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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 13:45

Dans le cadre d'une action de formation des athlètes du RCA section athlétisme (Racing Club D'arras) et en complément de leur formation spécifique athlétique, j'ai en collaboration avec deux autres techniciens (entraîneur ou éducateur) du club ouvert un atelier bien être et santé qui se veut apporter un complément indispensable à leur formation globale.

C'est dans ce cadre qu'une fois toutes les semaines, le samedi matin, les athlètes de toute spécialité et de tout niveau peuvent bénéficier d'un temps de méditation de pleine conscience d'une heure associé sur une autre heure à l'approche posturale et respiratoire de Gasquet du renforcement musculaire réalisé par Jean Marc Gallet (entraîneur épreuves combinées) et l'approche Pilates par Alexandra Banti (éducatrice au club et athlète de niveau national).

C'est un groupe d'une vingtaine de participants venant des différentes spécialités de l’athlétisme (piste, course nature, course route, trail..) et de différents niveaux (du haut niveau national au débutant) qui se retrouve toutes les semaines pendant une heure pour découvrir ou renforcer leur pratique méditative.

Le temps de pratique réel à chaque séance est d'une trentaine de minutes que les participants peuvent enregistrer afin de reproduire plusieurs fois dans la semaine la séance introduite lors du temps collectif. En effet, nous savons que les effets de la méditation ne sont efficients que si la pratique se systématise, jusqu'à devenir quotidienne. Le temps restant (30mn) est destiné aux partages d'expériences au sujet des entraînements méditatifs individuels réalisés pendant la semaine et l'analyse de l'expérience des situations proposées le jour même.

Raymond Barbry le 20 octobre 2017

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 07:18

Dans son dernier ouvrage paru aux états unis en 2012 sous le titre de Running with the Mind of Meditation, Sakyong Mipham partage son expérience de coureur de longue distance (marathon) et de méditant. Il nous explique comment et à quelles conditions nous pouvons à la fois entraîner le corps et l'esprit pour réaliser notre potentiel.

Nous savons aujourd'hui que la réalisation de notre potentiel dans le sport de compétition dépend autant de la préparation physique que de la préparation mentale. Autant nous sommes passés maître de la préparation physique en matière d'entraînement, autant nous avons encore beaucoup à apprendre dans notre culture occidentale de l'entraînement de l'esprit. Ce livre vient d'être traduit cette année. Il est maintenant disponible en version française. Il nous éclaire sur l'approche d'un maître de méditation boudhiste qui pratique aussi la course de fond.

La philisophie boudhiste est celle qui a le plus étudiée le fonctionnement de l'esprit. Les travaux les plus poussées en neurosciences de ces quinze dernières années ont mis en exergue la richesse de cette approche et des effets sur le bien être de l'être humain tant au plan physique que mental. Des sportifs de tout niveau ont intégré et intègrent de plus de plus des temps quotidiens au développement de leur esprit. Ce que nous appelons plus communément le développement du mental. Pour ne citer que quelques uns parmi les plus connus qui en ont parlé ces dernières années, Cadel Evans, Geg Lemon (cyclisme), Federer, Djokovic, l'équipe de tennis suisse de coupe Davis (tennis), nombre d'athlètes et de sportif anglo-saxons de niveau international, les coureurs du relais 4x400m de l'équipe de Belgique etc...

Voici un résumé de l'ouvrage

La méditation agit en profondeur sur notre bien être et notre santé. Elle permet d'apaiser l'esprit, de revitaliser le corps, et, appliquée au running, elle améliore nos performances sportives. Courir devient un entraînement de l'esprit autant que du corps, à même de transformer et d'enrichir notre vie......Que vous soyez un coureur débutant ou expérimenté, vous découvrirez les étapes de l'entraînement de l'esprit dans la course, des exercices et des enseignements accessibles et essentiels sur les pratiques de la méditation à pratiquer durant votre running.

