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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 12:28

Notre époque est atteinte d'une dérive qui touche tous les domaines de notre société : avoir tout tout de suite, réussir vite, être sur le devant de la scène. L'éducation, la formation, le travail, le sport de compétition en sont atteints ! Le monde du sport est un bon révélateur de notre société à la fois dans ce qu'elle apporte en humanité et en ce qu'elle développe en monstruosité. Le sport est un excellent miroir (cf les événements de ces derniers jours dans le foot français). Alors en cette période de  crise généralisée, voire même de mutation sociétale, il peut être bon de s'interroger sur le sens et les finalités de nos pratiques.

 

Apprendre à être dans l'instant tel qu'il est ou l'acceptation de la réalité.

Ce qu'une pratique sportive apporte, c'est la confrontation avec la réalité telle qu'elle est ! Peu importe les déclarations, les intentions, dans le temps de l'action nous sommes dans le direct de la situation. Le présent ne se trafique pas. Il est tout simplement ! Et mieux vaut faire avec, l'accepter. A chaque épreuve, chaque entraînement, c'est toujours une nouvelle histoire qui s'écrit.

 

 

L'illusion du contrôle.

Notre culture occidentale, matérialiste, scientiste génère une tendance à tout contrôler et plus particulièrement la nature et donc l'humain. Dans le monde du sport de compétition cela se traduit par le contrôle du corps du sportif, le contrôle de l'envirronnement, le contrôle des adversaires. Cette dérive mène à une dissociation entre ce qu'est fondamentalement l'athlète dans son essence humaine. Il ne devient plus qu'une machine à puissance, traduite en watts, en poucentage de PMA, en pourcentage de graisse,  déshumanisée, robotisée pour enchaîner les heures d'entraînement et les compétitions sans questionnement sur le sens de cet engagement. Sa progression est linéarisée comme une machine hyperprogrammée. Cette approche dans sa dérive développe une forme de scizophténie chez le sportif qui n'est plus connecté et en lien avec la réalité, avec le mouvement de la vie marqué par l'incertitude, l'imprévu, le surprenant. Cela mène à une déconnection du corps et de l'esprit. Le sportif et son entourage qui majorent cette approche techniciste et matérialiste s'enracinent dans le toujours plus qui ne mène qu'à encore plus de désillusion et d'appauvrissement psychique !

 

Or au delà des apparences, de ce que nous montre les médias, voire même de ce que nous disent les sportifs eux mêmes et leur entraîneurs, ceux qui se réalisent pleinement dans leur parcours de sportifs de compétition sont ceux qui intègrent comme principe de vie, l'incertitude, la prise en compte de la réalité telle qu'elle est et non pas telle qu'ils voudraient qu'elle soit.  Les choses ne se passent jamais comme nous voulons qu'elles se passent. Il y a et aura toujours un imprévu : les conditions atmosphériques, l'état de fatigue ou de forme, l'état psychologique, l'ambiance dans le groupe d'entraînement etc ...L'intelligence de l'entraînement, c'est la prise en compte quotidienne des imprévus, du surprenant, de l'étonnant et donc de l'humain.

Se relier à la réalité c'est s'ouvrir à ce qui est et à l'acceptation inconditionnelle de ce qui est. C'est accepter que les choses sont comme elles sont et qu'il n'est pas possible que tout soit comme nous le voulons.

 

Une priorité : le développement de la confiance en soi.

La confiance en soi, c'est lorque dans une situation donnée nous voyons comment aller de l'avant.  C'est une des priorités éducatives et de formation dans le contexte de notre époque marquée notamment par le découragement. Le sport de compéttion peut participer à développer cette confiance en soi. Etre dans la confiance en soi, c'est dire oui à la vie. Un oui complet qui permet d'avoir pleinement conscience du jeu de la vie. 

Avec la confiance en soi je me coupe du renoncement et du décougamenent. Je vois dans la situation telle qu'elle est l'ouverture qui s'ouvre à moi. Dans le cadre du sport de compétition être habité de cette confiance en soi, c'est dans le contexte de la situation avoir la réponse appropriée au regard des capacités qui sont les miennes à ce moment de l'épreuve.

