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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 08:42

La nécessité de prendre soin des émotions est aussi déterminant que les aspects techniques et spécifiques de la préparation d'un sportif.

Cultiver en nous mêmes (les entraîneurs) et en nos athlètes des états d'esprit positifs comme la sérénité, la clarté, la stabilité, la gratitude participe bien au delà de ce que nous pouvons imaginer à leur réussite et réalisation. De plus cela participe à créer dans les groupes d'authentiques relations.

Le temps consacré à renforcer notre lien à nos émotions et à aider les autres à faire de même, n'est pas du temps de perdu par rapport aux temps d'activités reconnus comme plus fondamentales dans l'entraînement. Nous savons, à la fois par l'expérience du terrain et par ce que nous renvoient depuis bientôt vingt ans les recherches en neurosciences et sciences de l'esprit, en épigénétique, en psychologie, que des états mentaux emprunts de sur-stress, de colère, d'anxiété empêchent de penser et d'agir avec efficience. A contrario, les états d'esprit positifs, comme le calme, la joie, l'engagement et le sentiment de sécurité favorisent un fonctionnement optimal du corps et de l'esprit et la réalisation de notre potentiel, que ce soit pour l'entraîneur comme pour l'athlète.

Le bien être ensemble, dynamique de réussite et d'épanouissement.

De plus en plus d'entraîneurs ont compris l'importance de cultiver le sentiment d'être en lien et de développer des relations authentiques entre les différents intervenants et avec les athlètes. De bonnes relations sont la base non seulement du bonheur et du bien être personnels, mais aussi d'une équipe, d'un club, d'un groupe dans lesquels les personnes agissent, s'engagent efficacement tout en s'épanouissant.

Une époque, l'hyper-modernité productrice de pathologies psychiques en recrudescence.

Mais, les relations avec les autres sont souvent difficiles et ne vont pas de soi, bien que l'intention de développer du sens social, de dépasser les perceptions autocentrées et erronées, d'avoir un véritable souci des autres est bien présente. Nous voyons bien que nous avons tous tendance à passer  beaucoup de temps dans notre tête à formuler des opinions, à anticiper l'avenir, à ressasser le passé au point d'en oublier de prêter attention à celles et ceux qui nous entourent dans le présent !

Établir des rapports avec les autres semble devenir de plus en plus difficile dans ce monde de l'hyper modernité marquée par la pression extérieure amplifiée par celle que nous nous créons. Cette époque plus que les autres a vu la solitude et l'isolement croitre exponentiellement sous l'effet de la "connectivité" apparente de l'ère numérique, où tout se fait sur des écrans. Les problèmes de santé mentale comme l'anxiété, la dépression sont de plus en plus répandus, chez les jeunes comme les adultes. Nous sommes de plus en plus distraits par le monde des réseaux sociaux, harcelés par des publicités et des médias qui créent un sentiment d'insécurité et d'inadéquation personnelle et nous amènent à comparer notre vie avec celle des autres, généralement de façon défavorable.

Les lieux d'éducation et de travail (écoles, universités, clubs sportifs, entreprises etc...) ne participent pas toujours à développer un sentiment de sécurité, de sérénité, d'attention au moment présent et d'amitié. Un bon nombre de ces structures et établissements restent encore des environnements frénétiques et sous pression, dans lesquels il est demandé aux dirigeants, intervenants, aux jeunes, aux étudiants, aux salariés en permanence de penser à l'avenir, de sans cesse franchir des obstacles vers la réussite, d'atteindre des objectifs toujours plus élevés et inatteignables dans un contexte de plus en plus compétitif.

Inverser la tendance.

Qui plus est dans des contextes naturellement sous pression et explicitement compétitifs nous avons à inverser cette tendance de notre époque ! La bienveillance, l'attention à l'autre, l'exigence ne sont pas de vains mots et se doivent d'être posées en priorité. Nous avons à témoigner par notre agir et notre posture de la coopération, de la prise en compte de l'autre. Aussi pour les entraîneurs et tous les éducateurs et dirigeants comprendre notre propre esprit, nos motivations, nos pensées, nos émotions et nos réactions corporelles devient nécessaire pour cultiver et témoigner de ce sentiment de sérénité à même d'aider chacun et le collectif à établir des rapports authentiques et harmonieux avec les autres.

