Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 23:08

La présence discrète,

 

Le partage et la collaboration,

 

La joie partagée,

 

L'accompagnement juste,

 

La solitude nécessaire,

 

 

La force du groupe,

 

Repost 0
Published by Raymond Barbry
commenter cet article
12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 07:34

Par cet article je témoigne des effets observés d'une pratique de méditation de pleine conscience que j'intègre depuis quatre ans et plus systématiquement depuis deux ans au temps d'entraînement de jeunes athlètes du Racing Club d'Arras-athlétisme (section arrageoise) spécialistes du demi-fond court au fond (du 800m au trail). Cet article n'est pas et ne se veut pas scientifique, c'est le témoignage, l'analyse et le partage d'une expérience d'entraîneur qui est aussi de par ailleurs dans la vie professionnelle, formateur-consultant-coach-préparateur mental et qui forme à la pleine attention ou méditation de pleine conscience depuis plus de six ans.

 

1. Caractéristiques des athlètes.

En majorité le groupe d'entraînement, dont je partage la responsabilité avec Guillaume Winter depuis deux ans et avant avec Antoine Galopin (maintenant CTS en Bretagne), est constitué de vingt cinq  athlètes en majorité âgés de 16 à 25 ans (2/3 garçons pour 1/3 de filles). Leur niveau de performance va du niveau départemental au plus haut niveau national (France élite). Leur engagement dans leur pratique d'athlète (nombre d'entraînements) varie de 2 à 6 entraînements  par semaine en fonction de leur motivation, de leur disponibilité et de leur niveau de performance.

2. Pratiques intégrées dans les temps d'entraînement.

J'ai fait le choix d'intégrer dans les temps d'entraînement des temps courts de une à dix minutes de méditation de pleine conscience avant, pendant et en fin d'entraînement qui prennent les formes suivantes, en voici quelques exemples :

- Marche très lente avec une expiration et une inspiration par appui.

- Marche lente les yeux fermés avec expiration prolongée.

- Course à allure lente avec des temps d'expiration du double du temps d'inspiration, par exemple, expiration sur six appuis et inspiration sur trois ou expiration sur quatre appuis et inspiration sur deux appuis (cf la méthode Breathplay).

- Un moment du temps d'échauffement en silence.

- Effort à intensité élevée avec centration sur la respiration,  par exemple : expiration sur deux appuis et inspiration sur un appui (même lors des phases dite "lactique").

- Lors des phases de récupération, marche ou trot très lent seul et en silence avec une expiration soutenue et régulée.

- Exercices multiples et variés d'attention à la respiration.

- Course très lente à pieds nus sur l'herbe en fin de séance (récupération) seul et en silence.

- Temps de course aux sensations, sans la montre et sans information sur les temps de passage.

- Une fois par semaine, un temps de méditation guidée avant la séance sur la thématique de la confiance en soi.

- Un temps de visualisation sur les ressentis physiques et émotionnels de suite à une situation de réussite (cf la gestion mentale)

Certains athlètes continuent une pratique quotidienne personnelle par des temps plus ou moins courts (3 à 10mn), le plus souvent, le matin au lever, puis en milieu de journée et le soir avant le coucher. Ces pratiques portent sur le scan corporel, l'écoute des sons, l'observation des pensées, un temps de silence, de la cohérence cardiaque, l'attention  ce que je mange etc....

3. Une philosophie de l'entraînement.

Intégrer ces temps de pleine conscience n'est pas neutre en matière de philosophie de l'entraînement, en voici les grands principes :

- Développer l'intériorité par la prise de conscience du soi et des ressentis.

- Apprendre à se connaître par une approche globale.

- S'engager dans la pratique compétitive d'abord pour donner le meilleur de soi et non pour être meilleur que les autres. D'abord je cours avec les autres et non contre les autres !

- Apprendre à lier, le physique, l'émotionnel et le cognitif dans le temps d'entraînement.

- Développer l'intelligence intuitive - aussi dénommée scientifiquement, l'intelligence intuitive extra-neuronale.