 

Une dérive majeure, le souci de réussite dans le court terme. 

Qu'est-ce que réussir ? Est-ce être le meilleur ? Est-ce avoir une médaille ? Non, rien de cela in fine ! Réussir, c'est être satisfait de ce qui a été réalisé. Etre capable de reconnaître et de se dire que j'ai donné le meilleur de moi au regard des potentialités qui étaient les miennes, ce jour là et à ce moment là.

Pour développer cette approche de la réussite et permettre au sportif de se réaliser au plus haut niveau, encore faut-il laisser le temps de la maturation, le temps de la patience. C'est une longue construction que de faire émerger ce qu'il y a de plus profond dans l'Etre de l'athlète. Combien de sportifs n'ont pas pu se réaliser pleinement parce que les entraîneurs, les dirigeants, voire les parents n'ont pas laissé le temps de la maturation. La rencontre et les échanges avec une ancienne espoir décathlonienne  est un bon témoignage des effets dévastateurs des dérives dans la préparation et la formation au haut niveau. Cela laisse des traces à vie. Rien ne dit qu'aujourd'hui cette athlète n'aurait pas été une des meilleures françaises ! Les charges d'entraînement démentielles appliquées à l'âge de 16-17 ans l'ont menée droit à l"épuisement et aux blessures physiques et psychiques. A cet âge, plus je m'entraîne et plus je devrais être performante. Or parfois, pour ne pas dire souvent, c'est l'inverse qui se produit ! Une simple remarque,  comment se fait-il qu'aujourd'hui dix ans plus tard, elle réalise des performances de trés haut niveau en triathlon ?

 

Laisser le temps de la maturation,

L'humain n'est pas une machine. Dans la pluoart des sports de compétition l'atteinte des meilleures performances s'inscrit dans une logique dite de la maturité tardive. Il importe de laisser faire le temps. Il vaut mieux des progressions régulières que de brusques et surprenantes améliorations qui seront immanqualement suivies de rechutes inexorables.

Allons jeter un coup d'oeil sur les listes des sportifs au niveau international, combien étaient les meilleurs dans les catégories dites de jeunes ? Très peu. Une donnée venant de l'ex-urss est éloquente (avant 1989), sur cent jeunes sélectionnés à l'âge de quatorze ans, même pas deux iraient en équipe nationale seniors. Parmi ceux qui allaient en équipe nationale senior, nombre d'entre eux n'avaient pas été retenu à l'âge de quatrorze ans !

 

Former à l'espérance plutôt qu'à l'espoir, c'est multiplier les états de 'flux".

L'espèrance, c'est la confiance dans le fait que l'adversité ne nous atteindra pas dans nos valeurs et notre éthique, quoi qu'elle nous impose au quotidien. Etre habité par l'espérance c'est accepter de se remettre en question, c'est être volontaire, lucide et généreux.

L'espoir c'est l'attente que quelque chose arrive dans le futur et qui de ce fait hypthèque le présent. L'espoir vu ainsi est un poison. Concrétement donner des objectifs de performances concrets dans le futur peut être un facteur de limitation et de blocage.

L'espérance nous libère de l'espoir. Nous entrons alors dans la réalité. C'est être làt à la situation dans un état d'ouverture. c'est alors que les états de "flux" émergent.

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 07:44

Tout le monde ou presque peut atteindre un haut niveau d'expertise sous certaines conditions, que ce soit en sport, en musique, en danse etc...

 

Dans les sports, hormis ceux qui prévilégient certaines caractéristiques physiques comme la taille et la masse corporelle, à peu prés n'importe qui peut atteindre les plus hauts niveaux de performance au travers d'une pratique assidue et intelligente. C'est ce constat qui se dégage de plusieurs études faites de par le monde dont la plus connue et celle de Ericsson (USA).