Raymond Barbry, le 24 août 2017

 

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 08:11

Suite au championnat du monde d'athlétisme, un article paru en Belgique met en valeur et explicite en quoi pour les sportifs de haut niveau, il est indispensable de développer les ondes cérébrales alpha qui sont reconnues comme favorisant le calme et la concentration.

Par les pratiques méditatives (pleine conscience, pleine présence, pleine attention = synonyme), la sophrologie, la visualisation mentale, l'hypnose nous amenons le cerveau à être en onde alpha. Ces ondes traduisent l'état de calme, d'éveil et d'attention. Il est aujourd'hui déterminant pour un sportif de haut niveau de savoir rester calme, concentré et en état de stress accepté et régulé.

Nous savons maintenant depuis plus d'une quinzaine d'années par l'expérience appuyée par des travaux scientifiques, notamment en neurosciences, que par l'entraînement mental systématique via une pratique méditative régulière et quasi quotidienne nous obtenons de réelles transformations sur la santé globale, la concentration, la qualité de vie, les relations et donc pour les sportifs une amélioration qualitative en matière de réalisation de soi, de performance et de mieux être.

Pour information, voici une liste des effets validées et observées à ce jour d'une pratique méditative régulière(résumé d'une méta-analyse des publications scientifiques sur les bienfaits observés de la méditation)

- Epaississement d'une région centrale du cerveau (cortex cingulaire antérieur) qui régule la sensibilité à la douleur et entraîne une plus grande résistance physique (cf Université de Montréal - 2010).

- Modification durable du fonctionnement du cerveau, et notamment l'amygdale, la zone impliquée entre autres dans la peur, le stress et l'anxiété (Equipe de recherche de l'hôpital général du Massachusetts - 2012)

- Augmentation de la quantité de matière grise dans la partie gauche de l'hippocampe, une zone du cerveau connue pour son implication dans les mécanismes de la mémoire (Revue Psychiatry Research - 2011)

- Action sur le système hormonal, vasculaire et musculaire. Plusieurs recherches ont montré qu'une pratique quotidienne sur des adolescents comme des adultes obèses a mis en valeur une baisse conséquente de leur pression artérielle (5 points) au bout de trois mois d'entraînement quotidien.

- Réduction de l'insomnie. Plus que l'augmentation du temps de sommeil, c'est la qualité de ce dernier qui est observé (recherche Hopital Evanston dans l'Illinois).

- Amplification de la force musculaire. Toutes les recherches faites sur l'exploitation de la visualisation mentale en état de calme (onde alpha) montre un gain de force systématique. la pensée a donc un véritable pouvoir sur les muscles. la puissance ne dépend pas seulement de la masse musculaire, mais de l'intensité du signal nerveux envoyé par le cerveau.

- Augmentation des réactions immunitaires et de la protection des infections. Après huit semaines de pratique méditative quotidienne, l'organisme produit plus d'anticorps et de lymphocytes T (cellules de défense) suite à une vaccination anti-grippale (Claude Berghmans).

- Modifications d'ordre biologique de l'expression des gênes. Quel que soit notre capital génétique, une pratique régulière de méditation limite l'impact de certaines dispositions héréditaires (Universrité d'Harvard). Cf tous les travaux actuellement en épigénétique qui transforment la représentation que nous avions des gênes.

- Modification des télomères qui recouvrent l'extrémité des chromosomes). Une étude ayant impliqué de nombreux participants (projet Samantha) a mis en évidence que la méditation stimulait l'activité de la télomérase qui freine le vieillissement cellulaire (Université de Californie - Professeur Kaliman de Barcelone).

- Amélioration de la qualité de vie chez les personnes souffrant de diverses pathologies. De multiples études montrent que la qualité de vie des patients souffrant, de scléroses en plaques, de certains cancers, de pneumopathies ou de douleurs chroniques s'améliorent comparativement à celles et ceux qui ne pratiquent de temps méditatifs. Dans une recherche spécifique avec des patients atteints par le cancer (Université de Calgary), il a été observé une amélioration de l'humeur, une réduction des symptômes liés au stress et une réduction de la sensation de fatigue. Il est aussi observé une régression des symptômes dans dans le cas de maladie tels que : l'hypertension artérielle, les maladies auto-immunes et le psoriasis.

