérience ont montré que les karatékas professionnels présentaient plus de changements dans la structure de leur matière blanche. Ils seraient donc « capables de coordonner leurs coups de poing de manière répétée, avec un niveau de coordination que les novices ne peuvent égaler », explique Ed Roberts du département de médecine de l'Imperial College London et co-auteur de l'étude.

Cité par l'AFP, celui-ci souligne ainsi : « Nous pensons que cette capacité pourrait provenir d'un réglage fin des connexions neuronales du cervelet; ce qui leur permet de synchroniser très précisément les mouvements de leurs bras et de leur tronc ».

Une étude novatrice


Si la découverte est déjà étonnante, il s'agit d'une des rares études à analyser le cerveau par rapport à des performances et non des maladies ou dysfonctionnements. « La plupart des recherches sur le contrôle des mouvements par le cerveau ont été basées sur l'examen de la réduction des aptitudes motrices par des maladies. Nous avons pris une approche différente, en examinant ce qui permet aux experts d'effectuer de meilleures performances que les novices dans les tests d'aptitude physique », souligne Ed Roberts.

Par ailleurs, certains résultats de précédents travaux se rapprochent de ceux de l'équipe de l'Imperial College London. C'est notamment le cas d'une étude montrant les changements de la matière blanche liés à des activités répétitives (chez les pianistes par exemple) et de celle indiquant les effets de la méditation régulière sur la matière blanche de zones du cerveau associées aux émotions.

« Nous commençons tout juste à comprendre la relation entre la structure du cerveau et le comportement, mais ces résultats confirment que le cervelet joue un rôle essentiel dans notre capacité à produire des mouvements complexes et coordonnés », conclut ainsi le scientifique britannique.
Encore une étude scientifique de plus qui nous montrent combien une pratique de méditation de pleine conscience participe au développement global de l'être humain.
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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 10:57

Il a traversé l'Atlantique à la rame, réalisé l'ascension de plusieurs des plus hauts sommets du monde. Il a relié la Norvège à la Corse en vélo et en kayak, traversé la Groenland à pied...que des défis incroyables et bien plus, car Frank n'a qu'une jambe.

 

 

Rien n'est impossible pour Frank. Il témoigne dans son quotidien des potentialités que nous avons tous en nous. Cet homme au grand coeur et sportif accompli dévoue sa vie à l'association Bout de vie.

 

Vous pouvez retrouver sur le site de l'INREES une conférence qu'il a faite le 17 décembre, Ma différence est une force.

http://www.inrees.com/videos/567/

 

Résumé de l'évènement : « Les malheurs qui nous arrivent ne sont pas des punitions mais des défis à relever. »Frank Bruno montre une belle assurance. Pourtant, les malheurs, il en sait quelque chose. Frank est handicapé, amputé de la jambe droite, une jambe arrachée alors qu’il était en service sur le porte-avions Foch, au large du Liban. Il va plus loin : « ne sommes-nous pas tous handicapés ? Moi, ça se voit, mais vous ? Qu’avez-vous perdu ? Et comment y faites-vous face ? ».

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 14:24

Qu'est ce qui empêche de donner le meilleur de soi ? 

 

Deux choses essentiellement : le désir de réussir à tout prix ou, au contraire, la crainte d'échouer. Ces deux processus entravent nos actions les plus courantes.

Combien de fois dans une journée, que ce soit dans les gestes de la vie quotidienne, dans les gestes nécessaires à notre profession, dans les gestes nécessaires à l'activité sportive, nous sommes tendus, stressés, crispés, par le désir de réussir ou par la crainte d'échouer. On nous apprend à savoir et à savoir faire. On exige de chacun de bien faire. Mais qui nous apprend à nous libérer du désir de réussir à tout prix ? Qui nous apprend à nous libérer d ela crainte d'échouer ? Qui nous apprend à réaliser une action sereinement, le coeur et l'esprit en paix ?

 

A ce sujet voici ce que dit le maître japonais de tir à l'arc, Sagino. " Les empêchements sont les préoccupations du Moi. C'est l'ego qui empêche que "Cela" tire. Au cours d'un tir, ce qui empêche "Cela" de faire l'action, c'est de penser le tir, d'essayer de résoudre mentalement les problèmes auxquels on est confronté. Une autre fois c'est l'attachement au tir qui précède. Le tir est alors entaché du désir du résultat. Une autre fois c'est de se sentir confronté au tir des autres élèves. Le pire, c'est d'être fier du tir qu'on vient de réaliser.