 

La loi des 10 000 de pratique : Cette loi émise suite à l'analyse par Ericsson (chercheur en sciences cognitives à l'Université de l'état de Floride) met en valeur que le temps de pratique de violonistes a une incidence directe sur  leur niveau d'expertise. Il a constaté que les meilleurs violonistes des plus grandes écoles de musique avaient accumulé 10 000 heures de travail, alors que ceux qui n'en comptaient que 7500 étaient littéralement deuxièmes violons. 

 

 

Ericsson prétend que le secret de la réussite n'est pas une affaire de don ou de qualités exceptionnelles au départ (l'inné), mais est plutôt lié à une pratique régulière, constante sous le regard et l'accompagnement de coachs compétents qui pendant des années soumettent les sujets (sportifs, musiciens, danseurs etc...) a un entraînement bien conçu dans lequel ils s'investissent pleinement avec un niveau d'attention-concentration élevé (l'acquis). Dans le sport de haut niveau nous observons régulièrement ce phénomène. Des athlètes arrivent au plus haut niveau sans avoir en début de carrière (catégorie jeunes) réalisés de performance extraordinaire. 

 

La qualité de l'attention-concentration est déterminante : Les grandes performances nécessitent des heures et des heures d'entraînement, mais cela ne suffit pas. La qualité de l'attention qu'on y accorde est déterminante (voir Daniel Goleman). Les experts se concentrent pleinement sur l'amélioration d'un aspect particulier de leur action (gestes...) dans les temps de pratique (entraînement).  Etre pleinement attentif stimule la vitesse de traitement de l'esprit, renforce les connexions synaptiques et favorise le développement ou la création de réseaux neuronaux consacrés à ce que l'on est en train de faire.

 

 

Une pratique intelligente : Toute pratique intelligente requiert une boucle de remontée d'information qui permet d'identifier les points faibles et de les corriger, c'est pour cette raison que les danseurs exploitent des miroirs. Idéalement, ce retour provient d'un oeil expert - tous les sportifs de très haut niveau travaillent avec un entraîneur / les grands musiciens consultent régulièrement leur maître. Sans ce genre de retour, un sportif ne peut pas atteindre les plus hauts niveaux de performance.

 

Des temps de repos nécessaires : Une attention focalisée associée à des charges d'entraînement lourdes peuvent entraîner l'épuisement. Ericsson constate que quatre heures/jour est un seuil critique. C'est ce qu'il déduit d'une méta-analyse concernant des sportifs, des musiciens, des danseurs. Le repos, la récupération mentale et physique font partie intégrante de l'entraînement. Certes il faut pousser le corps et l'esprit mais il est tout aussi incontournable de ménager les temps de repos. C'est ce dernier qui permet le passage à un niveau supérieur.

 

Le temps de la patience, de la volonté et de l'abnégation : Nous pouvons déduire de cette approche que la patience, la volonté et l'abnégation associées à un degré de motivation s'imposent. Il n'existe pas ou trés peu de réussite spontanée.

 

Un rapide calcul donne une idée du nombre d'années nécessaires pour atteindre ce haut niveau d'expertise. Je prends pour exemple le domaine du sport et plus particulièrement des sports comme l'athlétisme, le cyclisme, le ski de fond. Un athlète débutant à quinze ans l'activité ayant une progression régulière des charges d'entraînement telle que, six heures/semaine de pratique effective -le temps de pratique réelle- pour la première année et une augmentation d'une heure par année de pratique jusqu'à quinze heures/semaine de pratique effective vers l'âge de 24 ans - à ce stade le sportif s'entraîne bi-quotidiennement - Le tout sur un nombre de quarante six semaines en moyenne par an. Il faut un peu plus de quinze années pour atteindre l'expertise. En fonction des activités cette durée peut être réduite. Un musicien, un nageur, un cycliste pourront pratiquer quatre heures/jour est atteindre des volumes par semaine plus conséquent sans rique de blessure. Ce qui n'est pas le cas dans d'autres activités plus traumatiques (course à pieds, activités de contact...).

 

Pour s'améliorer dans n'importe quoi, cinq régles essentielles :

- Du temps de pratique,

- De l'attention-concentration et de la réflexivité dans le temps de pratique,

- Du repos indispensable à la récupération.