- Transférer cette pratique de pleine conscience dans les autres temps de vie (scolaire, universitaire, professionnel, social, personnel...).

4. effets observés sur les performances, sur la régulation du stress compétitif, sur les relations dans le groupe.

Sur la performance : II est toujours difficile, voire impossible, d'identifier objectivement les effets d'une seule variable sur la performance. Cette dernière est la résultante d'une multitude de facteurs qui interagissent constamment. Cependant je me risquerai à avancer que, compte tenu du profil global des athlètes du groupe, nous obtenons de très bons résultats en matière de performance. A ce jour nous n'avons jamais eu dans ce groupe depuis qu'il existe (quatre ans) d'athlètes réalisant spontanément dés leur arrivée des performances de haut niveau (l'athlète "doué"). Pour la majorité ce sont des jeunes qui sont arrivés avec un passé de sportif, voire de bon sportif, mais rien d'exceptionnel, or nous observons les faits suivants :

- Des progressions régulières d'année en année.

- Trois athlètes réalisant des performances de niveau national et proche des sélections pour deux d'entre eux.

- Tous les athlètes du groupe (sans exception) et quel que soit leur engagement et leur investissement améliorent leurs performances - records personnels - chaque année (pas de stagnation ou de régression).

Sur la régulation du stress compétitif : C'est l'élément majeur, mis en avant aujourd'hui, de l'exploitation des pratiques de méditation de pleine conscience dans le sport comme dans d'autres domaines (entreprise, psychothérapie, examens etc..). Or, paradoxalement, il ne s'agit pas de cela et c'est de mon point de vue une erreur fondamentale de croire que parce que nous allons pratiquer la méditation de pleine conscience, il n'y aura plus de mauvais stress, de peur, d'angoisse. Non, le stress négatif (bloquant et inhibant), la peur, l'angoisse, les pensées négatives seront toujours présents ! Un athlète de profil "angoissé" le restera. Mais alors que gagne-t-il à pratiquer la méditation ?

- Il va apprendre à s'accepter tel qu'il est.

- Il va apprendre à vivre avec ses angoisses pré-compétitives. Il ne va plus lutter contre ses peurs, il va faire avec !

- Il va apprendre à observer ses pensées et les émotions associées.

Et de fait, les peurs, les angoisses et le mauvais stress se régulent. Ils ne vont pas disparaître. Les pensées négatives et bloquantes, ne font que passer et ne s'accrochent pas dans le psychisme de l'athlète. De ce fait par effet indirect, le mauvais stress (celui qui bloque et inhibe) diminue d'intensité.

Sur la dynamique relationnelle dans le groupe :

Certainement l'un des effets indirect que je qualifierai de plus "puissant", et que je retrouve dans les classes où les enseignants proposent la méditation de pleine conscience ou pleine attention ; à savoir que nous observons moins de situation de tension, voire de conflit entre les membres du groupe. Ce n'est pas que les tensions n'existent pas, mais elles sont régulées de par une capacité accrue par ses membres à accepter l'autre tel qu'il est, à ne pas rendre responsable l'autre de ses propres erreurs, à être dans l'entraide, la coopération et le soutien plutôt que la compétition et la confrontation.

Cependant les athlètes qui s'inscrivent dans une logique de confrontation et de compétition excessives ne restent pas dans de tel groupe s'ils n'intègrent pas les principes fondamentaux et ne s'engagent pas dans cette pratique d'intériorité. Leur difficulté majeure se situant au niveau d'une intériorité qu'ils refusent de rencontrer et de développer.

Vers une extension aux autres licenciés du club. Fort de cette expérience du groupe demi-fond et des compétences au sein du collectif des entraîneurs. Cette pratique et d'autres tels que, le yoga, le pilate, la relaxation, la méthode Gasquet ou APOR seront proposées aux autres groupes et licenciés du club de manière formelle dans le cadre d'un atelier une fois par semaine, voici une présentation succincte des intervenants et des contenus proposés.

