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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 08:11

Suite au championnat du monde d'athlétisme, un article paru en Belgique met en valeur et explicite en quoi pour les sportifs de haut niveau, il est indispensable de développer les ondes cérébrales alpha qui sont reconnues comme favorisant le calme et la concentration.

Par les pratiques méditatives (pleine conscience, pleine présence, pleine attention = synonyme), la sophrologie, la visualisation mentale, l'hypnose nous amenons le cerveau à être en onde alpha. Ces ondes traduisent l'état de calme, d'éveil et d'attention. Il est aujourd'hui déterminant pour un sportif de haut niveau de savoir rester calme, concentré et en état de stress accepté et régulé.

Nous savons maintenant depuis plus d'une quinzaine d'années par l'expérience appuyée par des travaux scientifiques, notamment en neurosciences, que par l'entraînement mental systématique via une pratique méditative régulière et quasi quotidienne nous obtenons de réelles transformations sur la santé globale, la concentration, la qualité de vie, les relations et donc pour les sportifs une amélioration qualitative en matière de réalisation de soi, de performance et de mieux être.

Pour information, voici une liste des effets validées et observées à ce jour d'une pratique méditative régulière(résumé d'une méta-analyse des publications scientifiques sur les bienfaits observés de la méditation)

- Epaississement d'une région centrale du cerveau (cortex cingulaire antérieur) qui régule la sensibilité à la douleur et entraîne une plus grande résistance physique (cf Université de Montréal - 2010).

- Modification durable du fonctionnement du cerveau, et notamment l'amygdale, la zone impliquée entre autres dans la peur, le stress et l'anxiété (Equipe de recherche de l'hôpital général du Massachusetts - 2012)

- Augmentation de la quantité de matière grise dans la partie gauche de l'hippocampe, une zone du cerveau connue pour son implication dans les mécanismes de la mémoire (Revue Psychiatry Research - 2011)

- Action sur le système hormonal, vasculaire et musculaire. Plusieurs recherches ont montré qu'une pratique quotidienne sur des adolescents comme des adultes obèses a mis en valeur une baisse conséquente de leur pression artérielle (5 points) au bout de trois mois d'entraînement quotidien.

- Réduction de l'insomnie. Plus que l'augmentation du temps de sommeil, c'est la qualité de ce dernier qui est observé (recherche Hopital Evanston dans l'Illinois).

- Amplification de la force musculaire. Toutes les recherches faites sur l'exploitation de la visualisation mentale en état de calme (onde alpha) montre un gain de force systématique. la pensée a donc un véritable pouvoir sur les muscles. la puissance ne dépend pas seulement de la masse musculaire, mais de l'intensité du signal nerveux envoyé par le cerveau.

- Augmentation des réactions immunitaires et de la protection des infections. Après huit semaines de pratique méditative quotidienne, l'organisme produit plus d'anticorps et de lymphocytes T (cellules de défense) suite à une vaccination anti-grippale (Claude Berghmans).

- Modifications d'ordre biologique de l'expression des gênes. Quel que soit notre capital génétique, une pratique régulière de méditation limite l'impact de certaines dispositions héréditaires (Universrité d'Harvard). Cf tous les travaux actuellement en épigénétique qui transforment la représentation que nous avions des gênes.

- Modification des télomères qui recouvrent l'extrémité des chromosomes). Une étude ayant impliqué de nombreux participants (projet Samantha) a mis en évidence que la méditation stimulait l'activité de la télomérase qui freine le vieillissement cellulaire (Université de Californie - Professeur Kaliman de Barcelone).

- Amélioration de la qualité de vie chez les personnes souffrant de diverses pathologies. De multiples études montrent que la qualité de vie des patients souffrant, de scléroses en plaques, de certains cancers, de pneumopathies ou de douleurs chroniques s'améliorent comparativement à celles et ceux qui ne pratiquent de temps méditatifs. Dans une recherche spécifique avec des patients atteints par le cancer (Université de Calgary), il a été observé une amélioration de l'humeur, une réduction des symptômes liés au stress et une réduction de la sensation de fatigue. Il est aussi observé une régression des symptômes dans dans le cas de maladie tels que : l'hypertension artérielle, les maladies auto-immunes et le psoriasis.