Il n'est donc pas étonnant de faire le constat aujourd'hui qu'une pratique méditative systématique aura des effets positifs à moyen et long terme sur le sportif, et ce quelle que soit la spécialité envisagée, l'âge, le sexe, le temps et le niveau de pratique.

Raymond Barbry le 20 août 2017

Sur le lien suivant vous trouverez l'article des échos-Belgique.

http://www.lecho.be/economie-politique/belgique-general/Comment-fonctionnent-les-cerveaux-des-champions/9922711?ckc=1&ts=1503150365

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 07:47

Notre époque est caractérisée par l'effervescence d'un quotidien effréné où règne la vitesse, la surinformation, le bruit. De plus, l'émergence du monde virtuel dans tous les moments de notre quotidien participe à nous désincarner, à nous couper d'une vie pleinement vécue dans ses réussites et splendeurs comme dans ses drames.

Les sportifs bien que privilégiés dans le temps de leur pratique sportive (entraînement quotidien voire bi-quotidien) n'en sont pas moins dans l'époque et aussi sujet au rythme qu'impose notre société qui par certains aspects prive l'être humain de la conscience de soi.

Intégrer des temps de silence dans les temps d'entraînement va participer à développer cette conscience de soi et du corps et apprendre à accepter ses limites, à développer ses potentiels, à se réconcilier avec son corps tel qu'il est.

Le silence est d'abord intérieur : Le silence n'a rien à voir avec l'absence de bruit, je peux trouver le silence en courant dans une forêt ou dans une zone urbaine. Le silence se caractérise par l'émergence en soi d'un calme absolu et bienfaisant qui ne se révèle que par la présence à l'instant et la concentration. Le silence est un état intérieur. C'est celui qui nous permet de rester en paix dans les situations tendues, les ambiances surchargées au plan sonore ou au plan émotionnel.

Faire silence, c'est apprendre à prendre du recul et se recentrer. Le silence consenti permet de prendre du recul sur la situation et évite, par exemple, de suivre aveuglément les analyses des médias et autres spécialistes autoproclamés.

Faire silence, c'est apprendre à se concentrer. Cela permet d'être pleinement dans la présence à ce qui est (l'instant présent) et d'apporter la réponse la plus pertinente à la situation. Comprendre une situation est rendu possible par deux attitudes :

Le silence intérieur qui permet de se désintéresser des pensées habituelles et des raisonnements logiques qui nous traversent. Il facilite la conscience et la confiance aux conditions du moment et au ressenti corporel.

La concentration, s'oublier, oublier le regard des autres, oublier le résultat à atteindre, oublier ce qui s'est passé autrefois dans des situations analogues et être juste concentré sur l'acte en soi, sur l'observation, sur la tâche à accomplir. Et quand la déconcentration arrive, ne pas perdre de temps à se plaindre et se lamenter, mais revenir -de suite- à l'acte en soi. Juste la course, le saut, la frappe, la prise, le parcours en ressentant le corps : son placement, son positionnement, la respiration, les appuis etc...

Comment faire ?

Placer des temps de silence plus ou moins longs dans le temps d'entraînement,

Des temps de solitude de quelques instants à quelques minutes dans l'entraînement et dans le quotidien.

Retrouver la magie de la présence au corps en action et d'une authentique culture physique, en abandonnant les intentions de performance, de dépassement des limites, mais  revenir aux sensations, aux ressentis, aux émotions et à la beauté d'un geste. Le corps lui seul est en contact avec le réel. Il s'agit d'apprendre à chercher la tranquillité dans le mouvement.