- De la confiance en soi et de la joie de vivre.

- De la patience (laisser le temps au temps).

 

 

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 16:14



Les caméras embarqués permettent de voir d'un plus prêt la réalité d'un peloton lancé à vive allure. Une vidéo prise lors du tour de Suisse et  mise en ligne montre les qualitésEisenbeis Aurel de ces sportifs qui se doivent d'avoir une condition physique exceptionnelle associée à une dextérité équivalente à un pilote de formule 1.

 

http://www.1buzz.fr/2205-les-cyclistes-sont-malades--camera-a-l-interieur-d-un-peloton.html#_

 

 

Un coureur par étapes, c'est à la fois un coureur de raid, capable de faire des efforts du type 1500m et 400m durant chaque journée. Le fait d'être un sport porté permet l'accumulation de ces efforts. Il n'en reste pas moins que la capacité d'attention-concentration doit être maintenue pendant de longues minutes. La moindre distraction s'avère souvent fatale et se traduit par une sortie de route ou une chute.

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 08:15

A lire ce témoignage de la traversée à pied de l'Antarctique, depuis la côte jusqu'au Pôle Sud géographique. Soixante sept jours sans la moindre assistance extérieure. Il nous montre combien nous avons tous du potentiel et que c'est le sens et notre engagement qui permet la réalisation des projets. Vivre c'est être en projet et les réaliser. 

 

 

 

Albert Bosch, ce pyrénéen espagnol, n'était pas sportif de haut niveau. Il reconnaît lui même qu'il n' avait pas de talent particulier dans les pratiques sportives, ni l'intelligence suffisante pour briller dans de hautes études...bref il se qualifie comme un homme ordinaire, mais conscient que la normalité ne doit pas empêcher de vivre intensément une vie intéressante ; qu'elle n'implique pas de se contenter de ce qui nous échoit et de renoncer à réaliser nos rêves ; qu'il est toujours possible de tracer sa route sans autre limite que celle de notre volonté.

 

 

Dans cet ouvrage qui témoigne de son expérience, nous trouvons un message profondément vitaliste. Certes penser et conceptualiser la vie est nécessaire, mais quel sens cela prend-t-il si nous ne déboucons pas sur une mise en pratique ? Ce qui importe, c'est de nous sentir vivants et faire que notre existence prenne sens à nos propres yeux et aux yeux de notre entourage par l'action et la mise en actes de nos pensées. Le monde est suffisamment pourvu de gens qui connaissent tout d'un sujet sans en avoir le mode d'emploi, sans savoir quoi faire de ce savoir, voire sans avoir d'expérience sur ce sujet !

 

C'est un hymne à la liberté qui est évoquée dans cette expérience qui a sollicité toutes les ressources de l'homme. Liberté d'apprendre, d'évoluer et de décider de la plupart des aspects de notre existence. Cette liberté n'a de sens qui si elle est pratiquée et non pas seulement pensée.

Nombreux encore sont ceux qui ne se contentent pas de penser la vie. Ils préfèrent marcher dans la nature plutôt que de la parcourir dans un atlas ou sur google earth, ils préfèrent une relation sexuelle athentique de partage à l'excitation superficielle d'un film porno, ils ressentent plus d'amour en embrassant leur enfant ou leur partenaire qu'en lisant des livres romantiques, ils prennent plus de plaisir à une course ou à une expérience qu'à un jeu virtuel. S'engager, agir, prendre parti a plus de prix que de s'en tenir au monde des idées.

 

Albert Bosch témoigne de la conviction que tout rêve mérite d'être pris au sérieux, et de la volonté de vivre pleinement en cohérence avec ses valeurs et ses idées. Nous avons tous cette possibilité de faire de même. Il nous permet de réfléchir sur notre aptitude à mener à bien nos aspirations et aller explorer nos potentialités.

 

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 11:56

Voici le témoignage éloquent de la Hurdleuse Lolo Jones qui nous éclaire sur les effets négatifs des pensées dans le temps de l'effort.

