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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 06:56

La méditation dite de pleine conscience ou mindfulness gagne peu à peu notre société occidentale. Elle est bien autre chose qu'une "nouvelle" mode. Elle est une des réponse aux dérives et aux excés de la vie contemporaine. Ces effets sur la santé et le bien être sont maintenant bien identifiés et reconnus. C'est ainsi  :

- Qu'elle réduit l'état de surstress responsable de nombreuses maladies.

- Qu'elle réduit le niveau de la douleur.

- Qu'elle agit sur les défenses immunitaires.

- Qu'elle accèlère les phases de récupération suite à des opérations.

- Qu'elle agit sur la pression artérielle.

- Qu'elle permet de réguler les crises d'asthme.

- Qu'elle facilite le sommeil.

- Qu'elle permet d'être pleinement attentif et concentré.

- Qu'elle augmente les capacités de mémorisation.

- Qu'elle permet de reconnaître ses émotions et de les réguler.

- Qu'elle permet de réguler les situations relationelles difficiles.

Et nous pourrions poursuivre la liste des effets positifs de sa pratique régulière sur la personne...

 

 

 Elle est proposée et se développe dans différentes sphères de notre société : le milieu hospitalier (de plus en plus d'hopitaux présente la méditation aux patients), le milieu carcéral (quelques expériences sont menées dans des centres de détention), le milieu de l'entreprise (des entreprises proposent à leurs salariés des temps de méditation), le milieu scolaire (des temps courts sont proposés aux élèves afin de développer leur attention/concentration - voir le blog http://agepsraymondbarbry.wordpress.com/).

 

Et dans le sport qu'en est-il ?

Le milieu sportif via la préparation mentale  exploite des outils qui s'approchent de la méditation de pleine conscience. D'ailleurs faut il rappeler que la méditation de pleine conscience vient du yoga. Elle est une pratique de yoga adaptée au contexte de notre époque et à la culture occidentale.

Parmi les outils les plus fréquemment proprosés en préparation mentale, nous trouvons, la PNL, la sophrologie, l'hypnose, la visualisation mentale etc...Toutes visent à ce que le sportif puisse être lui même au moment de la compétition et ainsi donner le meilleur dans l'instant de l'épreuve.

 

Au delà de la préparation mentale, une pratique méditative peut être proposée à tout athlète et sportif. Les effets cités précédemment sont tous bénèfiques pour un sportif. Plus spécifiquement nous pouvons remarquer :

- Une récupération accélèrée.

- Le bon stress est optimisé.

- Les situations de tension et de conflit se régulent .

- La présence dans l'insant et la concentration sont optimales.

- L'état de flux (aussi appelé "flow" ou "état de grâce") se produit plus fréquemment chez les sportifs méditants.

- Le plaisir de la pratique est plus apprécié et partagé.

 

Au delà de la pratique sportive.

Les effets d'une pratique méditative régulière, c'est à dire quotidienne, vont bien au delà du temps sportif. C'est tous les domaines de la vie du sportif qui se trouvent améliorés. "L' ego" se régule ce qui facilte le vivre avec soi et avec les autres.

 

Une exigence incontournable : une pratique régulière associée à la patience.

Comme pour l'entraînement sportif, c'est la régularité et la patience qui permettent d'avoir les effets les plus efficents. C'est d'ailleurs une des difficultés  majeures. Beaucoup de personnes arrêtent parce qu'elles n'obtiennent  pas de résultats immédiats. Il faut au moins une pratique quotidienne de deux mois pour commencer à ressentir les effets de la méditation.

 

Se faire accompagner dans les débuts.

Les aspects techniques des pratiques méditatives sont simples. La méditation ne nécessite pas de connaissances importantes, parce qu'elle est avant tout une pratique. L'expert en méditation possède un savoir d'expérience. Il ne sert à rien de lire des quantités d'ouvrage ou d'articles. Comme pour l'entraînement, il faut s'y mettre !

Cependant, et plus particulièrement, dans les débuts de la pratique il importe d'être initié et guidé par une personne qui a de l'expérience en matière de pratique méditative. C'est cet accompagnement qui permettra de tenir et de passer le cap des deux premiers mois. Les temps de pratique guidés par une personne d'expérience posent un cadre qui évite les errances, voire les erreurs. Les temps d'échange avec l'enseignant avant et après les temps de pratique participent à la prise de conscience des effets de la pratique.

 

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 06:56
Paris Brest Paris 2007: La route de Raymond (Plaque n° 565)

Voici un article écrit (publié sur la site de vélo-concept) il y a maintenant six ans et qui retrace l'expérience du Paris-Brest-Paris 2007. Une des épreuves cyclistes parmi les plus longues, plus de 1200 kms en non stop.

