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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 14:15

Lu sur le site de l'INREES

WWW.INREES.COM/

Une équipe de chercheurs britannique s'est intéressée aux performances physiques des karatékas. Ils se sont aperçus que l'entraînement intensif en arts-martiaux développe de puissantes connexions à l'origine d'une meilleure synchronisation et coordination des mouvements des bras et du corps.
Que serait le corps sans esprit et inversement, que serait l'esprit sans corps. Si les deux ont un besoin nécessaire de cohabiter, il semblerait bien que chez les karatékas, l'un soit plus important que l'autre. C'est du moins ce que suggère une étude menée par des chercheurs britanniques et parue dans la revue Cerebral Cortex. En effet, selon celle-ci, c'est la puissance des connexions du cerveau des karatékas qui leur fournirait la force nécessaire pour briser planches et autres briques à mains nues.

Au cours de cette étude, les scientifiques souhaitaient en fait en savoir plus sur l'impact cérébral que peut avoir un entraînement intensif aux arts martiaux. Ils ont donc comparé la structure cérébrale de 12 karatékas « ceinture noire », possédant une expérience moyenne de 13,8 ans, avec celle de 12 volontaires d'âges comparables mais ne pratiquant qu'une activité physique régulière peu intensive. Dans le détail, ils ont demandé à tous ces participants de donner des coups de poing à très faible distance (5 centimètres), afin de mesurer la vitesse de leurs mouvements.

Les karatékas expérimentés ont alors frappé plus vite et plus fort et fait preuve d'une meilleure synchronisation des mouvements de leurs poignets et épaules. Un effet mis en évidence grâce à des films et des mesures de temps des mouvements, effectuées par des capteurs infrarouges attachés aux épaules, coudes, hanches et poignets des volontaires.

Quand le cerveau entre en jeu


Mais la matière blanche du cervelet et du cortex moteur primaire des participants a également été analysée grâce à un scanner cérébral et une technique nommée « imagerie du tenseur de diffusion ». Cette méthode est souvent utilisée pour des recherches sur les pathologies du cerveau, notamment scléroses, épilepsies, abcès et tumeurs du cerveau dans la mesure où les deux régions scannées constituent les tours de contrôle des mouvements du corps. En effet, la matière blanche est formée par les fibres chargées de transmettre des informations d'une partie du cerveau à une autre.

Au final, les résultats de l'expérience ont montré que les karatékas professionnels présentaient plus de changements dans la structure de leur matière blanche. Ils seraient donc « capables de coordonner leurs coups de poing de manière répétée, avec un niveau de coordination que les novices ne peuvent égaler », explique Ed Roberts du département de médecine de l'Imperial College London et co-auteur de l'étude.

Cité par l'AFP, celui-ci souligne ainsi : « Nous pensons que cette capacité pourrait provenir d'un réglage fin des connexions neuronales du cervelet; ce qui leur permet de synchroniser très précisément les mouvements de leurs bras et de leur tronc ».

Une étude novatrice


Si la découverte est déjà étonnante, il s'agit d'une des rares études à analyser le cerveau par rapport à des performances et non des maladies ou dysfonctionnements. « La plupart des recherches sur le contrôle des mouvements par le cerveau ont été basées sur l'examen de la réduction des aptitudes motrices par des maladies. Nous avons pris une approche différente, en examinant ce qui permet aux experts d'effectuer de meilleures performances que les novices dans les tests d'aptitude physique », souligne Ed Roberts.

Par ailleurs, certains résultats de précédents travaux se rapprochent de ceux de l'équipe de l'Imperial College London. C'est notamment le cas d'une étude montrant les changements de la matière blanche liés à des activités répétitives (chez les pianistes par exemple) et de celle indiquant les effets de la méditation régulière sur la matière blanche de zones du cerveau associées aux émotions.

« Nous commençons tout juste à comprendre la relation entre la structure du cerveau et le comportement, mais ces résultats confirment que le cervelet joue un rôle essentiel dans notre capacité à produire des mouvements complexes et coordonnés », conclut ainsi le scientifique britannique.
Encore une étude scientifique de plus qui nous montrent combien une pratique de méditation de pleine conscience participe au développement global de l'être humain.
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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 10:57

Il a traversé l'Atlantique à la rame, réalisé l'ascension de plusieurs des plus hauts sommets du monde. Il a relié la Norvège à la Corse en vélo et en kayak, traversé la Groenland à pied...que des défis incroyables et bien plus, car Frank n'a qu'une jambe.

 

 

Rien n'est impossible pour Frank. Il témoigne dans son quotidien des potentialités que nous avons tous en nous. Cet homme au grand coeur et sportif accompli dévoue sa vie à l'association Bout de vie.