Alexandra BANTI : « sprinteuse (sur 100 et 200m), pratique l’athlétisme depuis dix ans. Pratique le yoga, la relaxation, le pilate,

Raymond BARBRY : Entraîneur demi-fond au RCA. Professeur d'EPS et Formateur-consultant-coach indépendant sur la régulation du stress, la préparation mentale, la gestion de conflit et de crise, la pleine attention ou méditation de pleine consience. Pratique de la relaxation depuis quarante ans et de la méditation depuis plus de dix ans.

Jean-Marc GALLET : Entraîneur de sauts et d'épreuves combinées, Pratique le yoga depuis 7 ans. Formation "Abdominaux autrement et mal de dos" à l'institut De Gasquet (Paris).

 

Raymond Barbry, le 12 juillet 2017

Repost 0
Published by Raymond Barbry
commenter cet article
21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:48

"La confiance du patient dans son médecin est souvent plus efficace que le remède lui même" Cette phrase d'Avicienne (980-1037) est toujours d'actualité et les recherches dans le domaine de la médecine montrent s'il en est que l'effet placebo, notamment, rentre pour plus de 50% dans la guérison ! Elle peut être transposée sans problème dans le champs de l'entraînement sportif ou dans tout autre domaine des métiers de l'accompagnement, du coaching et de l'éducation.

La confiance dans l'entraîneur est l'élément déterminant de la réussite d'un sportif. Cela ne signifie pas que les méthodes et choix techniques n'ont pas leur importance, mais nous savons bien, tant par les recherches que par l'expérience, que ce qui va être l'élément clef est bien cette confiance. Elle ne se mesure pas quantitativement, mais qualitativement.

Nous savons bien que LA méthode d'entraînement idéale n'existe pas ! Ceux qui annoncent cette vérité, se fourvoient et font preuve d'une suffisance professionnelle qui conduit à plus ou moins long terme à l'échec. Entraîner est un travail de clinicien qui nécessite certes des connaissances dans des domaines très variés et multiples, de l'expérience, de l'intuition mais surtout c'est une approche clinique qui n'est pas très éloignée de l'alchimiste pour certains points.

Comment caractériser cette confiance ?

- Elle est partagée et basée sur le principe de réciprocité. Certes l'athlète doit avoir une confiance pleine et entière dans l'entraîneur, mais ce dernier se doit d'avoir aussi cette pleine confiance envers l'athlète. Combien de sportifs se fourvoient en allant chercher des conseils à droite et à gauche et perdent toute cohérence. Aussi, lorsque cette réciprocité n'est plus présente, mettre fin à la relation entraîneur/entraîné s'impose le plus souvent pour l'équilibre des deux.

- Elle vise à l'autonomie de l'athlète et non à sa dépendance envers l'entraîneur. Un athlète n'appartient pas à un entraîneur. La dépendance affective est le piège dans lequel nombre d'entraîneurs et de sportifs tombent. Comme toute relation affective, l'inconscient est bien présent. En être conscient de cet inconscient est un des fondement éthique de la responsabilité de l'entraîneur.

- Elle réclame de la part de l'entraîneur une éthique de la relation qui se résume en un principe : tendre vers le mieux être et l'épanouissement de l'athlète au delà de l'aspect sportif.

- Elle nécessite des entraîneurs et des coachs maturent psychiquement, c'est à dire conscient de leur force et de leur fragilité. Les athlètes ne sont pas là pour résoudre les problèmes psychiques des coachs !

- Elle nécessite une collaboration entre toutes les personnes qui participent à la formation de l'athlète : le ou les entraîneur(s), le préparateur mental, le préparateur physique, l'ostéopathe, les parents (quand l'athlète est mineur), etc.. et l'athlète. L'expérience me montre combien cette mise en synergie des différents accompagnants est indispensable pour éviter toute dérive.

Lorsque cette confiance est bien posée dans un cadre éthique, alors chacun s'enrichit de cette expérience. C'est alors que nous prenons conscience que les victoires, les médailles ont in fine peu d'importance, mais que l'essentiel est cette relation authentique qui s'est construite avec le temps.