Il n'est donc pas étonnant de faire le constat aujourd'hui qu'une pratique méditative systématique aura des effets positifs à moyen et long terme sur le sportif, et ce quelle que soit la spécialité envisagée, l'âge, le sexe, le temps et le niveau de pratique.

Raymond Barbry le 20 août 2017

Sur le lien suivant vous trouverez l'article des échos-Belgique.

http://www.lecho.be/economie-politique/belgique-general/Comment-fonctionnent-les-cerveaux-des-champions/9922711?ckc=1&ts=1503150365

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 12:05

Il est un lieu commun dans le sport de compétition et dans le sport en général de penser que pour réussir, pour "perfer", il faut se battre. Il faut être dur avec soi, les autres, l'environnement ;  et que la réussite se fait au détriment des autres !...Or, à la fois les recherches de pointes et les observations du terrain montrent que cet adage inscrit comme une vérité est loin de décrire la réalité et surtout de mener les sportifs à la réalisation et à l'épanouissement.

Il existe en nous une qualité d'être initiale, un équilibre harmonieux qui ne se manifeste qu'en l'absence de lutte, de combat. Il suffit d'observer des sportifs (joueurs de tennis et de sports collectifs, athlètes, surfeurs etc..)  pour percevoir cet équilibre au coeur même de l'action et du geste. Dans ces moments particuliers la vie avec sa dynamique circule en nous sans effort. Nous goûtons alors à une écoute et une perception fine ce qui se passe en nous (dans notre intériorité), mais aussi dans notre rapport aux autres et au monde.

Le temps passé à l'entraînement consiste aussi à retrouver et développer ce quelque chose que nous avons tous en nous et qui nous fait goûter à cette liberté intérieure dans laquelle se crée spontanément le bon équilibre. Il est de la mission de l'entraîneur d'expliciter, de mettre des mots sur ces sensations, de créer les conditions qui les favorisent. Pour cela, il est inutile de se battre, de lutter et d'être dans la tension permanente ; il nous faut plutôt mettre l'accent et la priorité sur l'instant, être présent naturellement aux sensations, aux autres. Être présent tout simplement. Cette présence ouvre à toutes les dimensions : sentir son corps, laisser être et se libérer des tensions physiques et psychiques.

Cette façon d'être peut se retrouver même dans des contextes et situations difficiles, telles que compétition à très fort enjeu ou dans un environnement hostile.C'est cette approche que nous retrouvons dans les arts martiaux où il s'agit de rester dans la fluidité du geste quelles que soient les circonstances. Cette façon d'être s'acquiert par l'intégration de cette intentionnalité à chaque entraînement. Son appropriation ne se programme pas. Elle est dépendante à la fois de la posture de l'entraîneur qui se doit d'en témoigner dans sa manière d'être, et de l'histoire de vie de l'athlète. C'est une quête à la recherche du sensible en chacun de nous.

Raymond Barbry le 3 août 2017

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 07:57

Jusqu'alors réservés qu'aux athlètes des groupes demi-fond et sauts-épreuves combinés, des ateliers seront proposés pour tous les groupes d'entraînement dés cette rentrée de septembre 2017.

Description des ateliers proposés à tous les athlètes du RCArras athlétisme

Vous êtes athlètes débutants ou confirmés. Vous souhaitez savoir comment réguler votre stress au quotidien, comment mieux vous étirer, comment renforcer votre posture.

Nous souhaitons vous apportez les outils pour améliorer vos performances, votre vitalité, votre quotidien. Pour cela, nous sommes trois :

Alexandra BANTI : Sprinteuse sur 100m et 200m championne de France en 2013 et 2015 sur 200m. Depuis 12 ans, je pratique l’athlétisme. Je pratique le Yoga ; le Pilates. J’ai suivi une formation sur la gestion du stress. Au mois de septembre, je vais suivre une formation sur le Pilates pour pouvoir l’enseigner.

Raymond BARBRY: Entraîneur demi-fond au RCA. Professeur d'EPS et Formateur-consultant-coach indépendant sur la régulation du stress, la préparation mentale, la gestion de conflit et de crise (Titulaire d'un titre professionnel d'ingénieur de formation-master2).