Raymond Barbry, le 6/09/2018

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 13:35

Kerrin Lee Gartner (canadienne), championne Olympique de descente en 1992 a été suivie en préparation mentale pendant près de dix ans par Terry Orlick. Elle a intégré dés l'âge de 16 ans l'entraînement mental. Voici un résumé de ce que ces dix années de préparation mentale lui ont apporté.

L'engagement dans le sport de très haut niveau est indispensable pour réussir. Il doit être total et se maintenir quels que soient les résultats obtenus, les hauts, les bas. La réussite n'est pas une success-story comme le pense la plupart des personnes extérieures au sport de haut niveau. Pour cette skieuse, c'est neuf années de travail acharné au niveau international et de nombreuses années avant.

Croire en soi, quand on est au plus bas. Voici qu'en dit Kerrin  " Les luttes étaient surtout mes blessures au genou et chacune a pris entre six mois et un an et demi pour vraiment récupérer. Ce n'était pas seulement la récupération physique. la récupération mentale a été la partie la plus difficile. Il y a toujours des vagues dans la vie et quand vous êtes dans le ski de compétition, avec un handicap physique, comme mes genoux, il était toujours important de garder en vue mes objectifs, de toujours croire en moi-même et d'examiner les raisons pour lesquelles j'affrontais ces difficultés, et de vraiment regarder vers le résultat final. je me fixais de tout petits objectifs, de tout petits pas concentrés sur les petites choses. Je suis restée concentrée à travers chaque mauvaise chose. Je pense que c'est le seul moyen pour traverser ces moments : y aller progressivement et continuer à croire en vous mêmes pendant tout le voyage. C'est la clé pour tout quand vous êtes au plus bas".

La concentration, la clef de base de la préparation mentale. Il a fallu près de dix ans à cette sportive pour arriver à réguler et maîtriser sa concentration, témoignage de cet état de concentration optimale qu'elle obtient. "Ma toute meilleure concentration est lorsque tout se passe naturellement et que je n'y pense même pas. Beaucoup de gens veulent savoir exactement  ce que je pense dans certaines parties du parcours, ou ce que je pense dans le portillon de départ, ou lorsque je passe la ligne d'arrivée. La concentration est tellement claire que vous arrêtez vos pensées et vous vous faites confiance et vous croyez en vous. Vous vous êtes préparé depuis des années. Tout ce que vous faites c'est d'y aller, c'est très naturel...Il y a tant de mots pour la décrire -pilote automatique, connexion, vision tunnel...C'est plus qu'un sentiment. cela va des pensées aux sentiments, des sensations ou encore des mouvements naturels sur les skis. Vous n'avez pas de pensées distincte lorsque vous descendez. Vous ne voyez rien. Vous faites naturellement ce que vous faites".

La préparation mentale un travail de longue haleine. Un entraînement par et dans le ski et dans le vie quotidienne, voici son exemple. "Pour en arriver là où je suis, il m'a fallu des années de préparation mentale (9 ans). J'ai commencé à 16 ans. Je ne comprenais même pas pourquoi je devais le faire ! Maintenant, c'est devenu une partie de ma vie quotidienne. Si je souhaite suspendre un tableau dans le salon, d'abord, j'imagine où je veux le placer. Ensuite, j'imagine à quelle hauteur et à quelle distance du mur. je peux tout voir clairement. Puis j'accroche le tableau et c'est au parfait endroit. C'est un exemple simple de ce que je peux faire quand je fais du ski".

La visualisation, un des incontournables de la préparation mentale. "Pour les jeux Olympiques, j'ai fait de la visualisation spécifique sur cette épreuve pendant quatre ans ! J'ai visualisé spécifiquement le parcours deux mois avant l'épreuve. Je l'ai exécuté des centaines de fois dans mon esprit. Ainsi au moment où j'ai fait ma course, je l'avais faite plusieurs fois auparavant. je ne l'avais juste pas encore gagné en réalité....Au début quand vous commencez la visualisation, c'est juste des images dans votre tête. Maintenant et après toutes ces années d'entraînement, c'est plus une sensation. je peux ressentir les sensations et les mouvements. Mes pensées se transforment en sensations. Je pense que c'est important pour les athlètes de la faire dans n'importe quel sport".