 

Raymond Barbry le 21 Juin 2017.

Repost 0
Published by Raymond Barbry
commenter cet article
22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 15:55

A lire et partager cet article de Borys Cyrulnik dans l'express. : "Le sport a un rôle très important sur le développement du cerveau".

Selon de récentes publications, on apprend que le sport joue un rôle non négligeable dans le développement du cerveau...

Boris Cyrulnik: Effectivement, nous sommes en train de découvrir que le sport a un rôle énorme sur le développement du cerveau et des apprentissages. Les publications datent de quelques mois. Grâce aux neurosciences, on fait des résonances magnétiques fonctionnelles, nucléaires, et on constate que contrairement à ce qu'on pouvait penser -en résumé "gros muscle et petit cerveau"- la réalité est totalement différente. Le développement des neurosciences montre au contraire que l'activité musculaire développe le cerveau beaucoup plus que ce que l'on croyait. Par exemple, quand un instrumentiste joue du violon ou du piano, on voit que l'hémisphère gauche autour du langage est quatre fois plus étendu et quatre fois plus épais que chez les gens qui écoutent de la musique sans être des instrumentistes. Et c'est bien l'action physique, l'action musculaire qui développe le cerveau. 

Pour la totalité de l'article :http://www.lexpress.fr/actualite/sport/boris-cyrulnik-le-sport-a-un-role-enorme-sur-le-developpement-du-cerveau_1142464.html

Raymond Barbry le 22 mai 2017

Repost 0
Published by Raymond Barbry
commenter cet article
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 07:20

Le titre de cet article reprend celui d'un livre écrit par Paul Wilson, surfeur et professeur d'université qui a consacré une bonne partie de sa vie à enseigner la méditation de pleine conscience.

Qu'est ce qui nous frappe quand nous observons la plupart des sportifs de très haut niveau ? Le calme qu'ils sont capables de maintenir même dans les situations les plus défavorables. Je pense récemment au match de tennis qui a opposé Nadal à Federer (finale d'un tournoi du grand chelem) où nous avons tous été impressionnés par la posture de ces deux joueurs d'exception qui durant toute la durée du match sont restés dans le présent de la situation, balle après balle.

Une des compétences clefs dans la réussite d'un parcours dans le sport de haut niveau n'est pas que dans le domaine du physique. Toutes et tous les sportifs de haut niveau ont les aptitudes physiques. Ce ne sont pas ces dernières qui vont faire la différence au très haut niveau. Ce qui fait la différence (en dehors des pratiques dopantes  biologiques, génétiques ou mécaniques) dans la durée du parcours de l'athlète, est la capacité à surmonter les difficultés et les problèmes du quotidien. Il ne s'agit pas de les éviter mais d'en atténuer l'impact. On résiste mieux aux pressions extérieurs lorsque le calme et la concentration aident à maintenir le cap. On rebondit plus efficacement. Face à un défi les réponses apportées sont plus constructives. Et, si une catastrophe surgit, on reprend le cours d'une vie normale plus aisément. Aux heures, les plus noires, on est en mesure de puiser dans cette paix intérieure qui permet de surmonter les épreuves.

Est-ce que ça s'apprend ? La réponse à cette dernière question est affirmative. Chacun d'entre nous, quelle que soit sa personnalité, peut développer cette aptitude à développer un calme intérieur propice à répondre à toutes les situations de la vie, non seulement dans les moments de détente, mais aussi et surtout pendant des moments d'activité générant un stress conséquent.

Apprendre à être dans le présent pour découvrir ce calme intérieur. Le stress que l'on ressent est toujours associé au passé ou à l'avenir, jamais au moment présent. La peur et l'anxiété sont liés à l'avenir, à ce qui est susceptible de se produire. Le regret, la déception sont liés au passé, à ce qui s'est déjà produit. Cette opposition passé et avenir se retrouvent partout. Mais tous deux ne sont en fait que conceptuel et n'existe qu'en pensée. Les pensées liées au passé et au futur n'existent pas dans la réalité concrète !