Depuis quarante ans, j'intègre en tant qu'entraîneur, enseignant, consultant les outils de la relaxation et de la méditation comme moyen de développement et de valorisation des personnes (sportifs, élèves, étudiants, adultes).

Depuis plus de vingt ans je pratique à titre personnel la méditation de pleine conscience.

Depuis dix ans je forme des personnes à pratiquer cette forme de méditation laïque dont les effets sur la santé globale, sur l'attention concentration sont validés tant par la science que par l'expérience.

Jean-Marc GALLET : Entraîneur de sauts et d'épreuves combinées, je pratique le yoga depuis 7 ans. Formation "Abdominaux autrement et mal de dos" à l'Institut de Gasquet (Paris).

À partir de l'Approche Posturale Respiratoire (APOR), inspirée du yoga, selon la méthode de Gasquet, pratiquer des abdominaux et le gainage autrement, éduquer et renforcer le dos et les abdominaux compatibles avec la protection du rachis.

Nous intervenons dans différents domaines d’activités tels que :

- La Méditation,

- La Relaxation

- Le Streching et le pilates

- La Préparation mentale

- Le Renforcement musculaire autrement

Quelques exemples de bienfaits liés à la pratique de ces domaines d’activités :

- Réguler le stress et les émotions

- Apprendre à faire le calme en soi

- Entretenir et développer l’attention- concentration

- Apprendre à lâcher prise

- Récupérer des charges de fatigue, d’entraînements

- Se recharger en énergie

- Développer le schéma corporel, la maîtrise de soi et la conscience de soi

- Retrouver l’harmonie entre le corps et l’esprit

- Éviter les erreurs de la gymnastique abdominale habituelle en particulier les conséquences sur le périnée et le rachis

- Corriger la statique et la respiration au quotidien, renforcement musculaire sans hyper-pression abdominale et sans compression discale, mettre en place un gainage dynamique doux

Nos interventions débuteront début octobre 2017 et auront lieu tous les samedis matin de 10h00 à 12h00.

Raymond Barbry le 31 juillet 2017

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 23:08

La présence discrète,

 

Le partage et la collaboration,

 

La joie partagée,

 

L'accompagnement juste,

 

La solitude nécessaire,

 

 

La force du groupe,

 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 07:34

Par cet article je témoigne des effets observés d'une pratique de méditation de pleine conscience que j'intègre depuis quatre ans et plus systématiquement depuis deux ans au temps d'entraînement de jeunes athlètes du Racing Club d'Arras-athlétisme (section arrageoise) spécialistes du demi-fond court au fond (du 800m au trail). Cet article n'est pas et ne se veut pas scientifique, c'est le témoignage, l'analyse et le partage d'une expérience d'entraîneur qui est aussi de par ailleurs dans la vie professionnelle, formateur-consultant-coach-préparateur mental et qui forme à la pleine attention ou méditation de pleine conscience depuis plus de six ans.

 

1. Caractéristiques des athlètes.

En majorité le groupe d'entraînement, dont je partage la responsabilité avec Guillaume Winter depuis deux ans et avant avec Antoine Galopin (maintenant CTS en Bretagne), est constitué de vingt cinq  athlètes en majorité âgés de 16 à 25 ans (2/3 garçons pour 1/3 de filles). Leur niveau de performance va du niveau départemental au plus haut niveau national (France élite). Leur engagement dans leur pratique d'athlète (nombre d'entraînements) varie de 2 à 6 entraînements  par semaine en fonction de leur motivation, de leur disponibilité et de leur niveau de performance.

2. Pratiques intégrées dans les temps d'entraînement.

J'ai fait le choix d'intégrer dans les temps d'entraînement des temps courts de une à dix minutes de méditation de pleine conscience avant, pendant et en fin d'entraînement qui prennent les formes suivantes, en voici quelques exemples :

- Marche très lente avec une expiration et une inspiration par appui.

- Marche lente les yeux fermés avec expiration prolongée.

- Course à allure lente avec des temps d'expiration du double du temps d'inspiration, par exemple, expiration sur six appuis et inspiration sur trois ou expiration sur quatre appuis et inspiration sur deux appuis (cf la méthode Breathplay).