La confiance, autre déterminant de la réussite. "Lorsque vos résultats ne sont pas là, la première chose qui se brise est votre confiance. C'est la clé du succès, et au fil des ans, j'ai développé la croyance en moi-même. Mais une croyance  à cent pour cent n'est pas toujours présente....En croyant en moi-même, en me parlant positivement et en créant des penses positives, je renforçais la confiance que j'avais déjà. Ce qui est incroyable, c'est que les gens pensent que vous avez naturellement toujours confiance en vous". Comme quoi la confiance s'apprend, se développe et s'entretient.

 

Raymond Barbry le 22 août, d'après T.Orlick

 

 

 

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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 06:55

Il est fini le temps où la réussite d'un sportif ne dépendait que d'une seule personne, l'entraîneur ou le directeur sportif (appellation en fonction des sports). Il suffit d'observer le sport de très haut niveau pour constater que c'est la collaboration entre le sportif, un entraîneur référent et plusieurs autres acteurs qui construit la réussite dans la durée. Parmi ces autres acteurs, nous retrouvons différents spécialistes qui sont, certes, des experts  dans leur domaine, mais surtout portés par une logique de partage, de complémentarité et de transversalité.

 

Voici le témoignage d'un entraîneur d'athlétisme, Jean Marc Gallet du RCArras (saut en hauteur et épreuves combinés) qui à l'issue du championnat de France des espoirs explicite bien cette collaboration qui a permis le développement et la réussite d'une athlète, Laurine Masset (3ème de l'épreuve du saut en hauteur).

" Un podium (3e) pour Laurine aux France espoirs à Niort avec un record à 1m77, battu deux fois dans la finale. Un entraineur très heureux, une athlète sérieuse, rigoureuse, enthousiaste.
Merci à Raymond Barbry pour ses conseils dans la préparation mentale, à Quentin Besset pour le suivi dans les bondissements sur optojump, à Sandro Zatta et l'institut De Gasquet...
.".

Dans ce témoignage, ce sont tous les aspects qui contribuent à cette réussite :

- Un entraîneur référent qui a la vision globale du projet et qui collabore étroitement avec l'athlète.

- Un conseiller en préparation mentale qui intervient tant auprès de l'athlète que de l'entraîneur référent afin d'intégrer dans les temps d'entraînement cette dimension mentale.

- Un conseiller en préparation physique sur un domaine particulier et spécifique à la spécialité de l'athlète.

- Un conseiller sur le travail postural intégrant des exercices spécifiques avec une approche de la respiration (Yoga) en cohérence avec l'approche du préparateur mental et de l'entraîneur .

Mais surtout un-e athlète qui a un projet sportif clair inscrit dans la durée et intégré aux autres dimensions de sa vie.

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10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 20:49

Qu'est ce qui caractérise des athlètes de l'élite nationale ?

Je tenais à vous partager cette réflexion que je fais depuis bien longtemps dans nombre de sports et qui se confirment en athlétisme.


Cela fait cinq ans que j'accompagne des athlètes plusieurs fois par an aux différents championnats de France d'athlétisme .

C'est l'occasion d'observer les comportements de l'intérieur de ce que sont les athlètes français(es) les plus performants. Dans ces rendez-vous nous nous côtoyons pendant deux à trois jours. Une proximité réelle, puisque nous partageons les mêmes zones dans les tribunes, dans les cantines, dans les hôtels et surtout dans les zones réservées à l'échauffement et où ne se trouvent que les athlètes et les entraîneurs.


Voici quelques principes que j'en dégage :
- Du calme..concrètement, ça parle peu (voire pas du tout !).
- Les gestes sont posés.
- L'attention est présente à 200% (même sur des gestes basiques, gammes, footing lent..).
- Du stress certes, mais pas d'angoisse palpable (hormis quelques exceptions). Du travail est fait à ce niveau là, c'est évident.
- De la simplicité, même chez des athlètes présentés dans les médias comme arrogants.
- A aucun moment ça ne parle, chrono, séance. Les échanges que nous avons sont marqués par la simplicité.
- La capacité à relativiser en situation d'échec. C'est à dire savoir identifier ce qui a été et ce qui est à améliorer et très vite se projeter sur l'avenir. Ça ne rumine pas ! Pas de regret.