 

Vous pouvez retrouver sur le site de l'INREES une conférence qu'il a faite le 17 décembre, Ma différence est une force.

http://www.inrees.com/videos/567/

 

Résumé de l'évènement : « Les malheurs qui nous arrivent ne sont pas des punitions mais des défis à relever. »Frank Bruno montre une belle assurance. Pourtant, les malheurs, il en sait quelque chose. Frank est handicapé, amputé de la jambe droite, une jambe arrachée alors qu’il était en service sur le porte-avions Foch, au large du Liban. Il va plus loin : « ne sommes-nous pas tous handicapés ? Moi, ça se voit, mais vous ? Qu’avez-vous perdu ? Et comment y faites-vous face ? ».

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 14:24

Qu'est ce qui empêche de donner le meilleur de soi ? 

 

Deux choses essentiellement : le désir de réussir à tout prix ou, au contraire, la crainte d'échouer. Ces deux processus entravent nos actions les plus courantes.

Combien de fois dans une journée, que ce soit dans les gestes de la vie quotidienne, dans les gestes nécessaires à notre profession, dans les gestes nécessaires à l'activité sportive, nous sommes tendus, stressés, crispés, par le désir de réussir ou par la crainte d'échouer. On nous apprend à savoir et à savoir faire. On exige de chacun de bien faire. Mais qui nous apprend à nous libérer du désir de réussir à tout prix ? Qui nous apprend à nous libérer d ela crainte d'échouer ? Qui nous apprend à réaliser une action sereinement, le coeur et l'esprit en paix ?

 

A ce sujet voici ce que dit le maître japonais de tir à l'arc, Sagino. " Les empêchements sont les préoccupations du Moi. C'est l'ego qui empêche que "Cela" tire. Au cours d'un tir, ce qui empêche "Cela" de faire l'action, c'est de penser le tir, d'essayer de résoudre mentalement les problèmes auxquels on est confronté. Une autre fois c'est l'attachement au tir qui précède. Le tir est alors entaché du désir du résultat. Une autre fois c'est de se sentir confronté au tir des autres élèves. Le pire, c'est d'être fier du tir qu'on vient de réaliser.

Comment se libérer de ces empêchements ? C'est en se consacrant à un seul tir. Etre totalement dans l'instant présent. Moment précieux parce que le tir se fait alors dans la liberté de l'être."

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 15:07

La pratique sportive régulière (tout comme la danse)  permet de remmettre au centre des ressentis, le corps. Le corps est notre outil principal de perception. Il nous faut éduquer les athlètes à la réappropriation de leur corps.Ce qui va révéler et mobiliser le potentiel d'un sportif, d'un danseur c'est la découverte des forces qui l'animent.

 

 

Comment faire prendre conscience de forces qui animent le corps de l'athète ou du danseur ?

 

Un premier axe consiste à travailler sur l'intention. Si l'intention est juste, si l'ego ne domine pas, alors les choses peuvent se déclencher. C'est souvent dans ce contexte que l'état de flux émerge. Que l'athlète peut exploiter au mieux son potentiel

 

Un deuxième axe consiste à travailler sur les sensations, les ressentis. Il s'agit d'éduqer à l'éveil des sens. Il s'agit d'apprendre aux athlètes à être centrés sur leurs sensations, d'accepter toutes les sensations et ensuite de les verbaliser.

 

Un troisième axe consiste à apprendre à utiliser avec discernement les objets techniques qui sont des aides à l'entraînement tels que : capteur de puissance, cardiofréquencemètre etc...Ces outils ont du sens à la condition de facilter pour l'athlète la prise de conscience de ses ressentis.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 11:21

L'état de flux ou flow ou zone est difficile à décrire. L'expérience est spécifique à chaque athlète ou sportif. Il se trouve que cette semaine, j'ai accompagné lors d'un entraînement un jeune athlète de demi-fond de niveau national qui est entré pour la première fois dans le "flux". 

Le fait d'être à côté (en vélo) m'a permis de l'aider à prendre conscience de cet état et de mettre des mots sur le ressenti.

 

      

 

Description de la situation d'entraînement.

Cet athlète était dans une séance de type intervall-training à une intensité correspondant lors des temps d'effort à ce que les entraîneurs appellent le "seuil". Pour cet athlète cela correspond à son allure "critique" sur 10 kms. L'objectif de la séance, au delà de son impact physiologique, consistait à centrer l'attention sur la respiration (par la méthode "breathplay") et le relâchement dans l'effort. L'athlète ne devait se fier quà ses sensations. La séance se déroulait en nature et aucune information ne lui était donné sur d'éventuels temps de passage. Il travaillait aux sensations en centrant l'attention sur l'expiration et sur le relâchement dans l'effort. Ma présence à ses côtés visant à lui rappeler sans cesse, les points d'attention.