- Un moment du temps d'échauffement en silence.

- Effort à intensité élevée avec centration sur la respiration,  par exemple : expiration sur deux appuis et inspiration sur un appui (même lors des phases dite "lactique").

- Lors des phases de récupération, marche ou trot très lent seul et en silence avec une expiration soutenue et régulée.

- Exercices multiples et variés d'attention à la respiration.

- Course très lente à pieds nus sur l'herbe en fin de séance (récupération) seul et en silence.

- Temps de course aux sensations, sans la montre et sans information sur les temps de passage.

- Une fois par semaine, un temps de méditation guidée avant la séance sur la thématique de la confiance en soi.

- Un temps de visualisation sur les ressentis physiques et émotionnels de suite à une situation de réussite (cf la gestion mentale)

Certains athlètes continuent une pratique quotidienne personnelle par des temps plus ou moins courts (3 à 10mn), le plus souvent, le matin au lever, puis en milieu de journée et le soir avant le coucher. Ces pratiques portent sur le scan corporel, l'écoute des sons, l'observation des pensées, un temps de silence, de la cohérence cardiaque, l'attention  ce que je mange etc....

3. Une philosophie de l'entraînement.

Intégrer ces temps de pleine conscience n'est pas neutre en matière de philosophie de l'entraînement, en voici les grands principes :

- Développer l'intériorité par la prise de conscience du soi et des ressentis.

- Apprendre à se connaître par une approche globale.

- S'engager dans la pratique compétitive d'abord pour donner le meilleur de soi et non pour être meilleur que les autres. D'abord je cours avec les autres et non contre les autres !

- Apprendre à lier, le physique, l'émotionnel et le cognitif dans le temps d'entraînement.

- Développer l'intelligence intuitive - aussi dénommée scientifiquement, l'intelligence intuitive extra-neuronale.

- Transférer cette pratique de pleine conscience dans les autres temps de vie (scolaire, universitaire, professionnel, social, personnel...).

4. effets observés sur les performances, sur la régulation du stress compétitif, sur les relations dans le groupe.

Sur la performance : II est toujours difficile, voire impossible, d'identifier objectivement les effets d'une seule variable sur la performance. Cette dernière est la résultante d'une multitude de facteurs qui interagissent constamment. Cependant je me risquerai à avancer que, compte tenu du profil global des athlètes du groupe, nous obtenons de très bons résultats en matière de performance. A ce jour nous n'avons jamais eu dans ce groupe depuis qu'il existe (quatre ans) d'athlètes réalisant spontanément dés leur arrivée des performances de haut niveau (l'athlète "doué"). Pour la majorité ce sont des jeunes qui sont arrivés avec un passé de sportif, voire de bon sportif, mais rien d'exceptionnel, or nous observons les faits suivants :

- Des progressions régulières d'année en année.

- Trois athlètes réalisant des performances de niveau national et proche des sélections pour deux d'entre eux.

- Tous les athlètes du groupe (sans exception) et quel que soit leur engagement et leur investissement améliorent leurs performances - records personnels - chaque année (pas de stagnation ou de régression).

Sur la régulation du stress compétitif : C'est l'élément majeur, mis en avant aujourd'hui, de l'exploitation des pratiques de méditation de pleine conscience dans le sport comme dans d'autres domaines (entreprise, psychothérapie, examens etc..). Or, paradoxalement, il ne s'agit pas de cela et c'est de mon point de vue une erreur fondamentale de croire que parce que nous allons pratiquer la méditation de pleine conscience, il n'y aura plus de mauvais stress, de peur, d'angoisse. Non, le stress négatif (bloquant et inhibant), la peur, l'angoisse, les pensées négatives seront toujours présents ! Un athlète de profil "angoissé" le restera. Mais alors que gagne-t-il à pratiquer la méditation ?

- Il va apprendre à s'accepter tel qu'il est.

- Il va apprendre à vivre avec ses angoisses pré-compétitives. Il ne va plus lutter contre ses peurs, il va faire avec !

- Il va apprendre à observer ses pensées et les émotions associées.

Et de fait, les peurs, les angoisses et le mauvais stress se régulent. Ils ne vont pas disparaître. Les pensées négatives et bloquantes, ne font que passer et ne s'accrochent pas dans le psychisme de l'athlète. De ce fait par effet indirect, le mauvais stress (celui qui bloque et inhibe) diminue d'intensité.