Il se dégage une manière d'être, une posture. Elle est de mon point de vue déterminante et elle se construit dans le quotidien de la pratique sportive et dans les autres domaines de vie.

Certes l'entraînement est déterminant, mais dans le haut niveau, il y a une autre dimension que je qualifierai ainsi : rigueur, simplicité, humilité, confiance, engagement, responsabilité personnelle..et nous estimons que 40% de la performance en dépend !

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 13:29

Voici en huit principes ce qui peut guider le cadre éthique de l'entraînement. Ceci est un texte proposé par Raymond Barbry et Guillaume Winter (entraîneur demi-fond du RCArras) à destination des athlètes de leur groupe d'entraînement.


1. Entraîner, est un acte complexe qui signifie prendre en compte toutes les dimensions d'un athlète : aspect physique, aspect psychique, et le projet de l'athlète...Et cela demande de l'expérience !
2. Une programmation et une planification de l'entraînement se réalisent sur plusieurs années (Nous travaillons sur le long terme). La progression des plus anciens du groupe (encore jeune)...Des cadets "moyens" qui arrivent au France élite en catégorie espoir !
3. Le meilleur moyen de se "planter" : copier les entraînements d'un tel ou d'un tel mis sur les réseaux sociaux ou dans les revues..parce que la réalité est autre ! Et ce qui est réalisé est souvent bien différent de ce qui est formalisé !
4. Vous êtes chacune et chacun une personne unique..et donc nous cherchons au mieux à répondre à ce qui vous convient le mieux pour vous !
5. Vous devez apprendre à vous connaître, vos émotions, votre corps, vos pensées pour pouvoir nous dire ce que vous ressentez. Nous adaptons les séances d'entraînement quotidiennement !
6. La confiance est la clef déterminante de l'efficience d'un entraînement.
7. C'est vous et uniquement vous qui réalisez vos performances....Nous, nous sommes là pour vous accompagner. Jamais nous ne ferons à votre place !
8. Notre objectif n'est pas de faire de vous des champions, mais des personnes qui ont de la stabilité, qui savent ce qu'elles veulent, qui savent s'engager et faire des choix dans leur vie. La pratique sportive d'un sport exigeant comme l’athlétisme et qui plus est le demi-fond participe à vous construire. Si en plus vous faites des performances, tant mieux, mais surtout restez simple et humble. La qualité humaine ne se mesure pas aux performances sportives, intellectuelles ou autres..mais à votre capacité à faire vos choix et à apprécier votre vie et les relations que vous nouez.

Raymond Barbry le 26 mai 2018

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 17:15

Depuis six ans j’intègre tout au long de l'année, pour les athlètes du groupe demi-fond que j'entraîne, des temps de pleine attention ou méditation de pleine conscience. Ces temps sont intégrés soit en début, soit en cours, soit en fin d'entraînement. Ce sont le plus souvent des temps brefs (d'une dizaine de secondes à quinze minutes au maximum) qui varient en fonction de leur positionnement dans la séance d'entraînement.

A la demande d'entraîneurs d'autres spécialités de l’athlétisme du même club (RCArras) je propose, une fois par semaine lors de la saison estivale un temps de quinze minutes ouvert aux athlètes volontaires du club en tout début d'entraînement.

Qu'y faisons nous :

- Apprendre à développer son attention,

- Apprendre à maintenir son attention pendant une durée déterminée sur un objet neutre,

- Apprendre à observer ses pensées et les émotions associées,

- Apprendre à réguler et laisser passer les pensées,

- Apprendre à visualiser,

Comment le faisons nous :

- Un engagement volontaire

- Un temps de quinze minutes,

- Une situation nouvelle à chaque rencontre. Situation qui peut être travaillée individuellement chaque jour par chacun.

Dans quel but cette proposition ? d'abord leur apprendre à développer l'attention !