 

 

Souvenez vous, nous sommes en finale du 100 mètres haies aux JO de Pékin, Lolo Jones fait la course en tête. Les premières haies sont franchies dans l'aisance. Elle va gagner. Elle ne peut que gagner...Brusquement tout bascule !

 

Dans le dernier livre de daniel Goleman, "Focus, the hidden driver for excellence" 2013 (en français :Attention et concentration, les clefs de la réussite).Elle témoigne de cette expérience et de la raison qui l'a menée à la faute. 

 

"Ce n'était quasiment rien au début, à peine l'impression que les haies venaient trop vite. Alors j'ai pensé : Attention à ta technique....Attention à bien lancer tes jambes. cette pensée m'a conduite à trop bien faire, je me suis contractée..et j'ai accroché la neuvième des dix haies. Au lieu de finir 1ère..je finis 7ème, et je m'effondre en larmes sur la piste".

 

Mais l'histoire ne s'arrête pas là ! De nouveau aux JO de Londres où elle finit 4ème, Lolo Jones avait toujours en tête cette mésaventure de Pékin. Comme si cette finale quatre ans plutôt était encore vécue comme le présent. Et ce sont les souvenirs du passé qui ont guidé la course de 2012 avec le même résultat ! Dés que Lolme Jones s'est mise à réfléchir dans l'action au détail de sa technique elle se programmait pour l'échec. 

 

Pour un sportif de haut niveau, mais idem pour un musicien, un danseur, le fait de se mettre à penser dans le temps d'activité à la technique, c'est la recette du déraillement assuré. Pour exemplifier, des footballeurs à qui l'on ademandé de conduire un ballon en slalomant entre des cônes alignés au sol, tout en faisant attention à quelle face du pied ils faisaient appel pour toucher la balle, ont commis plus d'erreurs. 

Le cortex moteur d'un athlète accompli, dans lequel les gestes ont été fixés par des milliers d'heures d'entraînement réalise mieux si on lui fiche la paix ! Comme l'explique Goleman : " Aussitôt que l'on se met à penser à ce que l'on fait, à comment le faire - ou, pis encore, à ce qu'il ne faut pas faire, le système (nerveux) confie une part du contrôle à des circuits qui savent très bien réfléchir et s'inquiéter, mais pas restituer le geste proprement dit. Que ce soit au 100 mètres haies, au football, au baseball". C'est l'emmêlement de pinceaux assurés".

 

En tant qu'entraîneur, il faut éviter et s'interdire de repasser aux athlètes ou aux joueurs des actions d'une épreuve ou d'un match en ne se focalisant que sur ce qu'il ne faudra pas faire la prochaine fois. C'est les conduire au blocage et à la  réalisation ce que l'on ne veut pas voir se produire !

 

Il n'y a pas que le sport qui est concerné. Pour toutes les activités humaines cela fonctionne mieux quand on laisse faire, quand on ne cherche pas à forcer. C'est cela le lâcher prise, c'est laisser les événements se produire, surfer sur la vague de l'événement, être dans la présence à ce qui est et non dans le contrôle. C'est ce qui mène à l'état de flux (flow).

 

 

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 10:49

Dans son livre "becoming the Iceman" (Devenir l'homme de glace) cet athlète néerlandais, pratiquant du tummo, nous décrit une série d'exploits de plus en plus remarquables, comme par exemple, ce marathon autour du cercle polaire, pieds nus sur la neige et vêtu d'un unique short.

 

 

Parmi les autres exploits de ce sportif de l'extrême nous notons : l'ascension du kilimandjaro vêtu d'un unique short, la tentative d'ascension de l'Everest en short et sans oxygène qu'il a du stopper à quelques encablûres du sommet pour cause de blessure au pied, le record de l'immersion dans un grand bocal rempli de glaçons pendant une heure et quarante quatre minutes.

 

La majorité des êtres humains succomberaient à ce type de tentative. Alors, pure folie que ces tentatives ou révélation des potentialités humaines ?