Comment se libérer de ces empêchements ? C'est en se consacrant à un seul tir. Etre totalement dans l'instant présent. Moment précieux parce que le tir se fait alors dans la liberté de l'être."

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 15:07

La pratique sportive régulière (tout comme la danse)  permet de remmettre au centre des ressentis, le corps. Le corps est notre outil principal de perception. Il nous faut éduquer les athlètes à la réappropriation de leur corps.Ce qui va révéler et mobiliser le potentiel d'un sportif, d'un danseur c'est la découverte des forces qui l'animent.

 

 

Comment faire prendre conscience de forces qui animent le corps de l'athète ou du danseur ?

 

Un premier axe consiste à travailler sur l'intention. Si l'intention est juste, si l'ego ne domine pas, alors les choses peuvent se déclencher. C'est souvent dans ce contexte que l'état de flux émerge. Que l'athlète peut exploiter au mieux son potentiel

 

Un deuxième axe consiste à travailler sur les sensations, les ressentis. Il s'agit d'éduqer à l'éveil des sens. Il s'agit d'apprendre aux athlètes à être centrés sur leurs sensations, d'accepter toutes les sensations et ensuite de les verbaliser.

 

Un troisième axe consiste à apprendre à utiliser avec discernement les objets techniques qui sont des aides à l'entraînement tels que : capteur de puissance, cardiofréquencemètre etc...Ces outils ont du sens à la condition de facilter pour l'athlète la prise de conscience de ses ressentis.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 11:21

L'état de flux ou flow ou zone est difficile à décrire. L'expérience est spécifique à chaque athlète ou sportif. Il se trouve que cette semaine, j'ai accompagné lors d'un entraînement un jeune athlète de demi-fond de niveau national qui est entré pour la première fois dans le "flux". 

Le fait d'être à côté (en vélo) m'a permis de l'aider à prendre conscience de cet état et de mettre des mots sur le ressenti.

 

      

 

Description de la situation d'entraînement.

Cet athlète était dans une séance de type intervall-training à une intensité correspondant lors des temps d'effort à ce que les entraîneurs appellent le "seuil". Pour cet athlète cela correspond à son allure "critique" sur 10 kms. L'objectif de la séance, au delà de son impact physiologique, consistait à centrer l'attention sur la respiration (par la méthode "breathplay") et le relâchement dans l'effort. L'athlète ne devait se fier quà ses sensations. La séance se déroulait en nature et aucune information ne lui était donné sur d'éventuels temps de passage. Il travaillait aux sensations en centrant l'attention sur l'expiration et sur le relâchement dans l'effort. Ma présence à ses côtés visant à lui rappeler sans cesse, les points d'attention.

Lors d'un des temps d'effort à l'intensité visée, l'athlète est entré dans ce que nous appelons "la zone". C'était pour lui sa première expérience en la matière. Lors du temps de récupération à intensité basse, je lui ai demandé de mettre des mots sur cette expérience.

 

Description des ressentis de l'athlète.

"J'avais l'impression de voler".

" Je ne pensais à rien..comme un vide de bien être".

" Le temps est différent"

"J'étais à la fois là pleinement et dans un ailleurs"

"Je voyais les obstacles (branches, accidents du terrain) et les passais avec une fluidité impressionnante".

" Je ne réflèchisais pas pour trouver la bonne trajectoire..cela venait naturellement"

" Je percevais bien que j'allais vite et je ne ressentais aucune douleur...j'étais dans l'aisance..c'est impressionnant"

 

 

Observation de ma part .

Lors du temps d'effort où cet athlète a vécu cet état de "flux", l'aisance était palpable. L'athlète était dans le relâchement. La foulée se jouait du terrain. La fluidité ressentie intérieurement se voyait dans l'attitude de course de l'athlète. Il avait ce "quelque chose" en plus qui est un indicateur de cet état de flux. 

 

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Présentation

  • : Le blog de sport en pleine conscience - Raymond Barbry
  • : L'objet de ce blog est de promouvoir l'exploitation de la pleine conscience (mindfulness) dans la pratique sportive. Ceci afin de permettre aux pratiquants sportifs d'exploiter au mieux leurs ressources dans le respect du développement humain.
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  • Raymond Barbry
  • J'interviens dans l'accompagnement (coaching) des sportifs de tous les niveaux. Je propose une approche de la préparation mentale qui prend appui sur les outils de la pleine conscience et sur mon expérience personnelle de sportif de haut niveau.
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