 

Raymond Barbry le 31 août 2017

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 12:05

Il est un lieu commun dans le sport de compétition et dans le sport en général de penser que pour réussir, pour "perfer", il faut se battre. Il faut être dur avec soi, les autres, l'environnement ;  et que la réussite se fait au détriment des autres !...Or, à la fois les recherches de pointes et les observations du terrain montrent que cet adage inscrit comme une vérité est loin de décrire la réalité et surtout de mener les sportifs à la réalisation et à l'épanouissement.

Il existe en nous une qualité d'être initiale, un équilibre harmonieux qui ne se manifeste qu'en l'absence de lutte, de combat. Il suffit d'observer des sportifs (joueurs de tennis et de sports collectifs, athlètes, surfeurs etc..)  pour percevoir cet équilibre au coeur même de l'action et du geste. Dans ces moments particuliers la vie avec sa dynamique circule en nous sans effort. Nous goûtons alors à une écoute et une perception fine ce qui se passe en nous (dans notre intériorité), mais aussi dans notre rapport aux autres et au monde.

Le temps passé à l'entraînement consiste aussi à retrouver et développer ce quelque chose que nous avons tous en nous et qui nous fait goûter à cette liberté intérieure dans laquelle se crée spontanément le bon équilibre. Il est de la mission de l'entraîneur d'expliciter, de mettre des mots sur ces sensations, de créer les conditions qui les favorisent. Pour cela, il est inutile de se battre, de lutter et d'être dans la tension permanente ; il nous faut plutôt mettre l'accent et la priorité sur l'instant, être présent naturellement aux sensations, aux autres. Être présent tout simplement. Cette présence ouvre à toutes les dimensions : sentir son corps, laisser être et se libérer des tensions physiques et psychiques.

Cette façon d'être peut se retrouver même dans des contextes et situations difficiles, telles que compétition à très fort enjeu ou dans un environnement hostile.C'est cette approche que nous retrouvons dans les arts martiaux où il s'agit de rester dans la fluidité du geste quelles que soient les circonstances. Cette façon d'être s'acquiert par l'intégration de cette intentionnalité à chaque entraînement. Son appropriation ne se programme pas. Elle est dépendante à la fois de la posture de l'entraîneur qui se doit d'en témoigner dans sa manière d'être, et de l'histoire de vie de l'athlète. C'est une quête à la recherche du sensible en chacun de nous.

Raymond Barbry le 3 août 2017

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 07:57

Jusqu'alors réservés qu'aux athlètes des groupes demi-fond et sauts-épreuves combinés, des ateliers seront proposés pour tous les groupes d'entraînement dés cette rentrée de septembre 2017.

Description des ateliers proposés à tous les athlètes du RCArras athlétisme

Vous êtes athlètes débutants ou confirmés. Vous souhaitez savoir comment réguler votre stress au quotidien, comment mieux vous étirer, comment renforcer votre posture.

Nous souhaitons vous apportez les outils pour améliorer vos performances, votre vitalité, votre quotidien. Pour cela, nous sommes trois :

Alexandra BANTI : Sprinteuse sur 100m et 200m championne de France en 2013 et 2015 sur 200m. Depuis 12 ans, je pratique l’athlétisme. Je pratique le Yoga ; le Pilates. J’ai suivi une formation sur la gestion du stress. Au mois de septembre, je vais suivre une formation sur le Pilates pour pouvoir l’enseigner.

Raymond BARBRY: Entraîneur demi-fond au RCA. Professeur d'EPS et Formateur-consultant-coach indépendant sur la régulation du stress, la préparation mentale, la gestion de conflit et de crise (Titulaire d'un titre professionnel d'ingénieur de formation-master2).

Depuis quarante ans, j'intègre en tant qu'entraîneur, enseignant, consultant les outils de la relaxation et de la méditation comme moyen de développement et de valorisation des personnes (sportifs, élèves, étudiants, adultes).

Depuis plus de vingt ans je pratique à titre personnel la méditation de pleine conscience.