 

logoJe l’ai fait... Le projet naît il y a maintenant deux ans est bouclé. La réussite a dépassé mes espoirs. J’ai effectué le PBP en 46h17mn alors que je m’étais fixé pour objectif 50h00 pour l’année de mes 50 ans. 
Quatre jours après je peux reprendre une vie tout à fait normale. Je n’ai plus de courbatures et je n’éprouve plus l’envie de dormir durant la journée. Mon attention au travail peut être soutenue. Ceci compte tenu des conditions atmosphériques que nous avons eues me confirme que j’étais au top de ma forme au moment du départ.

 

 

A Dreux, dernier contrôle avant l'arrivée à Guyancourt

Les images fortes qu’il me reste une semaine après.
Plusieurs images se bousculent encore dans ma tête. Mais les plus marquantes sont les suivantes :
- La première qui me vient est celle du départ. Deux heures avant j’ai ressenti une émotion m’envahir. Cette émotion n’a pas généré d’angoisse, plutôt une grande joie, celle d’être au départ. D’y être arrivé sans souci majeur et surtout d’être pleinement confiant en moi. L’attente en première ligne n’a pas fait monter la pression, mais a plutôt accru la concentration. J’étais pleinement concentré sur la tâche à venir. Et pourtant autour de moi je sentais de l’électricité. Un peu comme si nous partions pour une cyclosportive dont le nombre des partants donnait une importance accrue au départ.
- Il y a le premier point de contrôle à Villaine-la-Juelle. Alors que je ne quittais pas les vingt premières places du peloton de tête, place que je gardais facilement pendant les 210 premiers kms, les choses se compliquèrent brusquement à 10 kms du premier contrôle. J’avais l’impression de voir ce qui se passe lors de Paris-Roubaix et de l’approche de la tranchée de Wallers-Arenberg. Cela se mettait à passer de tous les côtés. Cela frottait fort. Les risques de chute se multipliaient. Je préférais laisser passer plutôt que de me retrouver à terre ! Cette bousculade nous la retrouvions à la dépose du vélo et à la reprise du vélo. C’est ainsi que je pointais au contrôle aux alentours de la 50ème place. Ce qui me contraignit à une poursuite de plusieurs kms pour réintégrer le groupe de tête qui d’une centaine était passé à moins de 50 participants après ce premier contrôle. C’est certainement pour moi l’un des moments les plus intenses du Paris-Brest-Paris en matière d’intensité d’effort. Je ne me souviens pas avoir fourni un effort de ce type (sollicitation de la PMA) après plus de 200kms. J’avais l’impression que les cuisses allaient exploser.

- Il y a celle de mon équipe d’assistance. Ils étaient comme moi, novices en matière d’expérience du PBP. De plus aucun d’eux n’étaient de culture cycliste. Ce qui ne les a pas empêchés d’être parfaits. Ils ont été d’une efficacité redoutable. J’ai leur visage dans ma tête. Leur sourire à chaque point de contrôle. Leurs encouragements raisonnent encore.
 - Il y a aussi les accolades d’amis cyclo, Yoann Sevin et Yves Lourme, à Brest. Nous avions fait ensemble tous les brevets qualificatifs. Et nous étions de nouveau à deux dans le groupe de tête. Je me prenais déjà à imaginer que nous finirions ensemble. A Brest, Yves a souhaité prendre une pause plus longue que les 5 mn traditionnelles du groupe de tête. Ses encouragements m’ont touché, d’autant que pour moi les trente kms avant Brest furent difficiles.
- Il y a le retour dans la nuit et le croisement de ceux qui sont encore sur l’aller. Des milliers d’encouragements. Un serpent de lumière continu lors de la deuxième nuit. C’est impressionnant. C’est dans ces moments là que nous nous rendons compte de ce que représente le Paris-Brest-Paris.
- C’est lors de cette même nuit, un moment de tension dans notre groupe du à des rivalités entre participants. Suite à une attaque d’un des membres du groupe, ce n’était pas pour rigoler, c’était un véritable démarrage comme on peut en voir dans les courses ! une chasse très soutenue s’est développée pendant une quinzaine de kms. Je n’ai pas pu voir les données en vitesse et en fréquence cardiaque. Mais les sensations qui étaient les miennes au plan respiratoire et musculaire m’informaient que nous allions très vite, alors que nous avions déjà plus de 800kms dans les jambes !
- La cinquième est l’accueil chaleureux et émouvant aux contrôles de Mortagne et de Dreux. Alors que je faisais parti du groupe de tête, deux crevaisons coup sur coup à 5kms de Mortagne m’ont fait perdre le contact avec le groupe de mes compagnons de route. Les difficultés pour réparer, la fatigue commençait à se faire sentir après deux nuits sans sommeil, m’ont fait perdre beaucoup de temps. Arrivé au contrôle de Mortagne les compagnons de route étaient repartis.
- La sixième est la standing ovation dans le gymnase de Guyancourt à l’arrivée. J’ai le souvenir de 10 secondes de silence suivies par des applaudissements qui n’en finissaient pas pendant plusieurs minutes. Et toutes ces personnes autour de moi qui venaient me saluer. Je n’oublierai jamais ces minutes.