Lors d'un des temps d'effort à l'intensité visée, l'athlète est entré dans ce que nous appelons "la zone". C'était pour lui sa première expérience en la matière. Lors du temps de récupération à intensité basse, je lui ai demandé de mettre des mots sur cette expérience.

 

Description des ressentis de l'athlète.

"J'avais l'impression de voler".

" Je ne pensais à rien..comme un vide de bien être".

" Le temps est différent"

"J'étais à la fois là pleinement et dans un ailleurs"

"Je voyais les obstacles (branches, accidents du terrain) et les passais avec une fluidité impressionnante".

" Je ne réflèchisais pas pour trouver la bonne trajectoire..cela venait naturellement"

" Je percevais bien que j'allais vite et je ne ressentais aucune douleur...j'étais dans l'aisance..c'est impressionnant"

 

 

Observation de ma part .

Lors du temps d'effort où cet athlète a vécu cet état de "flux", l'aisance était palpable. L'athlète était dans le relâchement. La foulée se jouait du terrain. La fluidité ressentie intérieurement se voyait dans l'attitude de course de l'athlète. Il avait ce "quelque chose" en plus qui est un indicateur de cet état de flux. 

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 06:56

La méditation dite de pleine conscience ou mindfulness gagne peu à peu notre société occidentale. Elle est bien autre chose qu'une "nouvelle" mode. Elle est une des réponse aux dérives et aux excés de la vie contemporaine. Ces effets sur la santé et le bien être sont maintenant bien identifiés et reconnus. C'est ainsi  :

- Qu'elle réduit l'état de surstress responsable de nombreuses maladies.

- Qu'elle réduit le niveau de la douleur.

- Qu'elle agit sur les défenses immunitaires.

- Qu'elle accèlère les phases de récupération suite à des opérations.

- Qu'elle agit sur la pression artérielle.

- Qu'elle permet de réguler les crises d'asthme.

- Qu'elle facilite le sommeil.

- Qu'elle permet d'être pleinement attentif et concentré.

- Qu'elle augmente les capacités de mémorisation.

- Qu'elle permet de reconnaître ses émotions et de les réguler.

- Qu'elle permet de réguler les situations relationelles difficiles.

Et nous pourrions poursuivre la liste des effets positifs de sa pratique régulière sur la personne...

 

 

 Elle est proposée et se développe dans différentes sphères de notre société : le milieu hospitalier (de plus en plus d'hopitaux présente la méditation aux patients), le milieu carcéral (quelques expériences sont menées dans des centres de détention), le milieu de l'entreprise (des entreprises proposent à leurs salariés des temps de méditation), le milieu scolaire (des temps courts sont proposés aux élèves afin de développer leur attention/concentration - voir le blog http://agepsraymondbarbry.wordpress.com/).

 

Et dans le sport qu'en est-il ?

Le milieu sportif via la préparation mentale  exploite des outils qui s'approchent de la méditation de pleine conscience. D'ailleurs faut il rappeler que la méditation de pleine conscience vient du yoga. Elle est une pratique de yoga adaptée au contexte de notre époque et à la culture occidentale.

Parmi les outils les plus fréquemment proprosés en préparation mentale, nous trouvons, la PNL, la sophrologie, l'hypnose, la visualisation mentale etc...Toutes visent à ce que le sportif puisse être lui même au moment de la compétition et ainsi donner le meilleur dans l'instant de l'épreuve.

 

Au delà de la préparation mentale, une pratique méditative peut être proposée à tout athlète et sportif. Les effets cités précédemment sont tous bénèfiques pour un sportif. Plus spécifiquement nous pouvons remarquer :

- Une récupération accélèrée.

- Le bon stress est optimisé.

- Les situations de tension et de conflit se régulent .

- La présence dans l'insant et la concentration sont optimales.

- L'état de flux (aussi appelé "flow" ou "état de grâce") se produit plus fréquemment chez les sportifs méditants.

- Le plaisir de la pratique est plus apprécié et partagé.

 

Au delà de la pratique sportive.

Les effets d'une pratique méditative régulière, c'est à dire quotidienne, vont bien au delà du temps sportif. C'est tous les domaines de la vie du sportif qui se trouvent améliorés. "L' ego" se régule ce qui facilte le vivre avec soi et avec les autres.

 

Une exigence incontournable : une pratique régulière associée à la patience.