Depuis dix ans je forme des personnes à pratiquer cette forme de méditation laïque dont les effets sur la santé globale, sur l'attention concentration sont validés tant par la science que par l'expérience.

Jean-Marc GALLET : Entraîneur de sauts et d'épreuves combinées, je pratique le yoga depuis 7 ans. Formation "Abdominaux autrement et mal de dos" à l'Institut de Gasquet (Paris).

À partir de l'Approche Posturale Respiratoire (APOR), inspirée du yoga, selon la méthode de Gasquet, pratiquer des abdominaux et le gainage autrement, éduquer et renforcer le dos et les abdominaux compatibles avec la protection du rachis.

Nous intervenons dans différents domaines d’activités tels que :

- La Méditation,

- La Relaxation

- Le Streching et le pilates

- La Préparation mentale

- Le Renforcement musculaire autrement

Quelques exemples de bienfaits liés à la pratique de ces domaines d’activités :

- Réguler le stress et les émotions

- Apprendre à faire le calme en soi

- Entretenir et développer l’attention- concentration

- Apprendre à lâcher prise

- Récupérer des charges de fatigue, d’entraînements

- Se recharger en énergie

- Développer le schéma corporel, la maîtrise de soi et la conscience de soi

- Retrouver l’harmonie entre le corps et l’esprit

- Éviter les erreurs de la gymnastique abdominale habituelle en particulier les conséquences sur le périnée et le rachis

- Corriger la statique et la respiration au quotidien, renforcement musculaire sans hyper-pression abdominale et sans compression discale, mettre en place un gainage dynamique doux

Nos interventions débuteront début octobre 2017 et auront lieu tous les samedis matin de 10h00 à 12h00.

Raymond Barbry le 31 juillet 2017

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 23:08

La présence discrète,

 

Le partage et la collaboration,

 

La joie partagée,

 

L'accompagnement juste,

 

La solitude nécessaire,

 

 

La force du groupe,

 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 07:34

Par cet article je témoigne des effets observés d'une pratique de méditation de pleine conscience que j'intègre depuis quatre ans et plus systématiquement depuis deux ans au temps d'entraînement de jeunes athlètes du Racing Club d'Arras-athlétisme (section arrageoise) spécialistes du demi-fond court au fond (du 800m au trail). Cet article n'est pas et ne se veut pas scientifique, c'est le témoignage, l'analyse et le partage d'une expérience d'entraîneur qui est aussi de par ailleurs dans la vie professionnelle, formateur-consultant-coach-préparateur mental et qui forme à la pleine attention ou méditation de pleine conscience depuis plus de six ans.

 

1. Caractéristiques des athlètes.

En majorité le groupe d'entraînement, dont je partage la responsabilité avec Guillaume Winter depuis deux ans et avant avec Antoine Galopin (maintenant CTS en Bretagne), est constitué de vingt cinq  athlètes en majorité âgés de 16 à 25 ans (2/3 garçons pour 1/3 de filles). Leur niveau de performance va du niveau départemental au plus haut niveau national (France élite). Leur engagement dans leur pratique d'athlète (nombre d'entraînements) varie de 2 à 6 entraînements  par semaine en fonction de leur motivation, de leur disponibilité et de leur niveau de performance.

2. Pratiques intégrées dans les temps d'entraînement.

J'ai fait le choix d'intégrer dans les temps d'entraînement des temps courts de une à dix minutes de méditation de pleine conscience avant, pendant et en fin d'entraînement qui prennent les formes suivantes, en voici quelques exemples :

- Marche très lente avec une expiration et une inspiration par appui.

- Marche lente les yeux fermés avec expiration prolongée.

- Course à allure lente avec des temps d'expiration du double du temps d'inspiration, par exemple, expiration sur six appuis et inspiration sur trois ou expiration sur quatre appuis et inspiration sur deux appuis (cf la méthode Breathplay).

- Un moment du temps d'échauffement en silence.