L'arrivée à Guyancourt après un peu plus de 46 heures sur le vélo

 

Mon Paris-Brest-Paris en quelques chiffres :
- 1220kms en 46h17mn dont 1h40 d’arrêt aux différents points de contrôle.
- Une moyenne de 26,4 km/h arrêts compris et de 27,5 km/h sans les arrêts.
- Des durées d’arrêt au contrôle entre 3 et 15mn
- C’est prêt de 65h00 sans sommeil entre le lundi matin 7h00 (heure du lever) au mercredi soir 23h30 où sortant du restaurant à Guyancourt, je me suis assis dans la voiture et où je me suis endormi de suite.
Ravitaillements :
- 18 bananes
- Deux paquets de mini-mars
- 16 bouteilles de 200ml d’alimentation liquide complète.
- 15 pâtes de fruit
- 15 gâteaux énergétiques
- 14 tranches de pain d’épices
- 6 petits pains au chocolat
- Deux paquets de gaufres à la vergeoise
- 20 tube-dosettes de glucose
- 1/3 tube de granules d’Arnica, de Ruta et de Rhus (homéopathie)
- 2 cafés
- 30 litres d’eau + 3 coca + 2 perrier
- 500 Heures d’entraînement entre novembre 2006-août 2007 à la vitesse/moyenne de 33km/h soit : 18 000 kms.

Les raisons de ma réussite:
- Au niveau de la préparation physique. Cela fait deux ans que je me prépare à ce PBP. La problématique qui était mienne : Comment concilier vie personnelle, vie professionnelle et ma pratique sportive tout en ayant pour objectif de réaliser des performances de bon niveau en matière d’ultra-distance. Il me fallait optimiser le temps passer à l’entraînement. C’est la raison pour laquelle j’ai mis l’accent sur la qualité plutôt que sur la quantité. Ce qui explique la vitesse/moyenne élevée pour cette année, mais aussi pour les années antérieures. Concrètement, je privilégie les sorties courtes et rapides en semaine. Les sorties longues le dimanche n’excèdent pas les 4h00 à de rares exceptions. En matière de longues distances pour cette année il y a eu les brevets qualificatifs (c’est là où j’ai effectué les longues distances : 200, 300, 400, 600). Et la phase finale de la préparation à savoir trois semaines entre mi-juillet et tout début août où j’ai pendant les deux premières semaines fait 4 longues sorties en montagne dans les Hautes-Alpes. Il s’agissait de sorties de 7h00 à 9h00 tous les trois jours avec des dénivelés entre 3500 et 5000m. Puis sur quatre jours dés mon retour dans le Nord, j’ai effectué seul fin juillet début août 1170 kms en 40h00. A l’issue de ces trois jours et demi sur le vélo passer sans problème particulier, j’étais confiant. Après quoi ce fut repos pendant trois jours, puis jusqu’au PBP des sorties d’une heure tous les jours avec de légères phases d’intensité tous les deux jours pour dire de faire un rappel.
Lors de l’année 2006, j’avais posé un objectif intermédiaire. Il s’agissait de participer au RPE. Epreuve que j’ai terminée à la 14ème place en 27h00. J’ai su que je pouvais passer plus d’une journée sur le vélo sans problème.
Je n’ai pas fait de coupure d’entraînement depuis quatre ans. Par coupure j’entends une période de plus de deux semaines sans entraînement. J’ai privilégié les micro-coupures de 3 à 7 jours plusieurs fois dans l’année en fonction des besoins familiaux et professionnels ainsi que des nécessités liés à l’entraînement. Il me semble que les coupures longues ont du sens à condition d’avoir des saisons qui amènent à une fatigue importante. Pour ma part ce n’est pas le cas compte tenu que je fais très peu de compétitions dans l’année (3 à 4 cyclosportives) et une épreuve ultra / an depuis deux ans. Cette année je n’ai fait que les brevets qualificatifs et le PBP. L’exploitation des micro-coupures me permet d’éviter les phases de desentraînement.

- La préparation mentale. Certainement un des éléments clefs de la réussite en longue distance. J’en suis arrivé à rouler dans un état proche de la relaxation. C'est-à-dire que je suis dans une sorte de bulle mentale, où je suis alors en prise directe avec mon corps et mes pensées. C’est un état ou paradoxalement bien que centré sur moi, je suis très disponible aux événements extérieurs. C’est une sorte de fluidité mentale. Lors des moments difficiles, je me centre sur cet état ce qui m’amène à réguler la respiration et à être le plus économique possible dans le geste du pédalage. Cet entraînement mental, je le pratique sur le vélo, mais aussi en dehors lors des phases de relaxation que je m’octroie dans la journée ou le soir. Ce sont des temps brefs de quelques minutes.

- Le suivi par l’ostéopathe. Depuis deux ans et ce au rythme d’une fois tous les deux mois j’allais chez l’ostépathe. Les rendez vous étaient articulés avec les périodes d’entraînement.