Comme pour l'entraînement sportif, c'est la régularité et la patience qui permettent d'avoir les effets les plus efficents. C'est d'ailleurs une des difficultés  majeures. Beaucoup de personnes arrêtent parce qu'elles n'obtiennent  pas de résultats immédiats. Il faut au moins une pratique quotidienne de deux mois pour commencer à ressentir les effets de la méditation.

 

Se faire accompagner dans les débuts.

Les aspects techniques des pratiques méditatives sont simples. La méditation ne nécessite pas de connaissances importantes, parce qu'elle est avant tout une pratique. L'expert en méditation possède un savoir d'expérience. Il ne sert à rien de lire des quantités d'ouvrage ou d'articles. Comme pour l'entraînement, il faut s'y mettre !

Cependant, et plus particulièrement, dans les débuts de la pratique il importe d'être initié et guidé par une personne qui a de l'expérience en matière de pratique méditative. C'est cet accompagnement qui permettra de tenir et de passer le cap des deux premiers mois. Les temps de pratique guidés par une personne d'expérience posent un cadre qui évite les errances, voire les erreurs. Les temps d'échange avec l'enseignant avant et après les temps de pratique participent à la prise de conscience des effets de la pratique.

 

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 06:56
Paris Brest Paris 2007: La route de Raymond (Plaque n° 565)

Voici un article écrit (publié sur la site de vélo-concept) il y a maintenant six ans et qui retrace l'expérience du Paris-Brest-Paris 2007. Une des épreuves cyclistes parmi les plus longues, plus de 1200 kms en non stop.

 

logoJe l’ai fait... Le projet naît il y a maintenant deux ans est bouclé. La réussite a dépassé mes espoirs. J’ai effectué le PBP en 46h17mn alors que je m’étais fixé pour objectif 50h00 pour l’année de mes 50 ans. 
Quatre jours après je peux reprendre une vie tout à fait normale. Je n’ai plus de courbatures et je n’éprouve plus l’envie de dormir durant la journée. Mon attention au travail peut être soutenue. Ceci compte tenu des conditions atmosphériques que nous avons eues me confirme que j’étais au top de ma forme au moment du départ.

 

 

A Dreux, dernier contrôle avant l'arrivée à Guyancourt

Les images fortes qu’il me reste une semaine après.
Plusieurs images se bousculent encore dans ma tête. Mais les plus marquantes sont les suivantes :
- La première qui me vient est celle du départ. Deux heures avant j’ai ressenti une émotion m’envahir. Cette émotion n’a pas généré d’angoisse, plutôt une grande joie, celle d’être au départ. D’y être arrivé sans souci majeur et surtout d’être pleinement confiant en moi. L’attente en première ligne n’a pas fait monter la pression, mais a plutôt accru la concentration. J’étais pleinement concentré sur la tâche à venir. Et pourtant autour de moi je sentais de l’électricité. Un peu comme si nous partions pour une cyclosportive dont le nombre des partants donnait une importance accrue au départ.
- Il y a le premier point de contrôle à Villaine-la-Juelle. Alors que je ne quittais pas les vingt premières places du peloton de tête, place que je gardais facilement pendant les 210 premiers kms, les choses se compliquèrent brusquement à 10 kms du premier contrôle. J’avais l’impression de voir ce qui se passe lors de Paris-Roubaix et de l’approche de la tranchée de Wallers-Arenberg. Cela se mettait à passer de tous les côtés. Cela frottait fort. Les risques de chute se multipliaient. Je préférais laisser passer plutôt que de me retrouver à terre ! Cette bousculade nous la retrouvions à la dépose du vélo et à la reprise du vélo. C’est ainsi que je pointais au contrôle aux alentours de la 50ème place. Ce qui me contraignit à une poursuite de plusieurs kms pour réintégrer le groupe de tête qui d’une centaine était passé à moins de 50 participants après ce premier contrôle. C’est certainement pour moi l’un des moments les plus intenses du Paris-Brest-Paris en matière d’intensité d’effort. Je ne me souviens pas avoir fourni un effort de ce type (sollicitation de la PMA) après plus de 200kms. J’avais l’impression que les cuisses allaient exploser.