- Effort à intensité élevée avec centration sur la respiration,  par exemple : expiration sur deux appuis et inspiration sur un appui (même lors des phases dite "lactique").

- Lors des phases de récupération, marche ou trot très lent seul et en silence avec une expiration soutenue et régulée.

- Exercices multiples et variés d'attention à la respiration.

- Course très lente à pieds nus sur l'herbe en fin de séance (récupération) seul et en silence.

- Temps de course aux sensations, sans la montre et sans information sur les temps de passage.

- Une fois par semaine, un temps de méditation guidée avant la séance sur la thématique de la confiance en soi.

- Un temps de visualisation sur les ressentis physiques et émotionnels de suite à une situation de réussite (cf la gestion mentale)

Certains athlètes continuent une pratique quotidienne personnelle par des temps plus ou moins courts (3 à 10mn), le plus souvent, le matin au lever, puis en milieu de journée et le soir avant le coucher. Ces pratiques portent sur le scan corporel, l'écoute des sons, l'observation des pensées, un temps de silence, de la cohérence cardiaque, l'attention  ce que je mange etc....

3. Une philosophie de l'entraînement.

Intégrer ces temps de pleine conscience n'est pas neutre en matière de philosophie de l'entraînement, en voici les grands principes :

- Développer l'intériorité par la prise de conscience du soi et des ressentis.

- Apprendre à se connaître par une approche globale.

- S'engager dans la pratique compétitive d'abord pour donner le meilleur de soi et non pour être meilleur que les autres. D'abord je cours avec les autres et non contre les autres !

- Apprendre à lier, le physique, l'émotionnel et le cognitif dans le temps d'entraînement.

- Développer l'intelligence intuitive - aussi dénommée scientifiquement, l'intelligence intuitive extra-neuronale.

- Transférer cette pratique de pleine conscience dans les autres temps de vie (scolaire, universitaire, professionnel, social, personnel...).

4. effets observés sur les performances, sur la régulation du stress compétitif, sur les relations dans le groupe.

Sur la performance : II est toujours difficile, voire impossible, d'identifier objectivement les effets d'une seule variable sur la performance. Cette dernière est la résultante d'une multitude de facteurs qui interagissent constamment. Cependant je me risquerai à avancer que, compte tenu du profil global des athlètes du groupe, nous obtenons de très bons résultats en matière de performance. A ce jour nous n'avons jamais eu dans ce groupe depuis qu'il existe (quatre ans) d'athlètes réalisant spontanément dés leur arrivée des performances de haut niveau (l'athlète "doué"). Pour la majorité ce sont des jeunes qui sont arrivés avec un passé de sportif, voire de bon sportif, mais rien d'exceptionnel, or nous observons les faits suivants :

- Des progressions régulières d'année en année.

- Trois athlètes réalisant des performances de niveau national et proche des sélections pour deux d'entre eux.

- Tous les athlètes du groupe (sans exception) et quel que soit leur engagement et leur investissement améliorent leurs performances - records personnels - chaque année (pas de stagnation ou de régression).

Sur la régulation du stress compétitif : C'est l'élément majeur, mis en avant aujourd'hui, de l'exploitation des pratiques de méditation de pleine conscience dans le sport comme dans d'autres domaines (entreprise, psychothérapie, examens etc..). Or, paradoxalement, il ne s'agit pas de cela et c'est de mon point de vue une erreur fondamentale de croire que parce que nous allons pratiquer la méditation de pleine conscience, il n'y aura plus de mauvais stress, de peur, d'angoisse. Non, le stress négatif (bloquant et inhibant), la peur, l'angoisse, les pensées négatives seront toujours présents ! Un athlète de profil "angoissé" le restera. Mais alors que gagne-t-il à pratiquer la méditation ?

- Il va apprendre à s'accepter tel qu'il est.

- Il va apprendre à vivre avec ses angoisses pré-compétitives. Il ne va plus lutter contre ses peurs, il va faire avec !