Sur la dynamique relationnelle dans le groupe :

Certainement l'un des effets indirect que je qualifierai de plus "puissant", et que je retrouve dans les classes où les enseignants proposent la méditation de pleine conscience ou pleine attention ; à savoir que nous observons moins de situation de tension, voire de conflit entre les membres du groupe. Ce n'est pas que les tensions n'existent pas, mais elles sont régulées de par une capacité accrue par ses membres à accepter l'autre tel qu'il est, à ne pas rendre responsable l'autre de ses propres erreurs, à être dans l'entraide, la coopération et le soutien plutôt que la compétition et la confrontation.

Cependant les athlètes qui s'inscrivent dans une logique de confrontation et de compétition excessives ne restent pas dans de tel groupe s'ils n'intègrent pas les principes fondamentaux et ne s'engagent pas dans cette pratique d'intériorité. Leur difficulté majeure se situant au niveau d'une intériorité qu'ils refusent de rencontrer et de développer.

Vers une extension aux autres licenciés du club. Fort de cette expérience du groupe demi-fond et des compétences au sein du collectif des entraîneurs. Cette pratique et d'autres tels que, le yoga, le pilate, la relaxation, la méthode Gasquet ou APOR seront proposées aux autres groupes et licenciés du club de manière formelle dans le cadre d'un atelier une fois par semaine, voici une présentation succincte des intervenants et des contenus proposés.

Alexandra BANTI : « sprinteuse (sur 100 et 200m), pratique l’athlétisme depuis dix ans. Pratique le yoga, la relaxation, le pilate,

Raymond BARBRY : Entraîneur demi-fond au RCA. Professeur d'EPS et Formateur-consultant-coach indépendant sur la régulation du stress, la préparation mentale, la gestion de conflit et de crise, la pleine attention ou méditation de pleine consience. Pratique de la relaxation depuis quarante ans et de la méditation depuis plus de dix ans.

Jean-Marc GALLET : Entraîneur de sauts et d'épreuves combinées, Pratique le yoga depuis 7 ans. Formation "Abdominaux autrement et mal de dos" à l'institut De Gasquet (Paris).

 

Raymond Barbry, le 12 juillet 2017

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:48

"La confiance du patient dans son médecin est souvent plus efficace que le remède lui même" Cette phrase d'Avicienne (980-1037) est toujours d'actualité et les recherches dans le domaine de la médecine montrent s'il en est que l'effet placebo, notamment, rentre pour plus de 50% dans la guérison ! Elle peut être transposée sans problème dans le champs de l'entraînement sportif ou dans tout autre domaine des métiers de l'accompagnement, du coaching et de l'éducation.

La confiance dans l'entraîneur est l'élément déterminant de la réussite d'un sportif. Cela ne signifie pas que les méthodes et choix techniques n'ont pas leur importance, mais nous savons bien, tant par les recherches que par l'expérience, que ce qui va être l'élément clef est bien cette confiance. Elle ne se mesure pas quantitativement, mais qualitativement.

Nous savons bien que LA méthode d'entraînement idéale n'existe pas ! Ceux qui annoncent cette vérité, se fourvoient et font preuve d'une suffisance professionnelle qui conduit à plus ou moins long terme à l'échec. Entraîner est un travail de clinicien qui nécessite certes des connaissances dans des domaines très variés et multiples, de l'expérience, de l'intuition mais surtout c'est une approche clinique qui n'est pas très éloignée de l'alchimiste pour certains points.

Comment caractériser cette confiance ?

- Elle est partagée et basée sur le principe de réciprocité. Certes l'athlète doit avoir une confiance pleine et entière dans l'entraîneur, mais ce dernier se doit d'avoir aussi cette pleine confiance envers l'athlète. Combien de sportifs se fourvoient en allant chercher des conseils à droite et à gauche et perdent toute cohérence. Aussi, lorsque cette réciprocité n'est plus présente, mettre fin à la relation entraîneur/entraîné s'impose le plus souvent pour l'équilibre des deux.