 

- Utilisation de la Phytothérapie. En matière d’alimentation, je n’avais pas de cadrage particulier, si ce n’est que je visais à équilibrer mon alimentation. C'est-à-dire manger de tout. Cependant je n’ai pas hésité à exploiter la phytothérapie. A savoir des cures de gelée royale, eleutherocoque, ginseng, spiruline, harpadol etc…

La gestion des moments difficiles.
Durant l’épreuve et comme tout un chacun j’ai rencontré des moments de facilité et des moments difficiles, voire très difficiles. Je ne m’étendrai pas sur les moments d’aisance. Si ce n’est qu’ils surprennent. C’est par exemple lors de la deuxième nuit alors que je gravissais une côte assez longue en tête du groupe, le fait de me retrouver seul en haut de la côte, de ne plus voir mes compagnons de route à mes côtés, de me retourner et de constater que le groupe était à plus de 200 mètres. Ces moments on souhaiterait qu’ils se prolongent, mais ils sont en alternance avec d’autres qui nous poussent à aller chercher profond nos ressources. Les photos prises par mon assistance lors des temps d’arrêts aux contrôles en disent longs quant à l’état qui peut être le nôtre dans ces moments là. Voici quelques uns de ces moments plutôt délicats où il importe de rester calme, d’être à l’écoute de ses sensations et de rester pertinent quant à l’analyse de la situation. 

- Problème d’alimentation.
Jusqu’au 500ème kms je n’ai pas eu de souci particulier. C’est à partir du contrôle de Carhaix et alors que nous avions abordé le secteur très vallonné que j’ai eu des difficultés à avaler du solide. Il n’y avait plus que les tubes de glucose qui passaient et l’aliment complet liquide. L’arrêt prolongé de 15mn au retour sur Loudéac (775ème kms) m’a permis de manger de nouveau du solide. Je me souviens m’être jeté sur un paquet de gaufres vergeoise après avoir ingurgité un verre de boisson gazeuse et un coca.
Par la suite en alimentation solide ce sont les bananes et les mars qui passaient. Je n’avais plus envie de pâtes de fruit et de gâteaux énergétiques.
Ce qui est marquant ce sont les envies de certains aliments. Pour ma part à l’issue de la deuxième nuit, je rêvais à des petits pains au chocolat et à du café. C’est ainsi qu’à Mortagne, l’équipe d’assistance m’avait préparé trois petits pains au chocolat que j’ai trempés dans du café. Un vrai régal. Puis c’est une envie de fruits (nectarine et abricot). C’est ainsi que pour l’arrivée j’ai demandé à l’équipe d’assistance de me trouver ces fruits. J’ai bien mangé 5 nectarines dans les 20 minutes qui suivirent l’arrivée.

- Le sommeil.
Mentalement je m’étais préparé à passer deux nuits sans sommeil. Mais je ne savais pas comment cela allait se passer dans la réalité. J’ai été surpris en bien, d’autant que j’avais envisagé si nécessaire de faire des sommeils " flash " de 20 à 30 mn lors de la deuxième nuit.
Par deux fois j’ai été pris de sensation de sommeil, bâillement, clignement des yeux. A chaque fois vers les 5-6h00 du matin. Ces envies de dormir n’ont duré qu’une trentaine de minutes. Le fait d’être dans le groupe de tête a du participer à entretenir mon état de veille.

- Les courbatures dans le haut du dos lors de la dernière heure.
La dernière heure m’a semblé la plus longue. Il me devenait difficile de maintenir un bon positionnement de tête !! Les muscles du haut du dos étaient très tendus. Freiner augmenté la tension de ces muscles. Ce ne sont pas les arrêts fréquents (toutes les 15mn) pour les étirer qui pouvaient me soulager durablement. C’est d’un massage que j’aurais eu besoin. Je l’ai eu une fois l’arrivée franchie. Les trombes d’eau que nous avons eues sur la fin de l’épreuve ont participé à durcir les muscles de la nuque et du dos.

 

Au petit matin après une première nuit passée à rouler sous la pluie !

 

Conclusion:
Une semaine après je n’en reviens toujours pas de ce que j’ai réalisé. Je ne me pensais pas capable, à l’âge qui est le mien 50 ans, faire une telle performance surtout dans les conditions qui furent celles de ce Paris-Brest-Paris. J’en conclus que nous disposons d’un potentiel que nous ne connaissons pas. Ce sont des expériences un peu extraordinaires qui permettent d’aller explorer cette partie de nous. C’est l’intérêt que je trouve à ces épreuves un peu hors norme de l’ultra-distance. Alors quel projet maintenant ? Le RPE, c’est fait, et j’y retournerai bien l’an prochain pour préparer, je l’espère mais ce n’est encore qu’un désir ce n’est pas de l’ordre du projet, à une échéance de deux ans (2009) une des deux épreuves ultra les plus longues du monde : la RAAM (4800 kms) traversée des EU d’ouest en est. C’est l’épreuve ultime du cyclisme ultra-distance ou plus prêt de nous, le tour ultime (4100kms). Mais s’engager dans un tel projet nécessite un investissement humain et financier beaucoup plus conséquent que celui mis en œuvre ces deux dernières années. 