 

Hof affirme que n'importe qui a les capacités d'apprendre à accomplir ces exploits, mais peut être pas l'intention et la volonté. Pour appuyer le point de vue de Hof, j'ai moi même lors des expériences d'épreuves de longues distances en cyclisme (plus de 24h00), rencontrés nombre d'hommes et de femmes s'engageant dans des défis sortant de l'ordinaire. Pour autant il n'y en avait pas un, pour trouver cela extraordinaire ! 

 

Lors du Paris-Brest-Paris, plusieurs milliers de cyclistes de tous les âges s'engagent dans un effort de deux à quatre jours en minimisant les arrêts et les temps de sommeil.

 

L'intention forte qui se concrétise dans l'action de l'entraînement et le travail mental via la pratique du yoga et de la méditation, sont les deux points clefs de la réussite de Hof. Le contrôle mental sur le corps est décrit dans la description traditionnelle des siddis dit de "l'éclat flamboyant". Les recherches entreprises avec Hof par le milieu médical confirme ces formes extrêmes de contrôle psychosomatique. C'est ainsi que l'explicitent les résultats de deux recherches faites à l'Université Radboud aux Pays-Bas. 

-  quatre vingt minutes dans de l'eau glacée et aucune séquelle physique.

- innoculation d'une endotoxine qui crée une réaction inlammatoire avec fièvre, frissons et maux de tête. L'inflammation dans le corps fut mesurée à travers la concentration d'hormones de stress de son sang. Les résultats furent surprenants, en voici un résumé : Après l'administration de l'endotoxine, l'augmentation de la cortisol, hormone du stress, fut bien plus prononcé chez Hof comparativement à d'autres participants en bonne santé....Mais dans le sang de Hof, les niveaux de médiateurs de l'inflammation étaient bien plus bas. La réaction immunitaire chez Hof avait diminué de 50% par rapport au sujet sains. De plus nous n'avons pas observé le moindre symptôme appraneté à la grippe. Ces résultats sont définitivement étonnants !

 

Que retirer de ces exploits extrêmes pour tout sportif ?

De tels témoignanges, nous montrent s'il en est que nous disposons d'un potentiel phénoménal que nous sous exploitons, par peur le plus souvent et  par méconnaissance de nos potentialités. Et comme le disait si bien Nelson mandella : Notre peur la plus profonde n'est pas de ne pas être à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite. C'est notre propre lumière qui nous effraie le plus !

 

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:55

"Si vous êtes heureux, vous ne pouvez pas être une victime de votre bonheur. Mais si vous avez du succés, vous pouvez être victime de votre succès !". Le message de Thich Nhat Hanh à Google.

 

 

Cette phrase de Thich Nhat Hanh est à méditer dans le milieu sportif de compétition.

Si tu cherches le succés tu vas trouver une joie éphèmère et remporaire...si tu es dans l'intention d'être présent à ce que tu réalises, tu vas donner le meilleur de toi et tu vas rencontrer la plénitude dans l'effort et alors peu importe le résultat. Ce qui compte c'est ce que tu as vécu.

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 14:36

Que ce soit dans le sport, dans la vie professionnelle et la vie personnelle, la concentration est l'élèment déterminant de la réussite. Les personnes qui arrivent à donner le meilleur d'eux mêmes ont appris à se concentrer et à être dans la présence à ce qui est. C'est ce que l'on appelle la pleine présence.

 

 

La concentration cela s'apprend. Les pratiques de méditation de pleine conscience participent à la développer. C'est un entraînement qui a autant d'importance que la préparation physique. J'oberve même que nombre de sportifs de haut niveau ne passent pas assez de temps à travailler, développer et entretenir leur niveau de concentration. Et poutant dans les épreuves de haut niveau, c'est cet aspect qui fait la différence. Au très haut niveau et compte tenu des différences minimes entre les participants, l'aspect mental intervient pour plus de 80% dans la réalisation de la performance.