- Elle vise à l'autonomie de l'athlète et non à sa dépendance envers l'entraîneur. Un athlète n'appartient pas à un entraîneur. La dépendance affective est le piège dans lequel nombre d'entraîneurs et de sportifs tombent. Comme toute relation affective, l'inconscient est bien présent. En être conscient de cet inconscient est un des fondement éthique de la responsabilité de l'entraîneur.

- Elle réclame de la part de l'entraîneur une éthique de la relation qui se résume en un principe : tendre vers le mieux être et l'épanouissement de l'athlète au delà de l'aspect sportif.

- Elle nécessite des entraîneurs et des coachs maturent psychiquement, c'est à dire conscient de leur force et de leur fragilité. Les athlètes ne sont pas là pour résoudre les problèmes psychiques des coachs !

- Elle nécessite une collaboration entre toutes les personnes qui participent à la formation de l'athlète : le ou les entraîneur(s), le préparateur mental, le préparateur physique, l'ostéopathe, les parents (quand l'athlète est mineur), etc.. et l'athlète. L'expérience me montre combien cette mise en synergie des différents accompagnants est indispensable pour éviter toute dérive.

Lorsque cette confiance est bien posée dans un cadre éthique, alors chacun s'enrichit de cette expérience. C'est alors que nous prenons conscience que les victoires, les médailles ont in fine peu d'importance, mais que l'essentiel est cette relation authentique qui s'est construite avec le temps.

 

Raymond Barbry le 21 Juin 2017.

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 15:55

A lire et partager cet article de Borys Cyrulnik dans l'express. : "Le sport a un rôle très important sur le développement du cerveau".

Selon de récentes publications, on apprend que le sport joue un rôle non négligeable dans le développement du cerveau...

Boris Cyrulnik: Effectivement, nous sommes en train de découvrir que le sport a un rôle énorme sur le développement du cerveau et des apprentissages. Les publications datent de quelques mois. Grâce aux neurosciences, on fait des résonances magnétiques fonctionnelles, nucléaires, et on constate que contrairement à ce qu'on pouvait penser -en résumé "gros muscle et petit cerveau"- la réalité est totalement différente. Le développement des neurosciences montre au contraire que l'activité musculaire développe le cerveau beaucoup plus que ce que l'on croyait. Par exemple, quand un instrumentiste joue du violon ou du piano, on voit que l'hémisphère gauche autour du langage est quatre fois plus étendu et quatre fois plus épais que chez les gens qui écoutent de la musique sans être des instrumentistes. Et c'est bien l'action physique, l'action musculaire qui développe le cerveau. 

Pour la totalité de l'article :http://www.lexpress.fr/actualite/sport/boris-cyrulnik-le-sport-a-un-role-enorme-sur-le-developpement-du-cerveau_1142464.html

Raymond Barbry le 22 mai 2017

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 07:20

Le titre de cet article reprend celui d'un livre écrit par Paul Wilson, surfeur et professeur d'université qui a consacré une bonne partie de sa vie à enseigner la méditation de pleine conscience.

Qu'est ce qui nous frappe quand nous observons la plupart des sportifs de très haut niveau ? Le calme qu'ils sont capables de maintenir même dans les situations les plus défavorables. Je pense récemment au match de tennis qui a opposé Nadal à Federer (finale d'un tournoi du grand chelem) où nous avons tous été impressionnés par la posture de ces deux joueurs d'exception qui durant toute la durée du match sont restés dans le présent de la situation, balle après balle.

Une des compétences clefs dans la réussite d'un parcours dans le sport de haut niveau n'est pas que dans le domaine du physique. Toutes et tous les sportifs de haut niveau ont les aptitudes physiques. Ce ne sont pas ces dernières qui vont faire la différence au très haut niveau. Ce qui fait la différence (en dehors des pratiques dopantes  biologiques, génétiques ou mécaniques) dans la durée du parcours de l'athlète, est la capacité à surmonter les difficultés et les problèmes du quotidien. Il ne s'agit pas de les éviter mais d'en atténuer l'impact. On résiste mieux aux pressions extérieurs lorsque le calme et la concentration aident à maintenir le cap. On rebondit plus efficacement. Face à un défi les réponses apportées sont plus constructives. Et, si une catastrophe surgit, on reprend le cours d'une vie normale plus aisément. Aux heures, les plus noires, on est en mesure de puiser dans cette paix intérieure qui permet de surmonter les épreuves.