Raymond Barbry le 28 août 2007.

 

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 13:46

La performance de Christopher Froome questionne et met une nouvelle fois la suspicion sur le vélo !

 

Comment pourrait il en être autrement. ? il a fait mieux qu'Amstrong et Pantani en matière de puissance développée (voir l'article de Antoine Vayeur dans "le Monde.fr". De plus, il a été constamment en maîtrise respiratoire lors de l'ascension du ventoux. Il n'a pas arrêté d'échanger avec son Directeur sportif, via le système des oreillettes. Pour ceux qui connaissent le vélo et le ventoux et qui plus est à l'allure où c'est grimpé (plus de 21 km/h pour les 16 derniers kms - du virage de Saint Estéphe au sommet), c'est incroyable, c'est extraterrestre. Son accélération au plus fort de la pente, est hallucinante. Il a joué avec Contador, l'un des meilleurs grimpeurs actuel du peloton.

 

Ou Froome est un extraterrestre, ou alors il refait l'histoire des années sombres du vélo, mais aussi de ce qui se passe actuellement dans le sport de haut niveau. Ce même jour, nous apprenons que deux des meilleurs sprinters (athlétisme) ne seront pas présents aux prochains champions du monde d'athlétisme, pour cause de dopage...et les deux déclarent qu'ils ne sont pas responsables. Qu'ils jurent n'avoir rien pris d'interdit à leur connaissance ! 

 

Mais revenons à C.Froome. Compte tenu de sa performnace d'hier sur le Mont entoux, il doit bien avoir une VO2 max de 95ml/mn/kg, plus une préparation mentale (qu'il a du reste) qui l'a amené à pouvoir exploiter au maximum son potentiel. Mais la VO2 max (capacité maximale d'oxygène qu'un organisme peut consommer) n'est pas extensible, même avec la préparation mentale ! Et même avec une préparation physique idéale. Il y a des limites à la progression des possibilités physiques. Ce que Froome a fait, c'est du jamais vu. Il n'y a guère  que Pantani qui a fait ce genre d'exploit (mais nous en connaissons aujourd'hui les raisons!). Ce dernier devant freiner en montée  dans les lacets du Galibier au plus fort des pourcentages, au moment où il lâchait les derniers conscurrents qui arrivaient encore à suivre !

 

Quelles sont les preuves des capacités exceptionnelles de Froome, et notamment sa VO2max ? comme le demandait A.Vayer à David Brailsford (manager de l'équipe Sky) "Where are the proofs" ?  Ce dernier a répondu qu'il ne le savait ! Comment est-ce possible ? Comment croire, à ce niveau, que l'un des meilleurs préparateurs physiques ne sache pas dire la VO2max de son athlète ? C'est tout simplement hallucinant, et ce n'est pas croyable....

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 09:38

Savoir vivre pleinement les moments de bonheur quand ils se produisent, participe à la formation humaine des sportifs. Etre sur le podium est un de ces moments magiques, et quand c'est collectif, c'est encore plus intense au plan émotionnel.

 

 

 

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Le sport (tout comme la musique, le théâtre, le chant,) procure des moments forts en émotions agréables. Lorque ces derniers se produisent, il faut inviter les athlètes à les vivre pleinement dans la présence. Il n'y a rien à dire ou à faire, si ce n'est que de les encourager à se laisser porter par ces instants magiques, extraordinaires et de durée brève. Ce n'est pas la durée de ces moments qui importe, mais la qualité et la densité de la présence à ces moments. Il n'y a rien à dire, il suffit d'être là et de laisser la joie circulait et se partageait. Ce sont des expériences fabuleuses et extraordianires qui marquent la vie d'un athlète.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 13:16

Interclubs Lens 057

 

      Dans la dernière ligne droite d'une course de demi-fond, les athlètes peuvent atteindre le paroxysme dans l'effort.

 

Nombre de sportifs connaissent l'importance du pouvoir de l'esprit dans le travail de la douleur, de façon à faire avec, à l'accepter. Les athlètes, et plus particulièrement dans les sports d'endurance (course de sprint long, de 1/2 fond et de fond, raid,  ski de fond, cyclisme, certains sports collectifs, alpinisme...) se mettent très souvent dans des situations qui produisent de la douleur. Vous ne pouvez réaliser une longue randonnée à pieds en montagne ou faire un marathon sans rencontrer un moment donné la douleur, et ce quel que soit votre niveau de condition physique et la vitesse avec laquelle vous réalisez l'effort.

 

Le rapport à la douleur et son acceptation est ce qui caractérise les sportifs et les athlètes d'endurance. Ils savent que la douleur se transcendent. Quand leur corps hurle tant la douleur d'origine métabolique est grande à la fin d'une épreuve, ils savent puiser en eux pour trouver de nouvelles ressources pour aller au delà de ce qu'une personne normale considérerait comme une limite indépassable.