- Il y a celle de mon équipe d’assistance. Ils étaient comme moi, novices en matière d’expérience du PBP. De plus aucun d’eux n’étaient de culture cycliste. Ce qui ne les a pas empêchés d’être parfaits. Ils ont été d’une efficacité redoutable. J’ai leur visage dans ma tête. Leur sourire à chaque point de contrôle. Leurs encouragements raisonnent encore.
 - Il y a aussi les accolades d’amis cyclo, Yoann Sevin et Yves Lourme, à Brest. Nous avions fait ensemble tous les brevets qualificatifs. Et nous étions de nouveau à deux dans le groupe de tête. Je me prenais déjà à imaginer que nous finirions ensemble. A Brest, Yves a souhaité prendre une pause plus longue que les 5 mn traditionnelles du groupe de tête. Ses encouragements m’ont touché, d’autant que pour moi les trente kms avant Brest furent difficiles.
- Il y a le retour dans la nuit et le croisement de ceux qui sont encore sur l’aller. Des milliers d’encouragements. Un serpent de lumière continu lors de la deuxième nuit. C’est impressionnant. C’est dans ces moments là que nous nous rendons compte de ce que représente le Paris-Brest-Paris.
- C’est lors de cette même nuit, un moment de tension dans notre groupe du à des rivalités entre participants. Suite à une attaque d’un des membres du groupe, ce n’était pas pour rigoler, c’était un véritable démarrage comme on peut en voir dans les courses ! une chasse très soutenue s’est développée pendant une quinzaine de kms. Je n’ai pas pu voir les données en vitesse et en fréquence cardiaque. Mais les sensations qui étaient les miennes au plan respiratoire et musculaire m’informaient que nous allions très vite, alors que nous avions déjà plus de 800kms dans les jambes !
- La cinquième est l’accueil chaleureux et émouvant aux contrôles de Mortagne et de Dreux. Alors que je faisais parti du groupe de tête, deux crevaisons coup sur coup à 5kms de Mortagne m’ont fait perdre le contact avec le groupe de mes compagnons de route. Les difficultés pour réparer, la fatigue commençait à se faire sentir après deux nuits sans sommeil, m’ont fait perdre beaucoup de temps. Arrivé au contrôle de Mortagne les compagnons de route étaient repartis.
- La sixième est la standing ovation dans le gymnase de Guyancourt à l’arrivée. J’ai le souvenir de 10 secondes de silence suivies par des applaudissements qui n’en finissaient pas pendant plusieurs minutes. Et toutes ces personnes autour de moi qui venaient me saluer. Je n’oublierai jamais ces minutes.

L'arrivée à Guyancourt après un peu plus de 46 heures sur le vélo

 

Mon Paris-Brest-Paris en quelques chiffres :
- 1220kms en 46h17mn dont 1h40 d’arrêt aux différents points de contrôle.
- Une moyenne de 26,4 km/h arrêts compris et de 27,5 km/h sans les arrêts.
- Des durées d’arrêt au contrôle entre 3 et 15mn
- C’est prêt de 65h00 sans sommeil entre le lundi matin 7h00 (heure du lever) au mercredi soir 23h30 où sortant du restaurant à Guyancourt, je me suis assis dans la voiture et où je me suis endormi de suite.
Ravitaillements :
- 18 bananes
- Deux paquets de mini-mars
- 16 bouteilles de 200ml d’alimentation liquide complète.
- 15 pâtes de fruit
- 15 gâteaux énergétiques
- 14 tranches de pain d’épices
- 6 petits pains au chocolat
- Deux paquets de gaufres à la vergeoise
- 20 tube-dosettes de glucose
- 1/3 tube de granules d’Arnica, de Ruta et de Rhus (homéopathie)
- 2 cafés
- 30 litres d’eau + 3 coca + 2 perrier
- 500 Heures d’entraînement entre novembre 2006-août 2007 à la vitesse/moyenne de 33km/h soit : 18 000 kms.

Les raisons de ma réussite:
- Au niveau de la préparation physique. Cela fait deux ans que je me prépare à ce PBP. La problématique qui était mienne : Comment concilier vie personnelle, vie professionnelle et ma pratique sportive tout en ayant pour objectif de réaliser des performances de bon niveau en matière d’ultra-distance. Il me fallait optimiser le temps passer à l’entraînement. C’est la raison pour laquelle j’ai mis l’accent sur la qualité plutôt que sur la quantité. Ce qui explique la vitesse/moyenne élevée pour cette année, mais aussi pour les années antérieures. Concrètement, je privilégie les sorties courtes et rapides en semaine. Les sorties longues le dimanche n’excèdent pas les 4h00 à de rares exceptions. En matière de longues distances pour cette année il y a eu les brevets qualificatifs (c’est là où j’ai effectué les longues distances : 200, 300, 400, 600). Et la phase finale de la préparation à savoir trois semaines entre mi-juillet et tout début août où j’ai pendant les deux premières semaines fait 4 longues sorties en montagne dans les Hautes-Alpes. Il s’agissait de sorties de 7h00 à 9h00 tous les trois jours avec des dénivelés entre 3500 et 5000m. Puis sur quatre jours dés mon retour dans le Nord, j’ai effectué seul fin juillet début août 1170 kms en 40h00. A l’issue de ces trois jours et demi sur le vélo passer sans problème particulier, j’étais confiant. Après quoi ce fut repos pendant trois jours, puis jusqu’au PBP des sorties d’une heure tous les jours avec de légères phases d’intensité tous les deux jours pour dire de faire un rappel.
Lors de l’année 2006, j’avais posé un objectif intermédiaire. Il s’agissait de participer au RPE. Epreuve que j’ai terminée à la 14ème place en 27h00. J’ai su que je pouvais passer plus d’une journée sur le vélo sans problème.
Je n’ai pas fait de coupure d’entraînement depuis quatre ans. Par coupure j’entends une période de plus de deux semaines sans entraînement. J’ai privilégié les micro-coupures de 3 à 7 jours plusieurs fois dans l’année en fonction des besoins familiaux et professionnels ainsi que des nécessités liés à l’entraînement. Il me semble que les coupures longues ont du sens à condition d’avoir des saisons qui amènent à une fatigue importante. Pour ma part ce n’est pas le cas compte tenu que je fais très peu de compétitions dans l’année (3 à 4 cyclosportives) et une épreuve ultra / an depuis deux ans. Cette année je n’ai fait que les brevets qualificatifs et le PBP. L’exploitation des micro-coupures me permet d’éviter les phases de desentraînement.