 

Voici une liste de questions qui peuvent aider à identifier les caractéristiques d'une concentration optimale :

1. Est-ce que vous êtes pleinement présent dans l'effort à ce que vous faites ?

2. Sur quoi porte votre concentration généralement dans l'effort ?

3. Quelles sont les parasites à votre attention-concentration dans l'effort ?

4. Quand vous percevez que vous n'êtes plus dans l'effort, comment vous reconnectez vous à l'effort ?

 

Identifier les caractéristiques de votre concentration optimale déjà mises en oeuvre. Pour identifier les caractéristiques spécifiques de votre concentration optimale, revivez mentalement une ou deux de vos meilleures performances où vous avez le sentiment d'avoir exploité au mieux votre potentiel et répondez aux questions suivantes :

1. Sur quoi étiez vous concentré dans le temps où vous rendiez à cette épreuve ?

2. Sur quoi portez votre attention quelques secondes avant d'entrer dans l'épreuve ?

3. Comment décrivez vous votre concentration pendant cette réalisation optimale ?

4. Sur quoi portez votre attention-concentration pendant toute l'épreuve ?

5. Est-ce que vous vous sentiez pleinement connecté à la situation ?

6. Avez vous à un moment ou un autre perdu cette connexion ?

7. Si vous vous êtes déconnecté, comment êtes vous revenus dans la pleine présence à la situation ?

8. Si vous n'avez pas perdu la connexion, qu'est ce qui vous a permis de rester dans cette pleine présence ?

 

Puis vous comparez les réponses concernant des situations de réussites à une ou deux de vos performances les plus décevantes à vos yeux.

 

Vous reprenez les questions et comparez les réponses entre les situations de réussite et les situations d'échec...Autant que faire ce peut, entraînez vous en dehors des compétitions à être dans la pleine présence en prenant appui sur les stratégies que vous mobiliez lors des situations de réussite.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 15:43

velo conceptUne approche dynamique de la respiration

En 1974 Ian Jackson écrivit son premier livre sur le sujet : Exercices pour coureurs à pied ‘ Exercises for Runners ‘ et il développa cette pratique dans un livre paru en 1975: Le Yoga et l’Athlète. ‘Yoga and the Athlete ‘

 

 

Ian Jackson un sportif et un philosophe.
C’est un véritable penseur, qui a cette capacité de porter un regard nouveau sur des choses auxquelles nous ne portons pas attention, tellement elles nous semblent acquises, il a cette capacité à aller jusqu’au fond des choses passant outre les apparences, et à assembler des idées qui semblent sans rapport.
Il est considéré outre atlantique comme l’entraîneur de la respiration. Il propose une approche de la respiraton dans l'esprit de la mindfulness (pleine conscience inspiré du yoga vipassana).

 

Qu'est ce que le "BreathPlay" ?

La technique centrale de Breathplay repose sur l’inversion de la respiration. Tout tourne autour de : pousser l’air vers l’extérieur et de le laisser rentrer, au lieu de l’aspirer et de le laisser sortir. C’est un changement qui est simple mais qui est très profond avec des implications qui vont très loin. Du fait que l’habitude d’aspirer l’air est si profondément ancrée en nous, ce changement peut s’avérer difficile.


Comment faire ?

IL s'agit de pousser sur l'expiration qui vient active et l'inspiration se fait par appel d'air. Les temps d'expiration sont toujours supérieurs au temps d'inspiration, comme en natation. Le rythme 3/2 est un rythme simple pour commencer avec Breathplay. Une fois familiarisé avec ce rythme, vous pouvez passer à d’autres rythmes : 5/2 – 2/1 – 4/1 – 4/3 – 6/3 jusqu’à ce que vous arriviez à les maîtriser aussi. Que ce soit en vélo sur un home-trainer ou sur la route, ou en course à pied  il faut être capable de changer de rythme respiratoire en fonction de l'intensité des efforts à fournir. Les différents rythmes "breathplay" correspondent à une boîte de vitesse.
Le principe est simple, mais l'acquisition est longue et nécessite des heures et des heures d'entraînement. Il importe de répéter cet exercice comme un pianiste répète inlassablement ses gammes. C'est pour cela que personnellement je le préconise à chaque entraînement, notamment dans les premières phases d'apprentissage de la technique "BreathPlay". Les prémices de l'apprentissage pouvant se faire en marchant. Il importe de développer la "pompe pelvienne" qui pousse l'ait vers l'extérieur. Il s'agit de se familiariser avec l'expiration active. Chaque cycle de respiration permet de développer la capacité de concentration. Respirer devient un processus d’activation qui transforme votre colonne vertébrale en centre de référence neuromusculaire de l’organisation des mouvements  

Des CD sont disponibles aux USA et en France via "velo concept". Ils facilitent l'apprentissage.