A moins qu'une lésion physique n'apparaisse (ce qui produit une douleur aiguë et vive qui fait arrêter pour éviter la blessure), c'est toujours l'esprit qui décide d'arrêter en premier, pas le corps.

 

Un rapport à la douleur non travaillé, peut produire chez l'athlète des peurs, des angoisses, des doutes sur lui même, et des pertes de concentration. C'est la raison pour laquelle de nombreux athlètes sont de plus en plus convaincus qu'un entraînement mental systématique est tout aussi nécessaire et important que l'entraînement physique, s'ils veulent donner le meilleur d'eux mêmes. Une condition physique optimale et la performance qui va avec n'est réalisable qu'avec une bonne condition mentale. Les deux, le physique et le mental se cultivent, se développent ensemble.

 

La pratique systématique de la  "mindfulness" ou pleine conscience répond à cette approche globale du développement des potentialités de chaque athlète (tout comme la sophrologie, le yoga...). Elle n'est pas encore rentrée dans les habitudes des sportifs français. Mais cela ne devrait pas tardé. Au même titre qu'elle commence à être proposée dans les centres qui travaillent sur la réduction des douleurs chroniques.

 

 

 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 12:09

La justesse d'une passe, la dernière ligne droite au coude à coude, le passage d'un témoin, la beauté d'un paysage en haut du sommet enfin atteint après de longues heures de marche et d'effort, le passage au sommet du col difficile, la griserie de la descente, la dernière ligne droite d'un marathon...qui n’a jamais ressenti la magie de l’émotion esthétique de l'effort physique? Un instant suspendu, une évidence inexplicable, un sentiment de transcendance….

alpinisme
Quelque chose d'extraordinaire et d'indéfinissable. L'athlète ressent et vit le jaillissement soudain d’une présence d’absolu en plein effort. Cela déclenche en l'athlète une émotion profonde, qui a le pouvoir de le mettre dans le moment présent. Il est comme arraché du flot de ses pensées. De l’harmonie extérieure naît une harmonie intérieure, qui intensifie ainsi notre présence au monde. 

L’émotion esthétique est une rencontre qui arrive à l’improviste. Il faut donc accepter de se laisser surprendre dans l'effort en lâchant le mental (l'ego), tout en se mettant en capacité d'accueillir cet état de flux (le flow, l'état de grâce). Chaque athlète vit ainsi des moments de beauté et de sensibilité qui lui apportent comme par miracle dans l'effort même l'apaisement et l'enrichissement dont il a besoin. 

Cette émotion esthétique dans l'effort a le pouvoir d'ouvrir à la diversité de l’être. A son contact, nous nous découvrons plus grand, plus petit, plus sensible. Nous développons aussi notre empathie envers d’autres visions du monde et notre envie de partage. Comme  cette expérience créait une connexion à la fois à soi et à tout le reste, un pont entre le subjectif et l’universel.

La prise de conscience d’une transcendance dans et par l'effort. Dans cette expérience nous sentons bien que quelque chose nous échappe. Elle est l’indice d’un monde harmonieux, sensible, intelligent, qui ne se réduit pas à ce qu’on en connaît. L’expérience du flow lève le voile sur cet invisible. Elle nous approche du mystère de la vie. Elle nous apprend aussi à ressentir et à réaliser sans comprendre. L’expérience de la beauté dans l'effort nous révèle que nous pouvons être grandis par la relation à ce que nous ne maîtrisons pas. Elle nous invite à accueillir l’existence d’un Ailleurs dont nous faisons partie, ici et maintenant.

Il y a quelque chose de mystérieux qu'il nous faut accepter. Je ne suis ni de ceux qui disent qu’il n’y a rien à comprendre ni à interpréter dans cette expérience, ni de ceux qui pensent qu’elle s’explique et se mesure, selon des règles précises. Rationalité et pure présence sensible ne s’opposent pas. Tout ce que nous pourrons comprendre de la beauté de l'effort ne l’épuisera pas. Elle est au-delà du pourquoi.

Il y a quelquechose qui est de l'ordre de l'intuition. C'est juste que c’est beau, que c'est ! Cette expérience esthétique nous relie à une forme de savoir intuitif, intérieur, indépendant des opinions et des pensées. En écoutant en nous une forme de présence et d’harmonie, suscitée par la beauté de l'effort, nous arrêtons de raisonner pour résonner, nous renouons avec une intelligence sensible dont nous avons particulièrement besoin, dans un monde en profonde mutation. Aujourd’hui, nous avons besoin de renouer avec notre force d’intuition. 
Faire de la place à cette beauté de l'effortIl n’y a pas de méthode ni de savoir à acquérir. Il suffit de nous ouvrir à l'instant de l'effort, de nous faire confiance, de ne pas avoir peur de cette
émotion qui s'éveille en nous, ni de ce qu’elle a à nous dire. En revanche, il y a besoin d’un éveil de la sensibilité chez les sportifs. Plus on fréquente la beauté de l'effort, plus on la voit, plus on la ressent. Il faut donc multiplier les occasions d’en faire l’expérience. C’est une histoire, un parcours. L’émotion de la beauté dans l'effort n’est pas un luxe de sportifs de haut niveau mais un moyen, accessible à tous, de vivre plus intensément le moment de l'activité.
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 15:15

Un défi, une intention : Etre entraîneur en pleine conscience.

 photo 045

Dans le métier d'entraîneur, il est bon de savoir ce qu'est la pleine conscience. Vivre en pleine conscience, c'est être à l'écoute, moment après moment, sans jamais juger. On cultive la pleine conscience en affinant ses facultés d'attention à l'instant présent, puis en s'efforçant de prolonger cette  attention de son mieux.