Être dans le présent fait apparaître instantanément un état de calme et la clarté d'esprit. Le présent se vit et se ressent. Toute tentative de le saisir ne peut que nous en éloigner. Le présent est une réalité qui se ressent et non un phénomène que l'on peut comprendre.

Dans notre culture occidental marqué par le contrôle, le défi est d'accepter que le présent est indépendant de tout fonctionnement intellectuel, psychologique ou émotionnel. Il s'agit d'une forme de conscience pure et simple, directe et immédiate. C'est l'état de flux (flow).

Raymond Barbry le 18 mai 2017

Repost 0
Published by Raymond Barbry
commenter cet article
4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 12:15

Ce club d'athlétisme de niveau national propose à compter de cette saison un atelier de méditation hebdomadaire pour les athlètes volontaires.

Chaque semaine un temps court de 15mn est proposé aux athlètes. Il regroupe les athlètes des différents groupes d'entraînement et spécialités de l'athlétisme. Ce temps est placé avant une séance d'entraînement.

Dans un article précédent nous avions présenté une expérimentation réalisée avec ces mêmes athlètes lors d'un stage préparatoire à la saison de compétition en plein air où il leur avait été proposé trois temps d'intériorité : de la méditation, de la relaxation et de la visualisation mentale.

C'est à la demande des athlètes que nous proposons un atelier hebdomadaire.

Faut-il rappeler que le sens de cet atelier est d'apprendre aux athlètes à vivre au mieux le présent, à ne pas chercher à tout contrôler, à s'ouvrir à ce qui est.  C'est ainsi que nous donnons le meilleur de nous même dans le sport comme dans les autres domaines de la vie !

Raymond Barbry / entraîneur demi-fond au RCA (section Arras) - Formateur-consultant-coach indépendant.

Repost 0
Published by Raymond Barbry
commenter cet article
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 14:19

C'est dans le cadre d'un stage regroupant les athlètes de toutes les spécialités de l'athlétisme du Racing Club d'Arras (niveau national) qu'il a été proposé à tous les athlètes volontaires des temps réservés au développement de la conscience de soi et à la préparation mentale.

La préparation mentale prend une part de plus en plus conséquente dans la préparation des sportifs. Les témoignages de quelques sportifs de niveau international parmi les plus reconnus aident à la prise de conscience de cette dimension de la préparation (l'équipe de coupe Davis des tennismen suisses, le judoka Teddy Rinner, le cycliste Cadel Evans, le basketteur M.Jordan, l'entraîneur des athlètes Kényans etc....).

En accord avec l'ensemble du staff technique, durant un stage intensif de trois jours (deux entraînements/jour), nous avons proposé, en plus des temps d'entraînements spécifiques, à tous les athlètes volontaires, trois temps  dits de préparation mentale que nous avons abordés sous trois aspects :

1. Un temps dit de méditation de pleine conscience ou pleine attention, ayant pour objectif de faire vivre la pleine présence à l'instant. Elle est la base de toute préparation mentale et elle en est un aspect incontournable. Pour aller plus loin dans la préparation mentale, il importe d'avoir appris à se mettre dans le présent, à reconnaître, observer, réguler les émotions et observer ses pensées.

Lors de ce temps de pratique d'une durée de 20mn, nous avons abordé les points suivants :

- Explicitation du mot "méditation de pleine conscience".

- Sens de son émergence dans le contexte de notre époque (mode ou besoin).

- Intérêt dans le cadre de la pratique sportive et dans les autres domaines de notre vie.

- Mise en pratique d'un temps de pleine attention d'une durée de 20mn. Durant ce temps, nous avons abordé trois aspects, la pleine attention à la posture, la pleine attention à la respiration, la pleine attention aux sons.

2. Un temps de relaxation visant à faire prendre conscience de l'état de relâchement et de détente nécessaire à la récupération. Même si elle prend appui sur la méditation de pleine conscience, la relaxation s'en différencie par le fait même que le sujet va orienter (soit par lui même, soit avec l'aide d'un expert ou d'un support audio) ses pensées vers une intention de détente et de relâchement.