La motivation première de nombre d'athlètes et plus particulièrement des jeunes (catégories cadettes, cadets, juniors, espoir) est d'apprendre à réguler leur stress et plus particulièrement l'état de sur-stress. Les effets des pratiques de la méditation de plus en plus connus via les médias, mettent en avant cet argument "massue". Aussi ils sont surpris et étonnés que nous n'évoquions pas cet aspect lors de nos temps de méditation, voire que nous leur proposons de faire avec, de l'accepter et de ne plus lutter contre !

Un changement de posture.

C'est essentiellement un changement à l'intérieur qui se produit, une manière d'être à soi qui peu à peu s'installe et développe la conscience de soi, améliore la relation à l'autre et à l'environnement. C'est un changement radical dans la manière d'aborder les événements, "Je ne suis plus en lutte contre, mais je fais avec", "Je ne cherche pas à être plus que fort que x, y, z, mais à donner le meilleur de moi", " Je ne cherche pas à me valoriser, mais à me foutre la paix - pour reprendre l'expression de Fabrice Midal", " Je ne cherche plus à tout contrôler, mais j'apprends à apprécier les moments agréables et accepter les moments désagréables"....

Des effets au delà de la pratique sportive.

Assez rapidement, les jeunes athlètes (16 à 22-23 ans) constatent que les temps de pleine attention peuvent être exploités à tout moment et en dehors de la pratique sportive. Un entraînement régulier à la pleine attention participe à être plus dans le présent des événements, à les accepter et les apprécier. Ce qui n'est pas sans effet sur les autres temps de vie, lycéen, universitaire, professionnel, personnel.

Raymond Barbry, le 14 avril 2018

 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 09:47

Dans le domaine du sport comme dans les autres domaines, développer l'attention-concentration est déterminant pour la réalisation d'une performance. Il n'y a pas d'excellence sportive sans capacité attentionnelle de haut niveau et ce quel que soit le niveau d'aptitudes motrices.

Il importe de développer aussi ces capacités attentionnelles en deux minutes, Serge Augier nous explique comment développer cette attention qui fait tant défaut à nombre de nos contemporains pour deux raisons essentielles :

  • Le manque de vitalité.
  • Le manque d’entraînement spécifique.

Voir la vidéo en cliquant sur le lien suivant :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2018/03/27/la-vitalite-la-clef-de-lattention/

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 13:36

Il en va dans le sport de haut niveau comme dans d'autres domaines, le chant, la danse, la créativité, le théâtre, la marche, l'apnée, la musique...Cet état particulier appelé le flux ou le flow ou la zone est devenu une quête et un objet de recherche qui nous apporte son lot de découvertes qui confirment et renforcent les ressentis d'expérience.

En état de flow le sujet est en absorption totale dans la situation. La personne est complétement dans l'activité. La concentration est si intense que tout le reste disparaît. La créativité et la motivation s'améliorent grandement (d'après certaines recherches jusque 400%) et les performances physiques et mentales augmentent considérablement.

Au plan neurophysiologique c'est un état de conscience modifiée qui se caractérise par des taux spécifiques de neurotransmetteurs:

- l'épinéphrine et la dopamine augmentent l'attention et la concentration,

- le taux d'endorphine qui s'élève ensuite durant l'activité, diminue la perception de la douleur,

- l'anadamide contribue à l'installation d'un état d'extase,

- les taux de sérotonine et d'ocytocine montent et renforcent le bien être, la confiance et  l'empathie.

De part cette pleine présence à la situation, l'activité du cortex préfrontale diminue ce qui a pour effet de faire cesser le bavardage intérieur et les logiques planificatrices. C'est l'intuition qui prend le pas sur le rationnel. Faut-il rappeler que cette intelligence intuitive est devenue un concept scientifique appelé "conscience intuitive extraneuronale" (cf Prof J.J Charbonnier). Cette conscience  est maintenant étudiée en médecine, en neurosciences, en psychologie, en physique quantique et dans le cadre de recherches interdisciplinaires telles que la psycho-physique, la bio-physique, l'épigénétique...

L'état atteint est semblable à celui des transes mystiques et se définit par les aspects suivants:

- Selflessness, disparition de l'ego,

- Timelessness, disparition de la sensation du temps,

- Effortlessness, disparition de la notion d'effort,

- Richness, accès à une réalité plus large et plus riche (augmentation des perceptions).