 

Cette posture nous rappelle que les besoins de l'athlète et ceux de l'entraîneur ne sont peut être pas toujours les mêmes, mais qu'ils sont interdépendants.

 

La pleine conscience apporte à l'entraîneur un cadre permettant de prêter attention à chacune des actions et de voir une réalité plus profonde.

 

Entraîner en pleine conscience suppose de garder à l'esprit ce qui compte vraiment dans notre vie avec nos athlètes. La relation entraîneur/athlète vue sous l'angle de la pleine conscience apporte à chacun des bienfaits considérables qui se découvrent dans le temps de la rencontre. C'est un processus d'approfondissement de notre capacité à être présent et à agir sereinement et calmement.

 

Pour entraîner en pleine conscience, nous avons à diriger une partie de notre énergie vers l'intérieur, vers notre esprit, notre corps,  notre expérience pour prêter plus systématiquement attention à la vie interne et externe de nos athlètes. Nous sommes plus souvent détendus, plus optimistes, moins stressés et il se dégage du calme et de l'assurance. 

 

Parce qu'elle est avant tout une posture, qu'elle n'est pas une méthode et parce qu'elle est liée à la qualité de notre expérience humaine et à notre degré d'attention, la pleine conscience est pertinente dans toutes les circonstances. Elle ne nous dit pas quoi et comment faire, elle est un moyen d'écouter, de prêter attention à ce qui nous paraît important et d'élargir notre champ de vision à n'importe quelle situation et dans n'importe quelles circonstances.

 

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 07:16

Au delà des compétences techniques et des connaissances indispensables à l'exercice du métier,les qualités "d'être" sont aussi incontournables pour révèler les qualités des athlètes. Un sportif est d'abord un être humain. Il est bien plus qu'une "machine" à réaliser des performances.

 

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La formation des entraîneurs, qu'ils soient professionnels ou bénèvoles, -  c'est valable pour nombre de professions tels que : les métiers de la santé, de l'éducation, du social, du management...- devrait prévoir une initiation, comme dans les sociétés traditionnelles où celui qui se destine à enseigner, à soigner, à former doit se confronter à lui même pour découvrir qui il est avant d'assumer ses responsabilités.

Dans le cadre de la formation des entraîneurs devraient être abordées les questions et les contenus suivants : Pourquoi est-ce que j'entraîne ? Quels en sont les enjeux ? Quels sont mes doutes, mes peurs, mes angoisses par rapport à ce métier ou à cet engagement ? Comment accompagner dans une maîtrise qui permet de ne pas simplement réagir, mais aussi d'être à l'écoute et d'agir en pleine conscience au services des athlètes ?

 

Entraîner c'est aussi une relation d'aide. Dans notre société occidentale (d'autant plus française), on repère avant tout ce qui ne va pas dans un souci constant de le corriger. Il est rarement dit ce qui est merveilleux, remarquable et qui ne demande qu'à être exprimé. Nous avons à prendre le temps de mettre en valeur ce que chaque athlète a de singulier.

 

 

Ce qui donne le plus de sens à la vie d'un sportif (comme de tout être humain), c'est  d'être en lien avec les autres, d'être en cohérence avec soi et de pouvoir exprimer le meilleur de soi dans l'interaction avec les autres et dans les projets visés.

La recherche de sens implique de prendre conscience de nos peurs, de nos blocages et de nos manques, d'accepter nos imperfections, et d'explorer nos névroses pour ne plus être dirigées par elles, sans quoi nous recréons ce que nous cherchons à éviter. L'entraîneur a à apprendre aux athlètes (jeunes et moins jeunes) à ne pas tomber dans ces pièges. mais pour cela il importe qu'il est lui même fait ce travail sur lui.

 

Au lieu de blesser les athlètes en les poussant au perfectionnisme, nous devons les élever en leur faisant prendre conscience de ce qui est déjà parfait en eux. Entraîner un athlète (sportif), d'autant plus un jeune, nécessite de faire un vrai travail sur soi. On participe à faire d'un sportif un homme ou une femme en les révèlant à ce qu'ils sont vraiment, et en quoi la pratique et l'engagement sportif leur permet de se révèler.

 

Entraîner, enseigner, soigner sont parmi les plus beaux métiers du monde. L'avenir  du sport est dans les mains des entraîneurs et de leur éthique.