- Il va apprendre à observer ses pensées et les émotions associées.

Et de fait, les peurs, les angoisses et le mauvais stress se régulent. Ils ne vont pas disparaître. Les pensées négatives et bloquantes, ne font que passer et ne s'accrochent pas dans le psychisme de l'athlète. De ce fait par effet indirect, le mauvais stress (celui qui bloque et inhibe) diminue d'intensité.

Sur la dynamique relationnelle dans le groupe :

Certainement l'un des effets indirect que je qualifierai de plus "puissant", et que je retrouve dans les classes où les enseignants proposent la méditation de pleine conscience ou pleine attention ; à savoir que nous observons moins de situation de tension, voire de conflit entre les membres du groupe. Ce n'est pas que les tensions n'existent pas, mais elles sont régulées de par une capacité accrue par ses membres à accepter l'autre tel qu'il est, à ne pas rendre responsable l'autre de ses propres erreurs, à être dans l'entraide, la coopération et le soutien plutôt que la compétition et la confrontation.

Cependant les athlètes qui s'inscrivent dans une logique de confrontation et de compétition excessives ne restent pas dans de tel groupe s'ils n'intègrent pas les principes fondamentaux et ne s'engagent pas dans cette pratique d'intériorité. Leur difficulté majeure se situant au niveau d'une intériorité qu'ils refusent de rencontrer et de développer.

Vers une extension aux autres licenciés du club. Fort de cette expérience du groupe demi-fond et des compétences au sein du collectif des entraîneurs. Cette pratique et d'autres tels que, le yoga, le pilate, la relaxation, la méthode Gasquet ou APOR seront proposées aux autres groupes et licenciés du club de manière formelle dans le cadre d'un atelier une fois par semaine, voici une présentation succincte des intervenants et des contenus proposés.

Alexandra BANTI : « sprinteuse (sur 100 et 200m), pratique l’athlétisme depuis dix ans. Pratique le yoga, la relaxation, le pilate,

Raymond BARBRY : Entraîneur demi-fond au RCA. Professeur d'EPS et Formateur-consultant-coach indépendant sur la régulation du stress, la préparation mentale, la gestion de conflit et de crise, la pleine attention ou méditation de pleine consience. Pratique de la relaxation depuis quarante ans et de la méditation depuis plus de dix ans.

Jean-Marc GALLET : Entraîneur de sauts et d'épreuves combinées, Pratique le yoga depuis 7 ans. Formation "Abdominaux autrement et mal de dos" à l'institut De Gasquet (Paris).

 

Raymond Barbry, le 12 juillet 2017

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:48

"La confiance du patient dans son médecin est souvent plus efficace que le remède lui même" Cette phrase d'Avicienne (980-1037) est toujours d'actualité et les recherches dans le domaine de la médecine montrent s'il en est que l'effet placebo, notamment, rentre pour plus de 50% dans la guérison ! Elle peut être transposée sans problème dans le champs de l'entraînement sportif ou dans tout autre domaine des métiers de l'accompagnement, du coaching et de l'éducation.

La confiance dans l'entraîneur est l'élément déterminant de la réussite d'un sportif. Cela ne signifie pas que les méthodes et choix techniques n'ont pas leur importance, mais nous savons bien, tant par les recherches que par l'expérience, que ce qui va être l'élément clef est bien cette confiance. Elle ne se mesure pas quantitativement, mais qualitativement.

Nous savons bien que LA méthode d'entraînement idéale n'existe pas ! Ceux qui annoncent cette vérité, se fourvoient et font preuve d'une suffisance professionnelle qui conduit à plus ou moins long terme à l'échec. Entraîner est un travail de clinicien qui nécessite certes des connaissances dans des domaines très variés et multiples, de l'expérience, de l'intuition mais surtout c'est une approche clinique qui n'est pas très éloignée de l'alchimiste pour certains points.

Comment caractériser cette confiance ?