- La préparation mentale. Certainement un des éléments clefs de la réussite en longue distance. J’en suis arrivé à rouler dans un état proche de la relaxation. C'est-à-dire que je suis dans une sorte de bulle mentale, où je suis alors en prise directe avec mon corps et mes pensées. C’est un état ou paradoxalement bien que centré sur moi, je suis très disponible aux événements extérieurs. C’est une sorte de fluidité mentale. Lors des moments difficiles, je me centre sur cet état ce qui m’amène à réguler la respiration et à être le plus économique possible dans le geste du pédalage. Cet entraînement mental, je le pratique sur le vélo, mais aussi en dehors lors des phases de relaxation que je m’octroie dans la journée ou le soir. Ce sont des temps brefs de quelques minutes.

- Le suivi par l’ostéopathe. Depuis deux ans et ce au rythme d’une fois tous les deux mois j’allais chez l’ostépathe. Les rendez vous étaient articulés avec les périodes d’entraînement.

 

- Utilisation de la Phytothérapie. En matière d’alimentation, je n’avais pas de cadrage particulier, si ce n’est que je visais à équilibrer mon alimentation. C'est-à-dire manger de tout. Cependant je n’ai pas hésité à exploiter la phytothérapie. A savoir des cures de gelée royale, eleutherocoque, ginseng, spiruline, harpadol etc…

La gestion des moments difficiles.
Durant l’épreuve et comme tout un chacun j’ai rencontré des moments de facilité et des moments difficiles, voire très difficiles. Je ne m’étendrai pas sur les moments d’aisance. Si ce n’est qu’ils surprennent. C’est par exemple lors de la deuxième nuit alors que je gravissais une côte assez longue en tête du groupe, le fait de me retrouver seul en haut de la côte, de ne plus voir mes compagnons de route à mes côtés, de me retourner et de constater que le groupe était à plus de 200 mètres. Ces moments on souhaiterait qu’ils se prolongent, mais ils sont en alternance avec d’autres qui nous poussent à aller chercher profond nos ressources. Les photos prises par mon assistance lors des temps d’arrêts aux contrôles en disent longs quant à l’état qui peut être le nôtre dans ces moments là. Voici quelques uns de ces moments plutôt délicats où il importe de rester calme, d’être à l’écoute de ses sensations et de rester pertinent quant à l’analyse de la situation. 

- Problème d’alimentation.
Jusqu’au 500ème kms je n’ai pas eu de souci particulier. C’est à partir du contrôle de Carhaix et alors que nous avions abordé le secteur très vallonné que j’ai eu des difficultés à avaler du solide. Il n’y avait plus que les tubes de glucose qui passaient et l’aliment complet liquide. L’arrêt prolongé de 15mn au retour sur Loudéac (775ème kms) m’a permis de manger de nouveau du solide. Je me souviens m’être jeté sur un paquet de gaufres vergeoise après avoir ingurgité un verre de boisson gazeuse et un coca.
Par la suite en alimentation solide ce sont les bananes et les mars qui passaient. Je n’avais plus envie de pâtes de fruit et de gâteaux énergétiques.
Ce qui est marquant ce sont les envies de certains aliments. Pour ma part à l’issue de la deuxième nuit, je rêvais à des petits pains au chocolat et à du café. C’est ainsi qu’à Mortagne, l’équipe d’assistance m’avait préparé trois petits pains au chocolat que j’ai trempés dans du café. Un vrai régal. Puis c’est une envie de fruits (nectarine et abricot). C’est ainsi que pour l’arrivée j’ai demandé à l’équipe d’assistance de me trouver ces fruits. J’ai bien mangé 5 nectarines dans les 20 minutes qui suivirent l’arrivée.