 

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 07:03

Quand un athlète est dans la présence, il fait ce qu'il a à faire avec fluidité. Faire du sport dans cette intention et cet état est un vrai délice. Le duo corps/esprit est détendu et  agit avec aisance, même lors d'effort long et intense. Un athlète qui est ancré dans cet état de conscience est un athlète relâché qui, sur un plan physique répond spontanément et de manière adaptée. Il est en phase avec lui même. Tout fonctionne physiquement sans accroc, et l'esprit est calme.

 

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Les athlètes qui développent cette approche et cette manière d'être dans l'effort, se blessent peu. Ils perçoivent avec finesse tous les messages du corps. Intuitivement ils savent s'il faut s'arrêter ou poursuivre l'effort. Ils savent appliquer la juste charge d'entraînement et adapter les programmes d'entraînement à leur ressenti.

 

Le sportifs qui  voient par le sport l'opportunité d'obtenir de la notoriété, un statut, gagner de l'argent, et renforcer un ego déjà bien sur-dimensionné ne peuvent exploiter au mieux leurs aptitudes. Dans cet état d'esprit la joie de pratiquer disparaît. L'entraînement peut même devenir une contrainte. 

 

A contrario, un athlète qui est ancré dans le soi  (intériorité) parle de ses résultats le plus souvent de la manière suivante : "j'étais en phase avec moi-même. Tout Fonctionnait physiquement sans accroc, et j'avais l'esprit parfaitement calme". Faire du sport en conscience est un vrai délice (un vrai moment de bonheur) et peu importe le résultat. C'est l'expérience vécue qui importe.

 

La performance sportive commence dans le mental ! Ce dernier est le contenant de nos pensées. Nous regardons le monde au travers de nos cinq sens. les messages sensoriels nous arrivent à l'esprit pour iy être traités, puis dans le cas où nous décidons d'exécuter une action qui se révèle nécessaire, notre corps répond présent, de manière à réaliser ce que nous souhaitons. De manière simplifié nous pouvons dire que l'esprit/mental c'est le chauffeur, et le corps la voiture. le corps est véhicule de la conscience. Il la promène ici et là, de telle manière que la conscience puisse expérimenter au travers des cinq sens et accroître la connaissance relative que nous avons de notre environnement.

 

Lorsque la conscience est conduite par l'ego, c'est la peur qui domine nos motivations et nous ne pouvons pleinement apprécier l'expérience. L'athlète n'est plus dans la présence. Il se contracte, perd en aisance et fluidité.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 08:33

Etre dans la présence (flux), c'est lâcher le mental. C'est lâcher prise.

La préparation mentale telle que je la propose est une forme de paradoxe qui consiste en s'appuyant sur le mental à s'en défaire, à s'en mettre à distance dans l'action. En effet, pour être totalement dans l'effort et donner le meilleur de soi, il importe d'être le plus possible dans la présence à la situation telle qu'elle est. C'est le lâcher prise. C'est être dans l'instant présent !  C'est une invitation à cesser de se cramponner aux choses. c'est abandonner la contrainte, la lutte, la résistance, pour quelque chose de plus fort et de plus sain, issu de notre acceptation des événements tels qu'ils sont  et non pas comme je voudrais qu'ils soient. C'est parce que le sportif est complètement dans la présence de l'action qu'il peut exploiter toutes ses potentialités du moment.

 

Ouverture à l'intuition dans l'effort.

Cette approche par la pleine conscience dans l'effort est la porte ouverte à l'intuition (intelligence intuitive). Le sujet est "branché" en direct et en temps réel avec ses ressentis (intériorité) et l'environnement (extériorité). Il se met à distance du rationnel, du calcul, et du contrôle de la situation, Il est pleinement dans la situation.

 

Réactivité et fluidité.

Le sujet est de ce fait plus réactif. Les décisions se prennent dans l'instant. Il accepte l'incertitude de la situation.

Il est dans la fluidité, Cela se perçoit visuellement de l'extérieur. Les gestes sont liés. il n'y a pas de rupture dans les mouvements. 

 

La force de l'intention.

Cet état de conscience à la présence de l'instant ne se programme pas. Il s'entretient et s'apprend par un travail quotidien d'exercices dits de pleine conscience. C'est ce niveau d'intention qui est exigé pour garder vivant dans le quotidien cette manière d'être à toute situation de la vie. Lorsqu'elle se produit en situation d'entraînement ou de compétition, elle se vit. 

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Présentation

  • : Le blog de sport en pleine conscience - Raymond Barbry
  • : L'objet de ce blog est de promouvoir l'exploitation de la pleine conscience (mindfulness) dans la pratique sportive. Ceci afin de permettre aux pratiquants sportifs d'exploiter au mieux leurs ressources dans le respect du développement humain.
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  • Raymond Barbry
  • J'interviens dans l'accompagnement (coaching) des sportifs de tous les niveaux. Je propose une approche de la préparation mentale qui prend appui sur les outils de la pleine conscience et sur mon expérience personnelle de sportif de haut niveau.
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