Une forme de paradoxe se dégage ici. Plus le sportif va rencontrer des états de flow et plus il sera performant et donnera le meilleur de lui même. Or pour que ces états de flow adviennent de manière naturelle et spontanée, le sportif se doit d'être dans un état de pleine présence, détaché de l'ego, détaché de la stratégie. Faut-il rappeler que ces états ne peuvent pas se programmer, ils adviennent parce que le sujet bascule en mode intuitif dans le moment présent (plus cerveau droit que cerveau gauche).

Si nous souhaitons que les sujets que nous entraînons rencontrent plus souvent cet état de manière naturelle, encore faut-il dans le cadre de nos entraînements, mettre en place les principes suivants :

- Placer des temps spécifiques de pleine attention ou pleine conscience dans l'effort.

- Proposer des temps spécifiques de pleine attention ou méditation de pleine conscience, de sophrologie, d'hypnose et auto-hypnose dans le cadre de la préparation mentale.

- Placer des situations où la spontanéité pourra émerger et la laisser se développer.

- Valoriser la confiance en soi, la simplicité et l'humilité pour réguler l'ego souvent surdimensionné chez les sportifs de haut niveau.

- Bannir dans le temps d'entraînement les outils qui favorisent la déconcentration (smartphone...).

- Pratiquer des temps d'activités en pleine nature.

- Identifier et reconnaître les différents niveaux de conscience que nous traversons tous dans notre vie et dans les temps d'entraînement : la conscience de type 1 qui contrôle et régule les grandes fonctions biologiques (respiration, rythme cardiaque etc...), la conscience de type 2,dite conscience réflexive (c'est par elle que nous sommes conscients d'être conscients) et la conscience de type 3, dite réflexive lucide (celle qui permet l'état de flow).

Ces principes d'entraînement sont préférables à certaines pratiques émergentes qui peuvent être questionnantes au plan éthique parce que s'apparentant à des pratiques dopantes (micro-dose de psychédéliques, stimulation cérébrale...).

Pour en savoir plus sur ce niveau de conscience de type 3 "réflexive lucide" qui participe à développer l'état de flow, voici une liste de chercheurs parmi quelques spécialistes français et étrangers de la question, J.F Houssais (chercheur en biologie cellulaire et moléculaire-CNRS), J.J Charbonnier (Docteur anesthésiste-réanimateur-CHU de Toulouse), M.Beauregard (Prof Neurosciences - Université de Pennsylvanie), D.Radin (Directeur centre de recherche noétique de Pétaluma -Californie), O.Chambon (Psychiatre et Responsable DU faculté de médecine de Lyon), S.Déthiollaz et C.C Fourrier (Docteur en biologie moléculaire et psychothérapeute - Centre de recherche Noétique- Genéve), M. Le Van Quyen (Chercheur INSERM et Institut du cerveau et de la moelle épinière - Paris), E.Ransford (épistémologue et physicien quantique), P.Guilleman (Ingénieur I.A et physicien - CNRS), l'INREES (Institut de Recherche sur les événements extraordinaires et inexpliqués), R.Sheldrake (Biochimiste - Université de Harvard et Cambridge), F.Varela (+) (Chercheur en psychologie cognitive - Université d'Orsay), C.André (Psychiatre - hôpital Ste Anne à Paris), F.Midal (Philosophe), B.Nicolescu (Physicien - Prof honoraire CNRS) ......

 

Raymond Barbry le 04/01/2018

 

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 13:45

Dans le cadre d'une action de formation des athlètes du RCA section athlétisme (Racing Club D'arras) et en complément de leur formation spécifique athlétique, j'ai en collaboration avec deux autres techniciens (entraîneur ou éducateur) du club ouvert un atelier bien être et santé qui se veut apporter un complément indispensable à leur formation globale.

C'est dans ce cadre qu'une fois toutes les semaines, le samedi matin, les athlètes de toute spécialité et de tout niveau peuvent bénéficier d'un temps de méditation de pleine conscience d'une heure associé sur une autre heure à l'approche posturale et respiratoire de Gasquet du renforcement musculaire réalisé par Jean Marc Gallet (entraîneur épreuves combinées) et l'approche Pilates par Alexandra Banti (éducatrice au club et athlète de niveau national).