- Le sommeil.
Mentalement je m’étais préparé à passer deux nuits sans sommeil. Mais je ne savais pas comment cela allait se passer dans la réalité. J’ai été surpris en bien, d’autant que j’avais envisagé si nécessaire de faire des sommeils " flash " de 20 à 30 mn lors de la deuxième nuit.
Par deux fois j’ai été pris de sensation de sommeil, bâillement, clignement des yeux. A chaque fois vers les 5-6h00 du matin. Ces envies de dormir n’ont duré qu’une trentaine de minutes. Le fait d’être dans le groupe de tête a du participer à entretenir mon état de veille.

- Les courbatures dans le haut du dos lors de la dernière heure.
La dernière heure m’a semblé la plus longue. Il me devenait difficile de maintenir un bon positionnement de tête !! Les muscles du haut du dos étaient très tendus. Freiner augmenté la tension de ces muscles. Ce ne sont pas les arrêts fréquents (toutes les 15mn) pour les étirer qui pouvaient me soulager durablement. C’est d’un massage que j’aurais eu besoin. Je l’ai eu une fois l’arrivée franchie. Les trombes d’eau que nous avons eues sur la fin de l’épreuve ont participé à durcir les muscles de la nuque et du dos.

 

Au petit matin après une première nuit passée à rouler sous la pluie !

 

Conclusion:
Une semaine après je n’en reviens toujours pas de ce que j’ai réalisé. Je ne me pensais pas capable, à l’âge qui est le mien 50 ans, faire une telle performance surtout dans les conditions qui furent celles de ce Paris-Brest-Paris. J’en conclus que nous disposons d’un potentiel que nous ne connaissons pas. Ce sont des expériences un peu extraordinaires qui permettent d’aller explorer cette partie de nous. C’est l’intérêt que je trouve à ces épreuves un peu hors norme de l’ultra-distance. Alors quel projet maintenant ? Le RPE, c’est fait, et j’y retournerai bien l’an prochain pour préparer, je l’espère mais ce n’est encore qu’un désir ce n’est pas de l’ordre du projet, à une échéance de deux ans (2009) une des deux épreuves ultra les plus longues du monde : la RAAM (4800 kms) traversée des EU d’ouest en est. C’est l’épreuve ultime du cyclisme ultra-distance ou plus prêt de nous, le tour ultime (4100kms). Mais s’engager dans un tel projet nécessite un investissement humain et financier beaucoup plus conséquent que celui mis en œuvre ces deux dernières années. 

Raymond Barbry le 28 août 2007.

 

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 13:46

La performance de Christopher Froome questionne et met une nouvelle fois la suspicion sur le vélo !

 

Comment pourrait il en être autrement. ? il a fait mieux qu'Amstrong et Pantani en matière de puissance développée (voir l'article de Antoine Vayeur dans "le Monde.fr". De plus, il a été constamment en maîtrise respiratoire lors de l'ascension du ventoux. Il n'a pas arrêté d'échanger avec son Directeur sportif, via le système des oreillettes. Pour ceux qui connaissent le vélo et le ventoux et qui plus est à l'allure où c'est grimpé (plus de 21 km/h pour les 16 derniers kms - du virage de Saint Estéphe au sommet), c'est incroyable, c'est extraterrestre. Son accélération au plus fort de la pente, est hallucinante. Il a joué avec Contador, l'un des meilleurs grimpeurs actuel du peloton.

 

Ou Froome est un extraterrestre, ou alors il refait l'histoire des années sombres du vélo, mais aussi de ce qui se passe actuellement dans le sport de haut niveau. Ce même jour, nous apprenons que deux des meilleurs sprinters (athlétisme) ne seront pas présents aux prochains champions du monde d'athlétisme, pour cause de dopage...et les deux déclarent qu'ils ne sont pas responsables. Qu'ils jurent n'avoir rien pris d'interdit à leur connaissance ! 

 

Mais revenons à C.Froome. Compte tenu de sa performnace d'hier sur le Mont entoux, il doit bien avoir une VO2 max de 95ml/mn/kg, plus une préparation mentale (qu'il a du reste) qui l'a amené à pouvoir exploiter au maximum son potentiel. Mais la VO2 max (capacité maximale d'oxygène qu'un organisme peut consommer) n'est pas extensible, même avec la préparation mentale ! Et même avec une préparation physique idéale. Il y a des limites à la progression des possibilités physiques. Ce que Froome a fait, c'est du jamais vu. Il n'y a guère  que Pantani qui a fait ce genre d'exploit (mais nous en connaissons aujourd'hui les raisons!). Ce dernier devant freiner en montée  dans les lacets du Galibier au plus fort des pourcentages, au moment où il lâchait les derniers conscurrents qui arrivaient encore à suivre !