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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 13:42

La pratique tibétaine du toumo illustre combien l'esprit influe sur le corps. Mais qu'est ce que cette pratique ?  Et en quoi peut-elle nous intéresser dans le contexte d'une pratique sportive mais aussi dans tous les domaines de notre vie ?

 

 

Toumo est un mot tibétain qui signifie chaleur. Dans son livre Mystiques et magiciens du Tibet, Alexandra-Néel décrit cette pratique : "Passer l'hiver dans une caverne située, souvent entre 4000 et 5000m d'altitude, vêtu d'une robe mince ou même nu, et ne pas périr gelé, est un problème compliqué. Nombre d'ermites tibétains l'ont pourtant résolu, et leur endurance est attribuée au fait qu'ils possèdent le moyen de stimuler la chaleur interne".

 

Les recherches du professeur Herbert Benson (auteur de Relaxation response - 1975) l'amenèrent à rencontrer en 1988 à Harvard le Dalaï Lama et a entamé des recherches sur cette pratqiue du Toumo. C'est ainsi que lors de ces recherches il fit les observations suivantes qui ne manquent de nous interroiger sur la capacité de l'esprit à agir sur le corps : 

- Les méditants par une température ambiante de 10° C arrive à augmenter leur température corporelle de 8°C.

- Les méditants par une température de 5°C, se couvrent complétement le corps d'un drap trempé dans de l'eau glacée. Le corps des moines ne traduisent aucun signe de froid (par de tremblements incontrôlés, pas de chute de température du corps), mais surprise leur corps produit de la chaleur et en plus de la vapeur d'aeu s'élève. Durant les heures où se déroula cette expérience, les moines séchérent chacun trois draps !

 

Comment s'y prennent-ils ? La pratique du Toumo est une méditation spécifique. Dans un premier temps, le corps produit un état de grande tranquilité d'esprit (c'est la relaxation response) qui est à l'opposé d'un état de tension et de stress. Les pratqiuants visualisent une image d'eux-mêmes, puis ils visualisent un feu venant de l'extérieur qui monte et descend dans leur corps. C'est cette visualisation qui génère la chaleur dans le corps des méditants. Il faut des années d'entraînement pour en arriver à ce niveau de pratique.

 

Que peut on en retirer pour nous occidentaux ? Tout d'abord ces expériences mesurées et validées montrent s'il en est que la vision cartésienne du corps séparé de l'esprit ne tient plus. Ces expériences prouvent le contraire. Que nous n'exploitons qu'une infime partie de nos potentialités. Que nos conditionnements éducatifs actuels ne nous apprennent pas à connaître et reconnaître ces potentialités. Mais surtout qu'une pratique régulière méditative de pleine conscience associée à la visualisation peut nous aider à exploiter au mieux nos potentialités.

 

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Présentation

  • : Le blog de sport en pleine conscience - Raymond Barbry
  • : L'objet de ce blog est de promouvoir l'exploitation de la pleine conscience (mindfulness) dans la pratique sportive. Ceci afin de permettre aux pratiquants sportifs d'exploiter au mieux leurs ressources dans le respect du développement humain.
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Profil

  • Raymond Barbry
  • J'interviens dans l'accompagnement (coaching) des sportifs de tous les niveaux. Je propose une approche de la préparation mentale qui prend appui sur les outils de la pleine conscience et sur mon expérience personnelle de sportif de haut niveau.
  • J'interviens dans l'accompagnement (coaching) des sportifs de tous les niveaux. Je propose une approche de la préparation mentale qui prend appui sur les outils de la pleine conscience et sur mon expérience personnelle de sportif de haut niveau.

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