Lors de ce temps de pratique d'une durée de 30mn, nous avons abordé les étapes suivantes :

- Phase de méditation centrée sur l'attention aux différentes parties du corps (scan corporel). Être en présence aux sensations qui viennent du corps sans intention de contrôle.

- Phase de relâchement, re-scan corporel avec l'intention de relâcher les différentes parties du corps et notamment les groupes musculaires.

- Phase de centration sur une respiration régulée avec phase d'expiration lente, longue et profonde (temps d'expiration deux fois supérieur au temps d'inspiration...).

3. Un temps de visualisation mentale sur une situation d'action motrice de réussite et sa mise en projet sur une situation de compétition à venir. Le plus souvent les sportifs sont en demande de cet aspect. Or maintenir pendant plusieurs minutes sa conscience (esprit, mental..) sur une situation de visualisation réclame de savoir rester concentré sur cette situation passée ou à venir pendant toute la durée de la visualisation sans être perturbé par d'autres pensées parasites !  Ce qui réclame un haut niveau de pleine présence et de pleine attention qui ne s'acquiert que par des temps réguliers de méditation.

Lors de ce temps de pratique d'une durée de 20mn nous avons abordé les étapes suivantes :

- Lien et différence entre méditation et visualisation.

- Explicitation de l'état de "flow" ou "flux" et choisir dans son passé sportif, une situation caractéristique de cet état d'aisance et de mise en action de toutes ses potentialités.

- Passage par l'état de pleine attention, pleine présence à l'instant et mise en calme intérieur.

- Visualisation mentale de la situation passée de flux choisie par chaque sujet en passant par les étapes suivantes : Première, se voir ou se parler la situation / Deuxième, retrouver et ressentir les sensations physiques (musculaires etc...) / troisième, retrouver et ressentir les émotions liées à cette situation (joie, réussite, satisfaction, plaisir etc...).

- Visualisation mentale d'une situation à venir (compétition ou phase d'entraînement) et choisi par l'athlète en passant par les étapes suivantes : Premièrement visualiser la situation (le stade, la piste, les acteurs, se voir ou se parler la situation avec le plus de précision) / Deuxièmement, ressentir les sensations physiques / troisièmement, associer les émotions de joie, de satisfaction, de plaisir dans l'action.

 

Conclusion de cette expérimentation pour ces athlètes qui pour la plupart ont découvert ces approches (hormis quelques athlètes demi-fond déjà formés et habitués à ces pratiques régulières). Au delà des bienfaits ressentis dés la séance de méditation, nous dégageons les points suivants :

- Plus des 2/3 tiers des athlètes ont participé à l'ensemble du programme sur les trois jours du stage (soit plus d'une vingtaine d'athlètes).

- Les séances se sont poursuivies par des temps d'échange individuel lors des temps libres entre les séances d'entraînement.C'est ainsi que nous avons abordé la question "clef" de la confiance en soi dans la pratique sportive, et de son transfert dans les autres domaines de la vie.

- La demande d'un atelier hebdomadaire a été formalisée par plusieurs athlètes.

 

Raymond Barbry le 24 avril 2017

Repost 0
Published by Raymond Barbry
commenter cet article
17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 14:52

Un processus simple élaboré par Luc Nicon est de plus en plus exploité dans le champ thérapeutique, dans le médical et même en pédagogie. Il ne nécessite pas de compétence particulière et se rapproche d'autres outils exploités par ailleurs (le dialogue pédagogique de la gestion mentale, l'entretien d'explicitation, l'entretien d'aide et d'accompagnement, le scan corporel en méditation, sophrologie....). Il peut être utile aux sportifs lorsqu'une difficulté émotionnelle apparaît afin d'éviter de s'énerver et de se crisper, deux états préjudiciables à l'efficience, à la performance et à la réalisation de soi.