 

Quelles sont les preuves des capacités exceptionnelles de Froome, et notamment sa VO2max ? comme le demandait A.Vayer à David Brailsford (manager de l'équipe Sky) "Where are the proofs" ?  Ce dernier a répondu qu'il ne le savait ! Comment est-ce possible ? Comment croire, à ce niveau, que l'un des meilleurs préparateurs physiques ne sache pas dire la VO2max de son athlète ? C'est tout simplement hallucinant, et ce n'est pas croyable....

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 09:38

Savoir vivre pleinement les moments de bonheur quand ils se produisent, participe à la formation humaine des sportifs. Etre sur le podium est un de ces moments magiques, et quand c'est collectif, c'est encore plus intense au plan émotionnel.

 

 

 

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Le sport (tout comme la musique, le théâtre, le chant,) procure des moments forts en émotions agréables. Lorque ces derniers se produisent, il faut inviter les athlètes à les vivre pleinement dans la présence. Il n'y a rien à dire ou à faire, si ce n'est que de les encourager à se laisser porter par ces instants magiques, extraordinaires et de durée brève. Ce n'est pas la durée de ces moments qui importe, mais la qualité et la densité de la présence à ces moments. Il n'y a rien à dire, il suffit d'être là et de laisser la joie circulait et se partageait. Ce sont des expériences fabuleuses et extraordianires qui marquent la vie d'un athlète.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 13:16

Interclubs Lens 057

 

      Dans la dernière ligne droite d'une course de demi-fond, les athlètes peuvent atteindre le paroxysme dans l'effort.

 

Nombre de sportifs connaissent l'importance du pouvoir de l'esprit dans le travail de la douleur, de façon à faire avec, à l'accepter. Les athlètes, et plus particulièrement dans les sports d'endurance (course de sprint long, de 1/2 fond et de fond, raid,  ski de fond, cyclisme, certains sports collectifs, alpinisme...) se mettent très souvent dans des situations qui produisent de la douleur. Vous ne pouvez réaliser une longue randonnée à pieds en montagne ou faire un marathon sans rencontrer un moment donné la douleur, et ce quel que soit votre niveau de condition physique et la vitesse avec laquelle vous réalisez l'effort.

 

Le rapport à la douleur et son acceptation est ce qui caractérise les sportifs et les athlètes d'endurance. Ils savent que la douleur se transcendent. Quand leur corps hurle tant la douleur d'origine métabolique est grande à la fin d'une épreuve, ils savent puiser en eux pour trouver de nouvelles ressources pour aller au delà de ce qu'une personne normale considérerait comme une limite indépassable.

A moins qu'une lésion physique n'apparaisse (ce qui produit une douleur aiguë et vive qui fait arrêter pour éviter la blessure), c'est toujours l'esprit qui décide d'arrêter en premier, pas le corps.

 

Un rapport à la douleur non travaillé, peut produire chez l'athlète des peurs, des angoisses, des doutes sur lui même, et des pertes de concentration. C'est la raison pour laquelle de nombreux athlètes sont de plus en plus convaincus qu'un entraînement mental systématique est tout aussi nécessaire et important que l'entraînement physique, s'ils veulent donner le meilleur d'eux mêmes. Une condition physique optimale et la performance qui va avec n'est réalisable qu'avec une bonne condition mentale. Les deux, le physique et le mental se cultivent, se développent ensemble.

 

La pratique systématique de la  "mindfulness" ou pleine conscience répond à cette approche globale du développement des potentialités de chaque athlète (tout comme la sophrologie, le yoga...). Elle n'est pas encore rentrée dans les habitudes des sportifs français. Mais cela ne devrait pas tardé. Au même titre qu'elle commence à être proposée dans les centres qui travaillent sur la réduction des douleurs chroniques.

 

 

 

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Présentation

  • : Le blog de sport en pleine conscience - Raymond Barbry
  • : L'objet de ce blog est de promouvoir l'exploitation de la pleine conscience (mindfulness) dans la pratique sportive. Ceci afin de permettre aux pratiquants sportifs d'exploiter au mieux leurs ressources dans le respect du développement humain.
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  • Raymond Barbry
  • J'interviens dans l'accompagnement (coaching) des sportifs de tous les niveaux. Je propose une approche de la préparation mentale qui prend appui sur les outils de la pleine conscience et sur mon expérience personnelle de sportif de haut niveau.
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