Est-ce que ça s'apprend ? La réponse à cette dernière question est affirmative. Chacun d'entre nous, quelle que soit sa personnalité, peut développer cette aptitude à développer un calme intérieur propice à répondre à toutes les situations de la vie, non seulement dans les moments de détente, mais aussi et surtout pendant des moments d'activité générant un stress conséquent.

Apprendre à être dans le présent pour découvrir ce calme intérieur. Le stress que l'on ressent est toujours associé au passé ou à l'avenir, jamais au moment présent. La peur et l'anxiété sont liés à l'avenir, à ce qui est susceptible de se produire. Le regret, la déception sont liés au passé, à ce qui s'est déjà produit. Cette opposition passé et avenir se retrouvent partout. Mais tous deux ne sont en fait que conceptuel et n'existe qu'en pensée. Les pensées liées au passé et au futur n'existent pas dans la réalité concrète !

Être dans le présent fait apparaître instantanément un état de calme et la clarté d'esprit. Le présent se vit et se ressent. Toute tentative de le saisir ne peut que nous en éloigner. Le présent est une réalité qui se ressent et non un phénomène que l'on peut comprendre.

Dans notre culture occidental marqué par le contrôle, le défi est d'accepter que le présent est indépendant de tout fonctionnement intellectuel, psychologique ou émotionnel. Il s'agit d'une forme de conscience pure et simple, directe et immédiate. C'est l'état de flux (flow).

Raymond Barbry le 18 mai 2017

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 12:15

Ce club d'athlétisme de niveau national propose à compter de cette saison un atelier de méditation hebdomadaire pour les athlètes volontaires.

Chaque semaine un temps court de 15mn est proposé aux athlètes. Il regroupe les athlètes des différents groupes d'entraînement et spécialités de l'athlétisme. Ce temps est placé avant une séance d'entraînement.

Dans un article précédent nous avions présenté une expérimentation réalisée avec ces mêmes athlètes lors d'un stage préparatoire à la saison de compétition en plein air où il leur avait été proposé trois temps d'intériorité : de la méditation, de la relaxation et de la visualisation mentale.

C'est à la demande des athlètes que nous proposons un atelier hebdomadaire.

Faut-il rappeler que le sens de cet atelier est d'apprendre aux athlètes à vivre au mieux le présent, à ne pas chercher à tout contrôler, à s'ouvrir à ce qui est.  C'est ainsi que nous donnons le meilleur de nous même dans le sport comme dans les autres domaines de la vie !

Raymond Barbry / entraîneur demi-fond au RCA (section Arras) - Formateur-consultant-coach indépendant.

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 14:19

C'est dans le cadre d'un stage regroupant les athlètes de toutes les spécialités de l'athlétisme du Racing Club d'Arras (niveau national) qu'il a été proposé à tous les athlètes volontaires des temps réservés au développement de la conscience de soi et à la préparation mentale.

La préparation mentale prend une part de plus en plus conséquente dans la préparation des sportifs. Les témoignages de quelques sportifs de niveau international parmi les plus reconnus aident à la prise de conscience de cette dimension de la préparation (l'équipe de coupe Davis des tennismen suisses, le judoka Teddy Rinner, le cycliste Cadel Evans, le basketteur M.Jordan, l'entraîneur des athlètes Kényans etc....).

En accord avec l'ensemble du staff technique, durant un stage intensif de trois jours (deux entraînements/jour), nous avons proposé, en plus des temps d'entraînements spécifiques, à tous les athlètes volontaires, trois temps  dits de préparation mentale que nous avons abordés sous trois aspects :

1. Un temps dit de méditation de pleine conscience ou pleine attention, ayant pour objectif de faire vivre la pleine présence à l'instant. Elle est la base de toute préparation mentale et elle en est un aspect incontournable. Pour aller plus loin dans la préparation mentale, il importe d'avoir appris à se mettre dans le présent, à reconnaître, observer, réguler les émotions et observer ses pensées.