C'est un groupe d'une vingtaine de participants venant des différentes spécialités de l’athlétisme (piste, course nature, course route, trail..) et de différents niveaux (du haut niveau national au débutant) qui se retrouve toutes les semaines pendant une heure pour découvrir ou renforcer leur pratique méditative.

Le temps de pratique réel à chaque séance est d'une trentaine de minutes que les participants peuvent enregistrer afin de reproduire plusieurs fois dans la semaine la séance introduite lors du temps collectif. En effet, nous savons que les effets de la méditation ne sont efficients que si la pratique se systématise, jusqu'à devenir quotidienne. Le temps restant (30mn) est destiné aux partages d'expériences au sujet des entraînements méditatifs individuels réalisés pendant la semaine et l'analyse de l'expérience des situations proposées le jour même.

Raymond Barbry le 20 octobre 2017

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 07:18

Dans son dernier ouvrage paru aux états unis en 2012 sous le titre de Running with the Mind of Meditation, Sakyong Mipham partage son expérience de coureur de longue distance (marathon) et de méditant. Il nous explique comment et à quelles conditions nous pouvons à la fois entraîner le corps et l'esprit pour réaliser notre potentiel.

Nous savons aujourd'hui que la réalisation de notre potentiel dans le sport de compétition dépend autant de la préparation physique que de la préparation mentale. Autant nous sommes passés maître de la préparation physique en matière d'entraînement, autant nous avons encore beaucoup à apprendre dans notre culture occidentale de l'entraînement de l'esprit. Ce livre vient d'être traduit cette année. Il est maintenant disponible en version française. Il nous éclaire sur l'approche d'un maître de méditation boudhiste qui pratique aussi la course de fond.

La philisophie boudhiste est celle qui a le plus étudiée le fonctionnement de l'esprit. Les travaux les plus poussées en neurosciences de ces quinze dernières années ont mis en exergue la richesse de cette approche et des effets sur le bien être de l'être humain tant au plan physique que mental. Des sportifs de tout niveau ont intégré et intègrent de plus de plus des temps quotidiens au développement de leur esprit. Ce que nous appelons plus communément le développement du mental. Pour ne citer que quelques uns parmi les plus connus qui en ont parlé ces dernières années, Cadel Evans, Geg Lemon (cyclisme), Federer, Djokovic, l'équipe de tennis suisse de coupe Davis (tennis), nombre d'athlètes et de sportif anglo-saxons de niveau international, les coureurs du relais 4x400m de l'équipe de Belgique etc...

Voici un résumé de l'ouvrage

La méditation agit en profondeur sur notre bien être et notre santé. Elle permet d'apaiser l'esprit, de revitaliser le corps, et, appliquée au running, elle améliore nos performances sportives. Courir devient un entraînement de l'esprit autant que du corps, à même de transformer et d'enrichir notre vie......Que vous soyez un coureur débutant ou expérimenté, vous découvrirez les étapes de l'entraînement de l'esprit dans la course, des exercices et des enseignements accessibles et essentiels sur les pratiques de la méditation à pratiquer durant votre running.

Raymond Barbry, le 24 août 2017

 

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Présentation

  • : Le blog de sport en pleine conscience - Raymond Barbry
  • : L'objet de ce blog est de promouvoir l'exploitation de la pleine conscience (mindfulness) dans la pratique sportive. Ceci afin de permettre aux pratiquants sportifs d'exploiter au mieux leurs ressources dans le respect du développement humain.
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Profil

  • Raymond Barbry
  • J'interviens dans l'accompagnement (coaching) des sportifs de tous les niveaux. Je propose une approche de la préparation mentale qui prend appui sur les outils de la pleine conscience et sur mon expérience personnelle de sportif de haut niveau.
  • J'interviens dans l'accompagnement (coaching) des sportifs de tous les niveaux. Je propose une approche de la préparation mentale qui prend appui sur les outils de la pleine conscience et sur mon expérience personnelle de sportif de haut niveau.

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