Ce protocole se base sur une capacité que nous avons tous en nous, l'introspection et la conscience de soi. Dés qu'une émotion survient, il importe d'avoir le réflexe de ressentir ce qu'il se passe en nous, sur le plan physique. Un muscle qui se crispe, une douleur quelque part,, une tension dans le dos, le ventre serré. Il faut se poser la question : qu'est-ce-qui se passe dans mon corps ? Puis observer la manière dont ces sensations évoluent et finissent par s'éteindre. En agissant ainsi, nous observons que l'émotion négative disparaît.

Voici le protocole :

Au moment de la situation, par exemple, je perçois la colère ou la peur qui monte.

- Je ferme les yeux.

- Qu'est-ce que ça fait dans mon corps ? Je prête attention à mes sensations physiques : des muscles sont-ils tendus ? Des parties du corps sont-elles serrées, nouées, vrillées, durcies ? Mon coeur bat-il plus vite ?....

- J'observe mes sensations, comment elles se transforment, et je les laisse évoluer : est-ce que ça se desserre ? Est-ce que ça va moins vite ? ....

- Quand je ne ressens plus rien, j'ouvre les yeux.

- Puis je repense à ce qui m'a mis dans cet état.

- Quelquefois, il se peut que j'aie à nouveau une émotion mais ce n'est pas la même et les sensations physiques sont différentes. Alors je refais la même chose.

- Je ferme les yeux.

- Qu'est-ce que ça fait dans mon corps ?

- Je laisse évoluer et j'observe comment mes sensations se transforment.

- Quand je ne ressens plus rien, j'ouvre les yeux.

- Fin du processus.

Plus je m'entraîne à être conscient de mes émotions et des effets sur les sensations physiques et plus je suis à même de les réguler.

A noter que cela peut être aussi exploité lorsqu'une émotion agréable apparaît à l'issue d'une situation de réussite. Cela va faciliter l'arrivée des états de "flux" ou "flow". C'est ce que pour ma part j'exploite dans les temps d'entraînement ou dés la fin d'une compétition. Dés qu'un athlète réalise une bonne prestation et que la joie, le plaisir, la satisfaction sont présentes, nous l'amenons à exploiter ce protocole et plus particulièrement celui du dialogue pédagogique de la gestion mentale qui est pratiquement point par point celui du processus Tipi.

Pour ne savoir plus, lire de Luc Nicon : Comprendre ses émotions 3003 / Revivre sensoriellement 2013 / Tipi, Technique d'identification des peurs inconscientes 2007.

Raymond Barbry le 17 avril 2017.

Repost 0
Published by Raymond Barbry
commenter cet article
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 11:53

Voici le témoignage de Haile Gebreselassie donné dans Runners.fr nés pour courir

Quels conseils donneriez-vous à des coureurs amateurs souhaitant progresser ?
Au risque de me répéter encore et encore, la discipline est le premier conseil que je donnerais. Qu’il pleuve, qu’il fasse froid, que l’on se sente en forme ou fatigué, il est nécessaire de s’entraîner. Le deuxième conseil : il faut avoir un but. Peu importe le niveau. Se fixer un objectif et s’y tenir : c’est très important. Le troisième conseil : travailler dur. Il faut savoir se sacrifier. Il faut apprendre à tolérer une intensité d’effort élevée, apprendre à repousser ses limites. Vous savez, les deux derniers kilomètres d’un marathon sont un marathon. C’est comme courir 40km après 40km. La dureté de ces deux kilomètres exige que l’on soit prêt. Et il n’y a que le travail pour se préparer à tolérer les deux derniers kilomètres d’un marathon.

Si nous devions résumé les qualités nécessaires à toute personne pour se réaliser au travers d'une pratique sportive nous pouvons citer : la patience, l'envie, la persévérance, la rigueur...Ces qualités ne sont pas innées. Il n'existe pas de gênes de la persévérance, de la rigueur, de l'envie, de la patience ! Elles s'apprennent et se développent par l'éducation et par  les engagements quotidiens tant dans la pratique sportive qu'ailleurs..et ce sont des qualités hautement transférables d'un domaine à l'autre.