Lors de ce temps de pratique d'une durée de 20mn, nous avons abordé les points suivants :

- Explicitation du mot "méditation de pleine conscience".

- Sens de son émergence dans le contexte de notre époque (mode ou besoin).

- Intérêt dans le cadre de la pratique sportive et dans les autres domaines de notre vie.

- Mise en pratique d'un temps de pleine attention d'une durée de 20mn. Durant ce temps, nous avons abordé trois aspects, la pleine attention à la posture, la pleine attention à la respiration, la pleine attention aux sons.

2. Un temps de relaxation visant à faire prendre conscience de l'état de relâchement et de détente nécessaire à la récupération. Même si elle prend appui sur la méditation de pleine conscience, la relaxation s'en différencie par le fait même que le sujet va orienter (soit par lui même, soit avec l'aide d'un expert ou d'un support audio) ses pensées vers une intention de détente et de relâchement.

Lors de ce temps de pratique d'une durée de 30mn, nous avons abordé les étapes suivantes :

- Phase de méditation centrée sur l'attention aux différentes parties du corps (scan corporel). Être en présence aux sensations qui viennent du corps sans intention de contrôle.

- Phase de relâchement, re-scan corporel avec l'intention de relâcher les différentes parties du corps et notamment les groupes musculaires.

- Phase de centration sur une respiration régulée avec phase d'expiration lente, longue et profonde (temps d'expiration deux fois supérieur au temps d'inspiration...).

3. Un temps de visualisation mentale sur une situation d'action motrice de réussite et sa mise en projet sur une situation de compétition à venir. Le plus souvent les sportifs sont en demande de cet aspect. Or maintenir pendant plusieurs minutes sa conscience (esprit, mental..) sur une situation de visualisation réclame de savoir rester concentré sur cette situation passée ou à venir pendant toute la durée de la visualisation sans être perturbé par d'autres pensées parasites !  Ce qui réclame un haut niveau de pleine présence et de pleine attention qui ne s'acquiert que par des temps réguliers de méditation.

Lors de ce temps de pratique d'une durée de 20mn nous avons abordé les étapes suivantes :

- Lien et différence entre méditation et visualisation.

- Explicitation de l'état de "flow" ou "flux" et choisir dans son passé sportif, une situation caractéristique de cet état d'aisance et de mise en action de toutes ses potentialités.

- Passage par l'état de pleine attention, pleine présence à l'instant et mise en calme intérieur.

- Visualisation mentale de la situation passée de flux choisie par chaque sujet en passant par les étapes suivantes : Première, se voir ou se parler la situation / Deuxième, retrouver et ressentir les sensations physiques (musculaires etc...) / troisième, retrouver et ressentir les émotions liées à cette situation (joie, réussite, satisfaction, plaisir etc...).

- Visualisation mentale d'une situation à venir (compétition ou phase d'entraînement) et choisi par l'athlète en passant par les étapes suivantes : Premièrement visualiser la situation (le stade, la piste, les acteurs, se voir ou se parler la situation avec le plus de précision) / Deuxièmement, ressentir les sensations physiques / troisièmement, associer les émotions de joie, de satisfaction, de plaisir dans l'action.

 

Conclusion de cette expérimentation pour ces athlètes qui pour la plupart ont découvert ces approches (hormis quelques athlètes demi-fond déjà formés et habitués à ces pratiques régulières). Au delà des bienfaits ressentis dés la séance de méditation, nous dégageons les points suivants :

- Plus des 2/3 tiers des athlètes ont participé à l'ensemble du programme sur les trois jours du stage (soit plus d'une vingtaine d'athlètes).

- Les séances se sont poursuivies par des temps d'échange individuel lors des temps libres entre les séances d'entraînement.C'est ainsi que nous avons abordé la question "clef" de la confiance en soi dans la pratique sportive, et de son transfert dans les autres domaines de la vie.

- La demande d'un atelier hebdomadaire a été formalisée par plusieurs athlètes.

 

Raymond Barbry le 24 avril 2017

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  • Raymond Barbry
  • J'interviens dans l'accompagnement (coaching) des sportifs de tous les niveaux. Je propose une approche de la préparation mentale qui prend appui sur les outils de la pleine conscience et sur mon expérience personnelle de sportif de haut niveau.
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