- Elle est partagée et basée sur le principe de réciprocité. Certes l'athlète doit avoir une confiance pleine et entière dans l'entraîneur, mais ce dernier se doit d'avoir aussi cette pleine confiance envers l'athlète. Combien de sportifs se fourvoient en allant chercher des conseils à droite et à gauche et perdent toute cohérence. Aussi, lorsque cette réciprocité n'est plus présente, mettre fin à la relation entraîneur/entraîné s'impose le plus souvent pour l'équilibre des deux.

- Elle vise à l'autonomie de l'athlète et non à sa dépendance envers l'entraîneur. Un athlète n'appartient pas à un entraîneur. La dépendance affective est le piège dans lequel nombre d'entraîneurs et de sportifs tombent. Comme toute relation affective, l'inconscient est bien présent. En être conscient de cet inconscient est un des fondement éthique de la responsabilité de l'entraîneur.

- Elle réclame de la part de l'entraîneur une éthique de la relation qui se résume en un principe : tendre vers le mieux être et l'épanouissement de l'athlète au delà de l'aspect sportif.

- Elle nécessite des entraîneurs et des coachs maturent psychiquement, c'est à dire conscient de leur force et de leur fragilité. Les athlètes ne sont pas là pour résoudre les problèmes psychiques des coachs !

- Elle nécessite une collaboration entre toutes les personnes qui participent à la formation de l'athlète : le ou les entraîneur(s), le préparateur mental, le préparateur physique, l'ostéopathe, les parents (quand l'athlète est mineur), etc.. et l'athlète. L'expérience me montre combien cette mise en synergie des différents accompagnants est indispensable pour éviter toute dérive.

Lorsque cette confiance est bien posée dans un cadre éthique, alors chacun s'enrichit de cette expérience. C'est alors que nous prenons conscience que les victoires, les médailles ont in fine peu d'importance, mais que l'essentiel est cette relation authentique qui s'est construite avec le temps.

 

Raymond Barbry le 21 Juin 2017.

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 15:55

A lire et partager cet article de Borys Cyrulnik dans l'express. : "Le sport a un rôle très important sur le développement du cerveau".

Selon de récentes publications, on apprend que le sport joue un rôle non négligeable dans le développement du cerveau...

Boris Cyrulnik: Effectivement, nous sommes en train de découvrir que le sport a un rôle énorme sur le développement du cerveau et des apprentissages. Les publications datent de quelques mois. Grâce aux neurosciences, on fait des résonances magnétiques fonctionnelles, nucléaires, et on constate que contrairement à ce qu'on pouvait penser -en résumé "gros muscle et petit cerveau"- la réalité est totalement différente. Le développement des neurosciences montre au contraire que l'activité musculaire développe le cerveau beaucoup plus que ce que l'on croyait. Par exemple, quand un instrumentiste joue du violon ou du piano, on voit que l'hémisphère gauche autour du langage est quatre fois plus étendu et quatre fois plus épais que chez les gens qui écoutent de la musique sans être des instrumentistes. Et c'est bien l'action physique, l'action musculaire qui développe le cerveau. 

Pour la totalité de l'article :http://www.lexpress.fr/actualite/sport/boris-cyrulnik-le-sport-a-un-role-enorme-sur-le-developpement-du-cerveau_1142464.html

Raymond Barbry le 22 mai 2017

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Présentation

  • : Le blog de sport en pleine conscience - Raymond Barbry
  • : L'objet de ce blog est de promouvoir l'exploitation de la pleine conscience (mindfulness) dans la pratique sportive. Ceci afin de permettre aux pratiquants sportifs d'exploiter au mieux leurs ressources dans le respect du développement humain.
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Profil

  • Raymond Barbry
  • J'interviens dans l'accompagnement (coaching) des sportifs de tous les niveaux. Je propose une approche de la préparation mentale qui prend appui sur les outils de la pleine conscience et sur mon expérience personnelle de sportif de haut niveau.
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