Repost 0
Published by Raymond Barbry
commenter cet article
9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 08:55

Le sportif doit apprendre à se détacher de la comparaison afin de donner le meilleur de lui-même. Le sportif de haut niveau agit dans un contexte de compétition exacerbée où la comparaison est maître et hiérarchise les sportifs entre eux. On ne performe pas contre l'autre mais d'abord pour soi. Or nous constatons que beaucoup trop de sportifs, quel que soit leur niveau, inscrivent leur action et leur engagement en comparaison avec d'autres. Pour certains cette comparaison en devient même obsessionnelle. Être dans cet état génère sur-stress (le mauvais stress), tension intérieure constante, perte du relâchement, fatigue excessive, blessure et non réalisation de performance optimale.

Un héritage éducatif. Depuis notre plus jeune âge, pour la plupart d'entre nous nous comparons aux autres afin de nous situer. dans la famille, à l'école, dans les clubs sportifs, dans la musique, dans l'art etc... tout nous porte à nous comparer. Dans la plupart des systèmes éducatifs occidentaux nous sommes régulièrement mis en comparaison. Se comparer serait alors une inclinaison naturelle chez nous humain. Ce n'est pas tant cela qui pose problème, ce qui est problématique justement dans notre société de consommation c'est l'injonction paradoxale du genre : soyez comme tout le monde, ne sortez pas du lot, et en même temps, soyez différent, soyez vous mêmes. Bref différencions nous tout en étant comme tout le monde. Comme le dit Fabrice Midal (philosophe) dans son dernier ouvrage "Foutez-vous la paix ! et commencez à vivre", "cette double injonction, d'une violence extrême, est connue par les psychologues sous le nom de double bind, la contrainte de deux injonctions opposées qui peut, à la longue, mener à des troubles psychiatriques sévères....A force de réfléchir et d'agir sous l'effet de cette double injonction, nous en arrivons à ne plus avoir l'idée de ce que nous voulons pour de bon, de ce que nous désirons".

Apprendre à nos athlètes à regarder au fond de soi. C'est un apprentissage fondamentale que nous les entraîneurs, les coachs nous pouvons instiller dans notre pratique auprès des athlètes que nous accompagnons et ce dés le plus jeune âge, au même titre que les enseignants. Il s'agit de faire jaillir cette singularité en chaque athlète. C'est parce que nous faisons prendre conscience que la réussite n'est pas que liée à la performance mais aussi à la réalisation du geste juste, à la joie ressentie lors d'une action,  que nous oeuvrons à l'émergence de toutes les potentialités de l'athlète.C'est parce que l'athlète est heureux de faire ce qu'il fait qu'il peut réussir, voilà un vrai changement de perspective. C'est ainsi que vont émerger des ressources que l'athlète ne percevait pas, et qui vont le surprendre.

Vers la véritable confiance. Être dans cette approche du coaching en entraînement c'est permettre le développement de cette confiance qui s'ancre au plus profond de l'athlète. c'est une confiance en la vie qui permet à l'athlète de trouver les ressources dans chaque situation et d'être pleinement dans l'action. Elle plus forte et plus puissante que ce que nous appelons la confiance en soi.

 

Raymond Barbry le 09/02/17

Repost 0
Published by Raymond Barbry
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de sport en pleine conscience - Raymond Barbry
  • : L'objet de ce blog est de promouvoir l'exploitation de la pleine conscience (mindfulness) dans la pratique sportive. Ceci afin de permettre aux pratiquants sportifs d'exploiter au mieux leurs ressources dans le respect du développement humain.
  • Contact

Profil

  • Raymond Barbry
  • J'interviens dans l'accompagnement (coaching) des sportifs de tous les niveaux. Je propose une approche de la préparation mentale qui prend appui sur les outils de la pleine conscience et sur mon expérience personnelle de sportif de haut niveau.
  • J'interviens dans l'accompagnement (coaching) des sportifs de tous les niveaux. Je propose une approche de la préparation mentale qui prend appui sur les outils de la pleine conscience et sur mon expérience personnelle de sportif de haut niveau.

Liens